Angoulême (Charente)

Arts Energy (ex-Saft) – En grève !

Brève
23/12/2020

Mardi 15 décembre, les travailleurs se sont mis en en grève, quasi unanimement, et ont formé un piquet d’une centaine de personnes. Ils disaient non à l’annonce par la direction de cette usine qui fabrique des batteries de manipuler le temps de travail en diminuant le nombre de RTT ; en supprimant le paiement des pauses et la prime de vacances. Il faut dire que les nerfs sont tendus dans cette usine de 206 personnes, dont la Saft – filiale de Total – vient de se séparer. En deux ans, 80 emplois ont disparu, d’autres suppressions sont prévues. Mais « la charge de travail reste la même et il y a un vrai ras le bol », estime  un syndicaliste.
Après quelques concessions des patrons sur les RTT, les travailleurs ont voté la reprise du travail. Un coup de colère salutaire avant un nouveau rendez-vous avec la direction début 2021.

Pau

Bodycote : Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Brève
22/12/2020

La direction de Bodycote, un sous-traitant de l’aéronautique, a annoncé son intention de licencier 59 personnes sur les 650 que compte l’entreprise en France. A Serres-Castet, après avoir déjà mis sur le carreau une dizaine de travailleurs en CDD et intérim depuis avril, ce sont 15 travailleurs qui seront privés de leur gagne-pain sur les 60 que compte le site. En outre, la direction prévoit d’aggraver l’exploitation de ceux qui restent en imposant à certains des passages en 2x8 nuit et week-end. Chaque année cette multinationale qui compte 5000 salariés dans le monde réalise des centaines de millions d’euros de bénéfice et depuis avril elle est sous perfusion d’argent public au titre notamment du chômage partiel. Autant dire que la fortune des actionnaires n’a pas été écornée par la crise actuelle. Mais comme dans d’autres entreprises du secteur dans la région (MAP, MMP, PCC…) ils préparent la reprise et cherchent à garantir leurs profits sur le dos des travailleurs. Pour sauver leur peau, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes collectives.

Toray (bassin de Lacq)

Un premier recul de la direction

Brève
10/12/2020

Depuis la mi-octobre, les salariés de cette multinationale de la chimie se sont engagés dans un mouvement de grève contre le plan de licenciements qui prévoit la suppression de 29 postes sur 412. Sous la pression des travailleurs et après avoir subi un revers en justice la semaine dernière en cherchant à faire déclarer la grève illicite, la direction a marqué un premier recul en annonçant qu’elle comptait réduire à 24 le nombre de postes supprimés.

Pour les travailleurs, c’est une satisfaction d’avoir fait reculer une direction qui se disait inflexible. Mais ce n’est certainement pas suffisant. Dans cette entreprise qui engrange des centaines de millions d’euros de profits chaque année, aucun licenciement n’est acceptable et la grève continue.

Fonderie du Poitou fonte (Ingrandes – Vienne)

La colère, pas la résignation

Brève
08/12/2020

La direction de la fonderie fonte Liberty vient d'annoncer la fin de l'activité pour juin 2021 avec la suppression des 292 emplois. Lundi 14 décembre débuteront les premières discussions du plan de licenciement PSE entre la direction et les syndicats. Elles porteront sur les mesures de reclassement et d'éventuelles primes extra-légales de Renault et de Liberty.

Pendant des années, les patrons ont lanterné ces ouvriers ; et les notables politiques locaux, du maire de Châtellerault au sénateur, en passant par le député macroniste, n'ont cessé de prêcher la résignation aux travailleurs, en arguant de leur influence pour « faire avancer le dossier ». Avec quel succès !

Ces ouvriers ne pourront compter que sur eux-mêmes et la solidarité de ceux de leur camp pour vendre chèrement leur peau !

Cognac (Charente)

Veolia (eau potable) : « escroquerie, faux, usage de faux et détournement de fonds publics »

Brève
08/12/2020

C’est la plainte déposée par la communauté d’agglomération de Cognac à l’encontre de Veolia. Le contrat d’une douzaine d’années de la multinationale Veolia pour l’eau potable à Cognac s’est terminé en 2019. Et cela laisse un arrière-goût nauséabond : l’eau à Cognac était l’une des plus chères du département ; Veolia n’a pas entretenu le réseau ; Veolia a masqué une fuite équivalente… à 500 piscines olympiques, conséquence de cette dégradation.

Un collectif de défense des services publics avait dénoncé cette situation dès 2007, mais les autorités municipales ne se sont pas vraiment mouillées tout ce temps-là.

Le comble, c’estque Veolia fait en ce moment même une campagne de communication sur internet sur le thème « fuir les fuites », intitulée « sauvons des litres ».

C’est plutôt « arrosons les actionnaires ». Il n’y a que l’expropriation que ces capitalistes n’auront pas volée !