Batilly (Meurthe-et-Moselle) - Depuis janvier, les femmes de ménage et le personnel de nettoyage industriel travaillant à l'usine Renault-Sovab ont changé de patron. Régulièrement, l'entreprise prestataire de service change. A chaque fois la prestation doit être moins chère pour la Sovab et les prestataires de service qui reprennent l'activité et le personnel en profitent pour exploiter un peu plus le personnel.
C'est ainsi qu'aujourd'hui chaque femme de ménage reprise par celui qui a emporté le marché, Onet, est menacée de devoir nettoyer seule, à la file, vestiaires, bureaux, patios et sanitaires d'un bâtiment quasi entier, d'avoir des horaires plus flexibles, voire d'être contrainte d'aller travailler dans n'importe quel autre site où intervient Onet, que ce soit la SNCF à Metz ou l'usine PSA de Trémery...
Voilà comment entre autres, car, c'est bien connu, les petits ruisseaux font les grandes rivières, Renault-Nissan peut afficher un bénéfice historique de 3,367 milliards d'euros en hausse de 18,7 % tandis que Onet, un requin plus petit mais pas moins féroce, 18 millions de bénéfices, en hausse tout de même de près de 50 %.