Que sont devenus les ouvriers licenciés ?

Brève
08/12/2006

Moselle - Sur les 526 licenciés de Bata en décembre 2001, 102 seulement ont retrouvé un emploi stable. Un repreneur avait alors repris une partie de l'activité de production de chaussures et 270 salariés avaient pu conserver leur travail. 2 ans et demi plus tard, 172 étaient licenciés. Seuls 20 ont aujourd'hui retrouvé un emploi. C'est ce que nous apprend l'Est républicain de ce jour.

C'est donc la désolation qu'a semé la famille Bata, propriétaire multimilliardaire de la firme du même nom. Car si elle se porte bien, elle, combien de travailleurs sont aujourd'hui dans la misère, rmistes ou en fin de droits ? Combien de drames humains sa soif de profits a-t-elle provoqués ?

Souvenons-nous aussi de ce que déclarait Moinaux, le président du groupe PS au Conseil régional, en décembre 2001 : "on peut se réjouir avec les ouvriers de Bata de la qualité du plan social" saluant "la vigilance active des salariés et l'action tenace concomitante de l'État [qui] ont payé". Jospin était premier ministre et l'action de l'État s'est résumée à permettre à Bata de fermer sans que cela lui coûte : c'est ça le plan "social" que trouvait si formidable M. Moinaux.

Chute mortelle : une politique criminelle

Brève
08/12/2006

CHU Nancy-Brabois - Un employé de 56 ans est mort d'un accident du travail au CHU de Nancy le 25 février. Il a fait une chute de près de 10 mètres alors qu'il était monté sur une plateforme pour débloquer un sac de linge coincé qui empêchait la bonne marche des installations. Rien ne l'a empêché de s'écraser sur le sol dans cette blanchisserie toute neuve, un "outil moderne" que vante le directeur du CHU dans l'Est républicain. Le journal expliquant pour sa part que la victime serait montée "pendant la pause". Faux, affirme le contremaître dans le journal du lendemain qui précise "on y va 20 à 30 fois par jour pour résoudre des problèmes techniques".

Le directeur de l'hôpital a poussé le cynisme à expliquer que la victime "se trouvait dans un endroit où il ne devrait pas être". Et ce monsieur a osé dire "la blanchisserie fonctionne 'presque' normalement". Un 'presque' qui brise une vie, plonge une famille dans le deuil. Celle-ci a décidé de porter plainte.

La blanchisserie du CHU est à peine mise en service. "Ce qui vient de se passer était malheureusement à prévoir" précise dans l'Est un délégué CGT qui ajoute "avec les départs en retraite et le reclassement de certains, ce sont 22 postes qui ont disparu".

A l'hôpital aussi, c'est la course à travailler vite, à la productivité, aux économies sur le dos du personnel et de ses conditions de travail. On économise sur tout. Les services soignants manquent même... de linge ! Eh oui, dans un des CHU les plus modernes de France ! Ce qui rajoute à la pression sur les employés pour que la production sorte. Cette course folle a fait un mort au CHU de Nancy.