Tout pour les actionnaires

Brève
08/12/2006

Aux actionnaires, Beffa promet pour 2006 une augmentation du bénéfice net située entre 18 et 20 %. À comparer avec les 1,8 % d'augmentation de nos salaires...

Extrait du bulletin Lutte Ouvrière Saint Gobain Pont à Mousson

Faire le ménage du côté des profiteurs

Brève
08/12/2006

Batilly (Meurthe-et-Moselle) - Depuis janvier, les femmes de ménage et le personnel de nettoyage industriel travaillant à l'usine Renault-Sovab ont changé de patron. Régulièrement, l'entreprise prestataire de service change. A chaque fois la prestation doit être moins chère pour la Sovab et les prestataires de service qui reprennent l'activité et le personnel en profitent pour exploiter un peu plus le personnel.

C'est ainsi qu'aujourd'hui chaque femme de ménage reprise par celui qui a emporté le marché, Onet, est menacée de devoir nettoyer seule, à la file, vestiaires, bureaux, patios et sanitaires d'un bâtiment quasi entier, d'avoir des horaires plus flexibles, voire d'être contrainte d'aller travailler dans n'importe quel autre site où intervient Onet, que ce soit la SNCF à Metz ou l'usine PSA de Trémery...

Voilà comment entre autres, car, c'est bien connu, les petits ruisseaux font les grandes rivières, Renault-Nissan peut afficher un bénéfice historique de 3,367 milliards d'euros en hausse de 18,7 % tandis que Onet, un requin plus petit mais pas moins féroce, 18 millions de bénéfices, en hausse tout de même de près de 50 %.

Pas mortes les 200 familles

Brève
08/12/2006

Metz - Le Républicain Lorrain a consacré une demi page à Françoise de Panafieu, prétendante UMP à la Mairie de Paris. Il paraît qu'elle est "lorraine" mais le portrait qu'en fait le journal montre qu'elle est surtout bourgeoise.

Sa grand-mère n'est autre que Marguerite de Wendel mariée, à un de Mitry. Les parents de la prétendante à la Mairie de Paris ne sont autres que François Missoffe, ministre de De Gaulle, et Hélène sénatrice de droite. Françoise de Panafieu est née à Moyeuvre en 1948, mais, rassurez-vous, elle n'a pas été victime des effondrements miniers provoqués par la surexploitation du sous-sol par ses ancêtres. Non, elle demeure dans un des quartiers les plus chics de Paris, le 17ème, et connaît surtout de la Lorraine le château familial de Bettange où elle passait ses vacances étant petite.

Plus tard, elle a épousé un monsieur à particule et, chance, a une cousine, Véronique Saint-Olive, journaliste spécialiste de la droite sur France 2. C'est dur de naître avec une cuillère d'argent dans la bouche...

Une fois de plus l’emploi est massacré

Brève
08/12/2006

Guebwiller - "Saignée salariale pour sauver NSC" titre les DNA du 21/12/05 en annonçant qu'un énième plan social était en préparation chez NSC à Guebwiller. Quand elles étaient utilisées en médecine, les saignées achevaient plus sûrement encore les malades que la maladie... Mais les actionnaires se moquent bien de "sauver NSC", leur seul problème étant de sauvegarder leurs intérêts.

Les commandes seraient à la baisse et, au lieu de prendre sur les bénéfices accumulés, la direction taille les salaires à la hache : elle prévoit de supprimer de 125 à 140 emplois et compte économiser 5 millions d'euros sur la masse salariale, par des licenciements secs, le dernier plan anti-social ayant épuisé les possibilités de départ en préretraite. En effet, en février dernier, il y a déjà eu 140 licenciements. En même temps, le patron annonçait une alliance avec son principal prétendu concurrent Filane. Dans le journal l'Alsace, il expliquait que ce projet "offrira beaucoup de chances pour l'avenir". Quelques mois plus tard, une nouvelle charrette...

Une mort qui aurait dû être évitée

Brève
08/12/2006

Nancy - Un homme de 47 ans est décédé au CHU de Nancy après une transplantation rénale. Il est mort parce qu'on lui a injecté une solution de chlorure de sodium à 30 % - ce qui est mortel - au lieu d'une solution à 0,6 % - qu'on appelle aussi de l'eau physiologique. Or, la solution mortelle - à 30 % - était conditionnée exactement comme la solution injectable, avec le même type de bouchon en caoutchouc qui permet de passer une aiguille pour installer une perfusion. Mais on ne perfuse jamais ce genre de solution : si le flacon avait été équipé d'un bouchon autre que ceux pour les perfusions, l'erreur n'aurait pas été possible. Tout comme, dans l'hôpital, les tuyaux d'arrivée d'oxygène ou d'autres gaz ne sont pas interchangeables, il y a des détrompeurs.

Tout de suite, le chef de service a mis en cause l'infirmière qui aurait dû vérifier ce qu'elle injectait. Certes, il y a eu une erreur humaine, mais le rôle des directions, de ceux qui organisent le travail, c'est de les rendre quasi impossibles, et, dans ce cas-là, visiblement, il était facile d'éviter qu'un accident ne soit tout simplement possible.

Une enquête est en cours. On verra ses conclusions. Mais il y a peu de chances qu'elle pointe du doigt les vrais responsables, plutôt que, comme toujours, le personnel.