Haut-Rhin

ATSEM à tout faire… Pas question !

Brève
08/04/2020

De nombreux adultes nécessaires

Des ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) continuent à travailler volontairement dans les écoles encore ouvertes pour accueillir des enfants de soignants.

Dans la presse locale, la représentante d’un collectif régional d’ATSEM a tiré la sonnette d’alarme à propos de certains abus dans le Haut-Rhin : « on ne peut pas demander tout et n'importe quoi aux ATSEM (…) comme s'occuper des espaces verts ou repeindre le périscolaire, ce ne sont pas des nécessités premières ». A d’autres, il est demandé, de façon exagérée, de nettoyer et désinfecter de fond en comble et à longueur de temps l’ensemble de l’école…

Les derniers temps, les ATSEM se sont mobilisées pour se faire respecter. Elles n’auront d’autres choix que de continuer dans cette voie.

Safran - Molsheim

Patrons et État irresponsables

Brève
02/04/2020

Site de Molsheim (source wikipedia)

En ce moment, en pleine période de confinement, 90 personnes continuent de travailler chez SAFRAN à Molsheim. Et pour quelle production "vitale" les patrons de Safran font-ils courir des risques à ces travailleurs et à leurs familles ?

Pour fabriquer des trains d’atterrissage !

L’État est actionnaire à 10% de cette entreprise, qui, de toute manière, a l’habitude de prospérer sur la commande publique : voilà pour les beaux discours sur la protection de la vie des gens.

Transport routier - Saint-Louis

Des louanges... et une situation aggravée pour les forçats de la route

Brève
02/04/2020

source : flickr

Les camionneurs qui doivent se déclarer sur la plateforme de Transport International Routier de Saint-Louis, à la frontière franco-suisse, font partie de ces millions de travailleurs qu’on traite comme de la chair à produire pendant la crise du Covid. Non seulement ils sont envoyés sur les routes pour transporter des produits qui ne sont pas toujours de première nécessité, mais en plus ils doivent se serrer parfois à plus de trente dans les couloirs serrés d’un petit poste de douane pour déclarer leur marchandise.

Avec le durcissement des contrôles, leur temps d’attente est rallongé, sans possibilité de prendre de douche, alors qu’ils doivent attendre parfois plus d’une journée, et avec deux toilettes de chantier pour des dizaines d’utilisateurs.

Bien sûr, en ce moment, chez les politiciens, il est de bon ton de les qualifier de « héros du quotidien ». Mais en guise de remerciement, tout ce que le gouvernement a pondu, ce sont des décrets pour allonger leur temps de travail et les faire travailler le dimanche...

Transports de malades

Le covid est dangereux, les économies sur la santé mortelles

Brève
01/04/2020

De l'Alsace à l'Aquitaine

Depuis plusieurs jours, des évacuations de malades se multiplient depuis des hôpitaux de Mulhouse, Colmar et Strasbourg. Des trains, hélicoptères et avions transportent des dizaines de malades du covid-19 en réanimation pour d’autres régions ou pour la Suisse et l’Allemagne.

Ces évacuations sont vitales vu le nombre de malades sévères et les capacités d’accueil hospitalier, descendues en flèche ces dernières années.

Le vrai problème est là : les suppressions de lits, le manque de matériel et de personnel que les employés de l’hôpital dénoncent depuis des années et contre lesquelles ils ont fait grève à maintes reprises. Mais voilà, tous les gouvernements ont consacré l’argent public à aider le grand patronat, la bourgeoisie. Elle a été soignée et l’hôpital en est malade, et la population victime.

Grand-Est

L’union nationale, un piège pour les travailleurs

Brève
01/04/2020

Le 27 mars, les organisations patronales du Medef et de l’Union des entreprises de proximité (U2P), ainsi que les organisations syndicales CFDT, CFTC et CGC ont, au niveau du Grand-Est, signé une déclaration commune relative à la situation sanitaire.

Il y est écrit : « nos organisations appellent les pouvoirs publics et les entreprises à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à la protection de la santé et de la sécurité des salariés devant travailler ». Vraiment ? De nombreux travailleurs pourraient témoigner du contraire en ce qui concerne l’attitude de leur patron.

Il y est aussi dit que ces organisations « saluent l’engagement des salariés et des agents des services publics ». En ce qui concerne le Medef, disons que l’hypocrisie ne coûte pas cher.

Ce genre de déclaration ne sert qu’à embrouiller la conscience des travailleurs, alors que la situation démontre qu’il est pour eux tous les jours plus urgent, qu'il est vital, de contester la domination de la bourgeoisie.