Une caravane de Lutte ouvrière en Lorraine

Brève
08/12/2006

Cet été, plusieurs caravanes ont sillonné les routes de l'Est. Début juillet en Franche-Comté et en Champagne-Ardenne, puis dans les Vosges et enfin en Lorraine Nord à partir de la mi-août. Chaque jour, le chapiteau est planté dans une ville différente et une réunion-débat aura lieu à 18 h (17 h le samedi).

Mardi 16 août - UCKANGE - Place de la République Mercredi 17 - HAYANGE - Parvis de l'Hôtel de Ville Jeudi 18 - BOULAY - Rue des Imprimeurs (à côté du Lidl) et BOUZONVILLE Vendredi 19 - VILLERUPT - Mail urbain (à côté de l'église) Samedi 20 - LONGWY-HAUT - Place Darche Lundi 22 - SAINTE-MARIE-AUX-CHÊNES Mardi 23 - SAINT-AVOLD - Parking Place du Marché Mercredi 24 - FORBACH - Place Hôtel de Ville Jeudi 25 - SARREGUEMINES - Rue Sainte Croix Zone Piétonne Vendredi 26 - FAULQUEMONT - Place du Marché Samedi 27 - GUÉNANGE - Place Saint Benoît

Textile : le profit, c’est ça qui coûte cher

Brève
08/12/2006

Vosges - "Comment rivaliser avec des firmes à capitaux d'État, lorsque les entreprises occidentales se voient soumises aux impératifs du capitalisme de marché et ont l'obligation de restituer 15 % de rentabilité à leurs actionnaires ?" se lamente le journal Le Monde dans son édition du 11 juin, se faisant ainsi l'écho des doléances des fabricants de textile. Une façon d'avouer que ce qui coule les entreprises, ce sont les profits mirobolants qu'exigent les actionnaires. Pour sauver les emplois, une seule solution : sacrifier les profits.

Un flexible, ça peut revenir en pleine figure !

Brève
08/12/2006

Hambach (Moselle) - Vendredi 29 avril, les travailleurs de VDO, un sous-traitant participant à la construction de la Smart à Hambach, ont débrayé pour protester contre un projet de pluriannualisation du temps de travail. La grève a perturbé la production de la Smart. À force de flexibilité, les patrons nous veulent à leur merci, comme ça les arrange. Et il n'y aurait pas à s'étonner qu'un de ces jours ils décident que nous ne mangions qu'une année sur 2, déjeunions les années paires, voire dormions les années impaires...

Les travailleurs de VDO refusent la flexibilité à outrance. Ils viennent de rappeler à leur direction qu'un flexible, ça se plie... puis ça vous revient en pleine figure !

Effondrements miniers : les dégâts du capitalisme

Brève
08/12/2006

Moutiers (Meurthe-et-Moselle) - Plus de 90 familles de Moutiers vont devoir quitter leur maison : elles sont menacées d'effondrement brutal. Ce n'est pas la première fois à Moutiers, comme dans bien d'autres communes sous lesquelles l'exploitation des mines de fer (ou de charbon) a été sauvage. Les propriétaires de ces mines, avant leur nationalisation, ont extrait bien trop de minerai, entraînant l'instabilité du sol.

Ces effondrements sont aussi la conséquence de l'ennoyage du sous-sol, les pouvoirs publics ayant décidé de stopper le pompage de l'eau des galeries de mines, en prétendant que cela n'aurait pas de conséquences : on voit le résultat aujourd'hui. Les pouvoirs publics s'apprêtent à récidiver avec le reste des mines de fer du bassin nord lorrain, malgré la mobilisation de la population concernée.

Les mines ont fait la fortune de quelques uns, comme les de Wendel. Mais ce n'est pas à ces familles bourgeoises que les pouvoirs publics vont demander de payer les dégâts provoqués par leur recherche d'un enrichissement forcené. C'est la collectivité, ce sont les contribuables qui vont payer la casse. Si encore les dégâts sont réparés un jour : dans l'Est républicain, la maire de Moutiers dénonce le fait que la moitié seulement des indemnisations dues aux dégâts des effondrements de 1997 ont été payé... le reste se perdant dans les procédures juridiques.

Chantage à la délocalisation chez TRW Automotive

Brève
08/12/2006

Bouzonville (Moselle) - Une fois de plus, la menace de la délocalisation a été utilisée à l'usine TRW fabrique des plaquettes de freinage. Sous ce prétexte éculé ne se cache même pas la volonté de l'équipementier automobile TRW Automotive (60 000 salariés) d'accroître ses bénéfices.

L'usine de Bouzonville est en effet largement bénéficiaire, avec une marge de 16 %. Mais comme la marge est de 20 % en Tchéquie, la direction en veut plus. Et elle sabre partout dans les effectifs : elle vient d'annoncer la fermeture d'une usine en Espagne qui fabriquait des ceintures de sécurité et des airbags.

Depuis octobre 2004, la direction avait commencé son chantage en dénonçant de façon unilatérale tous les accords d'entreprise signés depuis... 1972 ! Elle annonçait le retour aux 40 heures, la suppression des RTT, des primes de Noël et de vacances en cas de congé maladie de plus de 10 jours. Tout en agitant la menace de fermeture de l'usine dont les effectifs ont fondu : 300 emplois perdus en 4 ans, elle compte aujourd'hui près de 900 salariés. Cela avait provoqué grèves et manifestations à Bouzonville (4500 habitants) où la fermeture de TRW aurait été un drame : il n'y a pas d'autre usine à 25 km à la ronde.

Après des mois, la direction a fini par faire accepter le couteau sur la gorge son "plan" à 3 syndicats sur 5 (CGT-FO-CFTC l'approuvant, CFDT-UNSA votant contre). Il prévoit la suppression des 14 jours de RTT en 2 ans, le retour à 39 heures payées 38,5 heures, une augmentation de 2,5 % en octobre 2005 et la promesse d'une nouvelle ligne de fabrication pour 2007.

Ce plan a été soumis au vote des salariés, la direction menaçant, en cas de rejet, de supprimer immédiatement 300 emplois. Il a été "approuvé" par 82 % des ouvriers. Elle est belle la démocratie patronale car, comme le disait un ouvrier, « on nous demande si on veut nous couper un bras ou nous couper la tête ».

À l'issue du vote, le directeur de TRW Europe était radieux sur France 3 Lorraine : "c'est une grande victoire pour les salariés" affirmait-il tout en expliquant que la pérennité du site était assurée... jusqu'en 2010. Et après ? Aucune garantie n'est apportée. La direction ne s'engage pas, après avoir coupé un bras, à ne pas couper la tête.