De Corail à Teoz : la diligence est repeinte à neuf

Brève
08/12/2006

Sur Paris-Strasbourg roulent les "nouveaux" trains Corail, baptisés Teoz, peinturlurés de couleurs chatoyantes. Ça c'est pour le look ! Mais, en fait, les Teoz ne sont que de vieilles rames Corail - certains wagons ont plus de 30 ans, c'est inscrit sur le marchepied quand vous montez dedans. Le plancher a été surélevé de 15 cm, ce qui accroît le sentiment de tangage des passagers. Pour le reste, les toilettes qui ne fonctionnent pas, les portes des compartiments détraquées, sont légion sur ces Teoz qui sont à l'image de la politique de la SNCF : du tape à l'oeil !

Arcelor supprime des emplois... à la SNCF

Brève
08/12/2006

Metz -Arcelor vient de créer avec les chemins de fer luxembourgeois (CFL) une société commune de fret ferroviaire, CFL Cargo. Le Grand Duché apporte 70 millions d'euros, Arcelor 50. CFL Cargo roulera tous les trains pour Arcelor, le trafic fret étant ouvert à la concurrence, la SNCF perdant ainsi son principal client, et plusieurs centaines d'emplois de cheminots en Lorraine.

C'est comme cela que, petit bout par petit bout, on s'achemine tranquillement vers la privatisation complète du transport par rail. D'ailleurs, le directeur régional de la SNCF n'est pas en reste en expliquant sur France 3 qu'il faut "accroître notre compétitivité" et que "une organisation plus compétitive se traduira par des suppressions d'emplois".

Mais quand on voit des trusts comme Arcelor se lancer dans le fret ferroviaire, cela montre que les prétextes de rentabilité dont la SNCF a usé et abusé vis-à-vis des cheminots étaient complètement bidons.

Ils bouchent le trou en creusant dans nos poches

Brève
08/12/2006

Alsace-Moselle - À cause des déremboursements effectués par le régime général, les cotisations des salariés affiliés au régime de sécurité sociale d'Alsace-Moselle vont augmenter. L'augmentation de la cotisation va se chiffrer à 0,10 %. Augmentation du forfait hospitalier, remboursement du ticket modérateur de 18 euros à la charge des malades pour tout acte supérieur à 91 euros... tout cela creuse les caisses du régime local. La plupart des syndicats ont approuvé la hausse de cotisations (sauf la CGT et FO-Moselle qui se sont abstenus)

Le président du régime local a pointé du doigt aussi la consommation de médicament "excessive en Alsace-Moselle". Une fois de plus, c'est la faute aux assurés. Et les trusts pharmaceutiques, ils ne pourraient pas un peu baisser le prix de leurs potions ? Car à en juger, le classement des 300 plus riches familles de Suisse, nos maladies les maintiennent en excellente santé : les familles Oeri et Hoffman (médicaments Roche) sont les deuxièmes familles les plus riches de Suisse avec 15 à 16 milliards de francs suisses. La famille Landolt qui est derrière Novartis a une fortune de 8 à 9 milliards. Alors, nous consommons trop de médicaments ou les trusts nous les vendent trop cher ? La réponse en milliards de francs suisses.

Que faire des mines ?

Brève
08/12/2006

Lorraine - C'est la question que se pose un colloque qui va s'ouvrir en Lorraine. Depuis des siècles et des siècles, on creuse le sol : 40 000 km de galeries ont été creusés en Lorraine. Mais depuis 2 siècles, depuis la révolution industrielle, les possédants l'ont fait creuser frénétiquement pour en extraire toutes sortes de minerais. Des générations de familles bourgeoises se sont enrichies et laissent un sous-sol qui s'effondre avec des conséquences dramatiques pour les populations qui vivent. Une situation qui risque de s'aggraver car le pompage des eaux qui, naturellement, envahissent les galeries souterraines va être stoppé dans le bassin ferrifère. Avec des conséquences sans doute importantes en surface, comme on l'a vu lors de l'ennoyage d'une partie du bassin ferrifère à Auboué, Montoy-la-Montagne etc.

Dans la société régie par le profit à court terme, c'est le règne du "après moi le déluge". Aujourd'hui, ce sont les effondrements miniers. Demain ce sera quoi faire des centrales nucléaires abandonnées. Ceux qui dirigent le monde ont le même mépris pour la nature que pour l'humanité.

Licenciée pour un café à 1,2 €

Brève
08/12/2006

Mont-Saint-Martin (54) - Pour avoir donné un jeton de café à 1,20 €, Djamila Belkadi a été licenciée du Flunch de Mont-Saint-Martin. Elle avait donné ce jeton à sa grand-mère qui venait de faire ses courses au magasin Auchan. Quand la directrice lui a fait remarquer que ça ne faisait pas, Djamila s'est excusée et a proposé de payer. Mais "l'affaire" n'en est pas restée là.

Deux semaines plus tard, elle recevait sa lettre de licenciement. Djamila travaillait depuis 2 ans, en temps partiel à 25 heures. Elle a bien sûr porté l'affaire au Prud'hommes qui se prononcera le 17 octobre car elle estime le licenciement injustifié. Pour le directeur des ressources inhumaines de Flunch, selon le Républicain Lorrain : "ce licenciement est un non évènement". Mais pour tout être humain normalement constitué, le licenciement et le commentaire du DRH sont scandaleux !