Hello-Bata : massacre de l’emploi programmé

Brève
08/12/2006

Moselle - Les frères Werling, repreneurs des restes de Bata en décembre 2001, ont accompli le sale boulot commandé par Bata : permettre à la multinationale de fermer son usine et que cela lui coûte le moins cher possible, avec le moins de vagues possibles. La société qu'ils ont créée fin 2001, Hello, n'aura pas vécu 4 ans. La liquidation judiciaire devrait être annoncée le 22 juin au tribunal de commerce. 280 salariés au départ, 170 ont été jetés par-dessus bord en juillet 2004 (10 seulement ont retrouvé un emploi en CDI aujourd'hui). La centaine de salariés restants va se retrouver sur le carreau.

En tout, plus de 800 emplois ont ainsi été massacrés par Bata. Et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est la concurrence étrangère qui a ruiné l'emploi. C'est Bata lui-même qui a choisi de faire produire en Chine, pas parce qu'il ne faisait plus de bénéfices en France mais parce qu'il voulait en faire plus.

La justice, les pouvoirs publics locaux et aussi nationaux - c'était le gouvernement Jospin à l'époque du désengagement de Bata -, ont permis à la multinationale Bata de tirer l'échelle à moindre frais. De plan "social" en plan "social", c'est l'emploi et les revenus des travailleurs qui ont été massacrés. Interdire les licenciements reste la seule solution pour que la soif de profit du patronat n'entraîne pas le monde du travail et toute la société à la catastrophe.

Un lundi de Pentecôte qui ne passe pas

Brève
08/12/2006

Dans l'Est, les grèves et les manifestations ont été nombreuses à l'occasion du lundi de Pentecôte.

En Alsace, grosse manifestation intersyndicale à Colmar : 900 personnes. Aucun bus et tram ne circulait à Strasbourg. Le rectorat signalait 15 % d'enseignants en grève. La Communauté Urbaine de Strasbourg comptait 25 % de grévistes, la circulation de l'aéroport a été perturbée et près de 300 personnes ont manifesté à Strasbourg.

En Franche-Comté, PSA avait sagement renoncé à faire travailler le lundi de Pentecôte à Sochaux. Un quart des instituteurs étaient en grève, un Atos sur 3 et près de 20 % des professeurs de collèges. À Besançon, la manifestation a réuni 350 personnes, 100 à Héricourt, 70 à Vesoul et à Gray. L'appel à la grève a été particulièrement bien suivi à l'Urssaf de Haute-Saône (75 %), à la Caf de Vesoul (50 %).

En Lorraine, la moitié du personnel de la Smart à Hambach était en grève. Plus du tiers du personnel de Renault-Sovab, était en grève. 10 à 15 % des travailleurs de PSA des usines de Metz et Trémery l'étaient aussi, mais du fait des absences, seulement 60 % de l'effectif était au travail. Les transports en commun de Metz étaient en grève à 75 %, ceux de la Transfensch étaient inexistants, comme ceux de Forbach. En Moselle, 28 % des instituteurs étaient aussi en grève, 17 % des enseignants du secondaire... mais 70 % des jeunes scolarisés sont restés à la maison. On comptait 27 % de grévistes aux Impôts (36 % en Meurthe-et-Moselle), 23 % à la CAF et 12 % à la Poste. La manifestation pique-nique de Nancy a réuni près de 300 personnes, comme à Metz. Et les services du ministère du travail comptaient 32 % de grévistes..

Selon l'association des patrons de PME, CGPME, 57 % des entreprises étaient ouvertes lundi en Lorraine et l'association affirme que "les entreprises lorraines sont solidaires avec le million de personnes âgées et handicapées". Ils auraient un moyen simple de le montrer : en augmentant les salaires, ce qui permettrait d'améliorer les retraites !

Avec Borloo, le chômage a de l’avenir

Brève
08/12/2006

Metz - En visite à Metz ce 11 avril, le ministre de ce qu'ils n'osent plus appeler le travail mais la cohésion sociale s'est offert une interview dans le Républicain lorrain : "il y a environ 3 % du taux de chômage qui sont liés aux difficultés d'organisation", dit le ministre qui vient défendre son "plan de cohésion sociale". Et il poursuit : "L'objectif du plan, c'est d'arriver à réinsérer dans le monde du travail ces 3 % de chômeurs-là. Mais ça demande un peu de temps!" Bref, beaucoup de bruit pour rien, Borloo fait du cinéma mais ne compte absolument pas réduire le chômage, si ce n'est à la marge. C'est ça "la cohésion sociale" : rendre supportable un chômage de masse, indispensable au patronat pour peser sur les salaires et les conditions de travail de tous.

Quand le gouvernement maintient le nombre de fonctionnaires…

Brève
08/12/2006

Moselle - Alors que le gouvernement supprime des postes de profs sous prétexte qu'il y a moins d'élèves, des emplois de postiers sous prétexte qu'il y a moins de courrier etc... il existe des fonctionnaires heureux qui échappent au couperet de la baisse du nombre de leurs usagers : les curés, rabbins et autres pasteurs d'Alsace-Moselle.

1 465 agents du culte sont actuellement toujours rémunérés par l'État... qui a décidé de supprimer 744 postes d'enseignants dans toute la Lorraine à la rentrée prochaine. Mais le gouvernement ne parle aucunement d'appliquer aux fonctionnaires du culte ce qu'il applique aux autres catégories de fonctionnaires. On le comprend : pour faire gober ces idées d'un autre âge, les curés ont besoin d'être nombreux. Plus difficile de faire croire aux miracles que d'apprendre l'orthographe ou les mathématiques ! Alors ce n'est pas demain qu'on verra les soutanes dans les rues, elles sont bichonnées par Raffarin... et par tous les gouvernements.

Voilà en effet près de 87 ans que l'Alsace et la Moselle ont été rattachés à la France. Depuis novembre 1918, il ne s'est trouvé aucun gouvernement pour appliquer la séparation de l'Église et de l'État, effective dans le reste du pays depuis un siècle. Même pas ceux où siégeait ce vigoureux défenseur de la République, le citoyen Chevènement. À croire que les convictions laïques de nos hommes de gauche sont solubles dans l'eau bénite...

04/12/06

Brève
08/12/2006