Gaz de France a fait appel du jugement qui la condamnait à 204 500 € d'amende pour "homicides et blessures involontaires" suite à l'explosion de Dijon du à la présence de canalisations en fonte grise. Cette explosion avait fait 11 morts et 3 blessés en 1999. À Mulhouse, une explosion, aux raisons identiques, avait fait 17 morts en décembre 2004.
D'après le jugement du tribunal correctionnel de Dijon "GDF, qui connaissait le caractère fragile et dangereux des fontes grises, qui en avait décidé le remplacement et qui disposait des moyens financiers suffisants pour le faire, a négligé de poursuivre cet objectif, manquant ainsi à son obligation de sécurité imposée par sa mission de concessionnaire de service public".
Les familles de victimes sont choquées par cet appel de GDF qui nie avoir commis des fautes dans cette affaire. Dans une lettre au premier ministre, la présidente de l'association déplore que Pierre Gadonneix, président de GDF à l'époque des faits, ait été ensuite promu à la tête d'EDF. Elle s'inquiète dans ce courrier que celui qui est maintenant responsable du parc des centrales nucléaires soit "un homme qui de son propre aveu n'a pas su anticiper le très grave problème des fontes cassantes (...) malgré des catastrophes à répétition qui n'ont manifestement pas réussi à l'émouvoir". Et à GDF, comme à EDF, la privatisation ne va pas pousser les PDG a être plus soucieux de la sécurité de la population.