Coopérative agricole de céréales – Ottmarsheim

Il faut en finir avec le secret des affaires

Brève
26/09/2018


source : pixabay.com

La Coopérative agricole de céréales (CAC) d'Ottmarsheim stocke des engrais dont l’essentiel est constitué d’ammonitrates, dangereux et hautement explosifs – c’est ce produit qui est à l’origine de l'explosion d'AZF à Toulouse en 2001.

Le site écologiste Reporterre et les Dernières Nouvelles d'Alsace ont révélé ces derniers jours qu'un inspecteur des assurances Groupama a refusé de signer un rapport de visite de la CAC parce qu'à son avis les risques pris dans les conditions de stockage étaient trop importants. En plus la CAC est située juste à côté des usines chimiques d'Ottmarsheim et à une dizaine de kilomètres de la centrale nucléaire de Fessenheim. Des problèmes similaires avaient déjà été pointés dans le passé, mais ils n'ont jamais vraiment été résolus.

L'inspecteur, utilisant le décret sur les lanceurs d’alerte du 1er janvier 2018, a pu envoyer anonymement un dossier aux pouvoirs publics ainsi qu'à l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Il tient à rester anonyme et dit qu'on lui a fait savoir "que trop parler des ammonitrates (risquait) de briser sa carrière".

Les patrons, grands et petits, préfèrent cultiver leurs profits à l’abri des regards indiscrets, surtout s’il apparaît que les procédés utilisés sont clairement dangereux. Mettre fin au secret industriel et des affaires, permettre le contrôle de la production par les travailleurs et la population, ce seraient des mesures de sécurité publique.

Carpenter Huningue

Des travailleurs mobilisés contre des patrons pleins aux as

Brève
15/09/2018


Des coffres pleins

Depuis lundi, les travailleurs Carpenter à Huningue se sont mobilisés.

Les dirigeants de cette entreprise spécialisée dans la mousse de polyuréthane avaient annoncé sa fermeture il y a 4 mois, menaçant ses 64 salariés.

Ce qui a mis le feu aux poudres est le rapport de l’expert comptable affirmant que l’entreprise se porte bien financièrement et que le motif économique de la fermeture n’a pas de fondement.

Ces travailleurs se sont mis en grève lundi, certains des grévistes tenant un piquet devant l’entreprise. Ils se sont invités dans ses locaux mercredi pour dire leur colère, puis ont manifesté l’après midi dans les rues de Huningue. Face aux 8 000 euros proposés aux licenciés par la direction, certains des grévistes en demandent  50 000, les syndicats 20 000.

Un mouvement qui illustre de façon caricaturale la situation des travailleurs : une opacité totale sur les comptes de l’entreprise qu’ils font vivre, et dont les dirigeants les remercient en les licenciant. Alors qu’il est patent que Carpenter a non seulement les moyens de payer des indemnités décentes, mais même de maintenir les emplois.

Grand contournement ouest de Strasbourg

Comme seul argument les lacrymos...

Brève
11/09/2018

Vue aérienne du parlement européen de Strasbourg

Samedi 8 septembre, près de 5 000 personnes opposées au projet du GCO, le grand contournement ouest de Strasbourg, ont défilé dans la capitale alsacienne. Cette autoroute de 24 km a été envisagée pour désengorger Strasbourg, mais il s’agirait d’un tronçon à péage dont la concession reviendrait à Vinci. Parmi les manifestants, des élus, des militants écologistes, des paysans, des gens inquiets du réchauffement climatique ou de la disparition de zones de nature préservée. Et lundi au petit matin, 500 gendarmes, aidés d’un hélicoptère, ont délogé les quelques dizaines de zadistes contre le GCO, regroupés dans un petit village, Kolbsheim, pour empêcher le déboisement. Le moins qu’on puisse dire est que les autorités ont décidé de montrer leur force et leur détermination contre les opposants au projet.

Si le problème de transport par route autour de Strasbourg est réel, le GCO paraît bien davantage dicté par l’intérêt financier de Vinci que par celui des automobilistes et des habitants de la région. Ce choix de fond, les autorités, qui n’ont pas su convaincre une bonne partie de la population, ont décidé de l’imposer jusqu'à utiliser matraques et gaz lacrymogènes.

Hôpital de Sélestat

Les banques rendent l'hôpital malade

Brève
08/09/2018

L’ARS (Agence Régionale de Santé) exige que le Groupement hospitalier Sélestat-Obernai économise 5 millions d’euros sur trois ans pour financer le remboursement des dettes accumulées auprès des grandes banques.

La direction de l’hôpital de Sélestat avait déjà supprimé 25 postes en 2012, puis fermé l’unité de néonatalogie en 2015, le service de réanimation en 2016 et maintenant l’ARS préconise 47 suppressions de postes !

La santé de la population compte pour rien. Seule compte la santé des banques et de leurs actionnaires. C'est vrai pour la santé comme pour toute la société, malade du capitalisme.

Ricoh à Colmar

Ceux qui ruinent les entreprises ce sont les actionnaires... pas les licenciés !

Brève
08/09/2018

Après 113 suppressions de postes fin 2012, 80 en 2013, ce sont 248 nouvelles suppressions de postes qui ont été annoncées en mai par l’entreprise Ricoh au nom de l’arrêt de la production de toner.

La direction a le culot de prétendre que les indemnités de licenciements, les congés de reclassement ou les départs en retraites demandés par les syndicats pourrait menacer l'existence du site.

Une entreprise, filiale d’une multinationale, faisant dans les 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires et, bon an, mal an, des centaines de millions de dollars de bénéfices, menacée de ruine par quelques indemnités ? Les travailleurs de Ricoh se sont mis en grève 4 jours cette semaine, à l’appel des syndicats car ils ne marchent pas dans le baratin de la direction qui pleure la bouche pleine.