Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Non à la démolition de l’hôpital public !

Brève
16/02/2020

non aux économies sur l'hôpital public!

Jeudi dernier, 41 médecins des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ont démissionné collectivement de leurs fonctions administratives pour dénoncer la situation catastrophique de l’hôpital public. Ils ont également manifesté leur mécontentement le lendemain devant l’hôpital.

Pour faire des économies, des lits sont fermés, comme en réanimation de chirurgie, et le personnel soignant est en nombre insuffisant, au point d’entraîner la fermeture de salles d’opération, le non remplacement de soignants absents et le report de certaines opérations. Un des médecins soulignait que la rallonge annoncée par Agnès Buzyn suffisait à peine à financer de nouveaux instruments attendus depuis des mois.

Pour montrer la folie de la politique d’économies à tout prix il rajoutait que cela pouvait entraîner une mauvaise prise en main des patients, obligés de revenir plusieurs fois à l’hôpital, et donc un coût supplémentaire !.

Autant d’arguments pour continuer la mobilisation des hospitaliers.

Agglomération mulhousienne (Haut-Rhin)

Eboueurs : après une agression, la colère

Brève
30/01/2020

Jeudi 24 janvier dernier, un chauffeur et deux rippeurs ont été agressés physiquement lors d'une tournée de ramassage des déchets.

Le chauffeur a eu trois jours d'incapacité totale de travail (ITT). Choqués et en colère, l'ensemble des éboueurs ont exercé leur droit de retrait dès le lendemain matin, puis ont décidé de se mettre en grève le lundi 27 janvier. Ils dénoncent la multiplication des agressions verbales, voire physiques.

Cela s'ajoute aux salaires trop bas, au manque de reconnaissance et aux conditions de travail difficiles. Après une nouvelle journée de grève, ils ont décidé de suspendre le mouvement et de reprendre le travail mercredi, tout en envisageant de repartir en grève la semaine prochaine.

Ils revendiquent une revalorisation salariale et des mesures pour améliorer leur sécurité et leurs conditions de travail.

Par cette réaction collective, ils ont montré qu'ils en ont assez et veulent que cela se sache !

Grève chez Mahle à Rouffach Haut-Rhin

Ne pas être sacrifiés pour les profits de Mahle !

Brève
27/01/2020

la crise a bon dos

236 suppressions d’emplois avaient été annoncées en octobre 2019, au nom de la crise de l’automobile, du Brexit, de la conversion vers la voiture électrique. Tout y était passé pour faire accepter les licenciements. Mais le groupe Mahle n’est vraiment pas à plaindre avec 13 milliards de chiffre d’affaires en 2018.

Après les annonces des indemnités totalement insuffisantes proposées par la direction dans le cadre du PSE, les travailleurs se sont mis en grève à 90% dans les ateliers, jeudi dernier et pour tout le week-end. Ils étaient encore en grève lundi

Ils ont découvert dans cette grève la possibilité de se retrouver pour discuter de leurs problèmes, comme ils n’avaient pas pu le faire avant, et sans la hiérarchie sur le dos. De quoi se sentir plus fort. Pas étonnant que le slogan le plus repris soit « on ne lâchera rien ».

Strasbourg

Les pompiers aussi !

Brève
17/01/2020

Aujourd’hui, vendredi 17 janvier, un millier pompiers du Bas-Rhin ont manifesté à Strasbourg. Cette manifestation était surtout l’occasion pour eux de protester contre les agressions de pompiers qui se multiplient ces derniers mois. Leur revendication, c’est d’être mieux protégés contre ça, ce qui est bien la moindre des choses.

Mais il ne faut pas oublier que cela fait plus de 6 mois que de nombreux pompiers de France, dont ceux du Bas-Rhin, se déclarent « en grève » - même s’ils ne peuvent pas arrêter le travail – parce qu’ils exigent de meilleurs salaires (la « prime de feu », comme ils disent), et la reconnaissance du « métier à risque ». Et comme tous les travailleurs en lutte en ce moment, ils refusent que leurs droits à la retraite soient remis en cause ce qui serait le cas si la réforme passait (à la différence des policiers, qui ont obtenu toutes les garanties qu’ils demandaient).

Bref, la colère des pompiers, les travailleurs ne la comprennent que trop bien.

Strasbourg

Les cheminots en grève accueillis par les militants syndicaux de Punch

Brève
08/01/2020


Cheminots en grève et syndicalistes de Punch devant l'usine

À Strasbourg, les 2 et 3 janvier, les assemblées générales ont rassemblé une vingtaine de cheminots. Les grévistes présents savaient que la période des fêtes était une période charnière, et ils ont maintenu tournées et piquets en vue de s’adresser aux collègues.

Pour la suite, les grévistes savent qu’il va falloir entraîner les autres à revenir dans la grève. Sur un poste d’aiguillage, employant par exemple une quarantaine de travailleurs, seuls deux n’avaient pas du tout fait grève, tous les autres se sentant donc concernés. Les cheminots ont également pu mesurer la popularité de leur lutte lors d’une opération péage gratuit ou en allant distribuer des tracts devant un hypermarché. Ils ont aussi prévu des diffusions de tracts devant les cantines des communaux et aux grilles de l’usine de boîtes de vitesses Punch Powerglide, en commun avec des travailleurs des sites concernés.

Lundi 6 janvier, l’assemblée générale a rassemblé trente-cinq cheminots qui ont voté la reconduction de la grève à l’unanimité moins deux abstentions. Huit travailleurs d’Onet étaient également là. Le fait de se retrouver plus nombreux donnait du courage à tous pour entamer une semaine importante pour le mouvement et tout faire pour qu’il s’étende.