Strasbourg

La grève toujours à l’ordre du jour

Brève
27/12/2019

Lundi 23 décembre, l’assemblée générale strasbourgeoise des grévistes rassemblait 31 cheminots. En cette période de fête, la grève est un peu moins suivie, mais les présents s’y attendaient et pouvaient de toute manière se féliciter du fait qu’elle tienne.

Ils étaient heureux de se retrouver et de discuter ensemble de leur mouvement. La veille, des grévistes s’étaient adressés aux cheminots venus en famille au Zénith de Strasbourg pour la fête de Noël organisée par la SNCF, et y avaient reçu bon accueil.

Dans l’après-midi une diffusion de tracts était prévue devant un hôpital. L’AG a reconduit à l’unanimité la grève jusqu’au vendredi 27 (le 26 décembre est férié en Alsace) où se tiendra une nouvelle assemblée.

Un rassemblement devant la gare a également été voté pour samedi 28. Devant la nécessité de tenir, plusieurs grévistes ont mis en avant la question de la caisse de grève et de sa gestion. L’AG a décidé la création d’une caisse de grève gérée par le comité de grève, qui devra faire un point financier à chaque AG.

En cette période de fêtes et de vacances, il est plus compliqué pour d’autres secteurs de se mettre en grève. Les cheminots présents étaient donc bien conscients de l’importance de poursuivre leur grève, notamment en vue de la reprise du mouvement à la rentrée.

Mulhouse

Pas de trêve de Noël dans la mobilisation !

Brève
23/12/2019

Depuis mardi 17 décembre, les actions contre la réforme des retraites se poursuivent, plusieurs centaine de manifestants enseignants, cheminots, gilets jaunes ont manifesté au centre-ville de Mulhouse samedi dernier.

Tous refusent le chantage du gouvernement qui demande une trêve pour Noël. Pour obtenir le retrait de la réforme des retraites, chacun sait qu'il faut continuer la mobilisation.

Une opération péage gratuit est prévue mardi 24 Décembre à Fontaine entre Belfort et Mulhouse

Tout le monde a envie de continuer pour rappeler à tous que le combat est loin d’être terminé.

Rouffach

Mahle – Behr : suppressions d’emplois en série

Brève
08/12/2019

Du 18 au 20 novembre dernier s’est déroulé le Comité d’entreprise européen de l’équipementier automobile Mahle à Stuttgart.

Les délégués syndicaux de France ont retrouvé leurs homologues du Luxembourg, d’Allemagne, d’Angleterre, d’Italie etc.

Ceux d’Italie, soutenus par ceux d’Allemagne qui subissent la fermeture de deux sites de production avec 450 licenciements secs et 3 000 euros pour solde de tout compte, ont demandé l’arrêt immédiat de la procédure et qu’il ne pouvait y avoir aucune négociation possible sur ce plan en l’état.

À leur retour, ils ont décidé d’une grève de 8 heures sur les trois postes pour décider de la réponse à donner à ce patron qui raye leurs emplois d’un simple trait de plume.

C’est le même qui supprime 236 postes ici. Face à lui et son droit de licencier, il est nécessaire et possible d’y opposer notre force collective.

Grève à France bleu et FIP Strasbourg

Non aux suppressions d’emplois dans les radios publiques !

Brève
29/11/2019

Les personnels de France bleu et de FIP Strasbourg se sont lancés dans une grève illimitée depuis mardi 26 novembre, à la suite du mouvement déclenché à l’échelle nationale lundi. Le gouvernement veut diminuer de 20 millions d’euros sa contribution à l’audiovisuel public et la direction de Radio France compte imposer 40 millions d’euros de restrictions budgétaires.

Cela aura comme conséquence 299 suppressions d’emplois, que les grévistes contestent. Localement, c’est aussi la fermeture de FIP Strasbourg, annoncée pour le 30 juin, qui est rejetée .

Les salariés de Radio France se souviennent d’une grève en 2015 contre un projet de 320 suppressions d’emplois qui avait duré 28 jours, et à l’issue de laquelle la direction avait dû reculer.

La grève est donc une arme efficace, d’autant plus que la journée nationale de grève et de manifestation du 5 décembre se profile à l’horizon, avec de nombreux travailleurs qui s’opposeront aux attaques contre les retraites, mais aussi contre les suppressions d’emplois et la démolition des services publics.

Stocamine Wittelsheim (Haut-Rhin)

L'irresponsabilité de l'Etat et des industriels

Brève
02/11/2019

les poubelles des capitalistes

Les militants de l’association « les Jeunes pour le climat » ont bloqué récemment la sous-préfecture de Mulhouse pour exiger le déstockage total des 42000 tonnes de déchets chimiques entreposés dans des galeries d’anciennes mines de potasse, propriété de Stocamine, à Wittelsheim.

Il y a déjà 17 ans, en 2002, qu’un incendie a eu lieu dans le site de stockage profond. Il a fallu attendre 2010 pour que le ministère de l'Écologie annonce une procédure de fermeture définitive de Stocamine. C’est seulement en juillet 2019, que le ministre de l’Ecologie a commandé un rapport de faisabilité d'un déstockage. Et depuis 17 ans, les murs et les parois des galeries se fissurent, les plafonds s’effondrent et écrasent les sacs et les fûts de déchets.

L’Etat, principal actionnaire, laisse pourrir la situation, prenant le risque d’une pollution de la nappe phréatique. Pas question pour lui de faire payer les industriels qui se sont débarrassés à bon compte de la gestion de leurs déchets chimiques.