Angoulême (Charente)

Les salariés de Castorama en grève pour leur prime d’intéressement

Brève
23/07/2020

Lundi 20 juillet, une quarantaine d’employés du magasin Castorama se sont mis en grève. Ils s’opposent à ce que leur prime d’intéressement soit divisée par quatre, 900 euros au lieu de 3 600 ! Cette prime calculée sur le salaire annuel se montait à 2,4 mois de salaire et est ramenée à 0,6 !

Ils dénoncent un « hold-up » de l’employeur, alors même que le magasin n’avait pas fermé pendant le confinement et avait fait de bonnes affaires.

Les employés ont plus que raison de lutter contre cette baisse de leur rémunération, qui est, de façon inadmissible, dans l’air du temps patronal.

Et pour éviter les aléas sur cette prime, autant vaudrait l’intégrer au salaire, à son niveau le plus élevé possible.

Cooperl Madrange Limoges

Du gras dans le jambon

Brève
21/07/2020

Le groupe Cooperl arc atlantique, leader français de la production porcine et propriétaire depuis juin 2017 des usines Madrange de Limoges et Feytiat, est le plus lourdement condamné dans l'affaire du "cartel du jambon" avec 35,5 millions d'euros d'amende sur 93 millions au total !

12 sociétés dont Fleury Michon, la Financière Turenne Lafayette qui possédait Madrange à l'époque, se sont entendues secrètement pour augmenter les prix entre 2010 et 2013. La Cooperl clame son "innocence", accuse ses concurrents d'avoir produit des faux et veut faire appel, malgré toutes les preuves mises sur la table !

Ces grands patrons se sont engraissés en donnant un grand coup de rabot sur les droits et les salaires des travailleurs au moment du rachat de Madrange, ils se sont aussi fait du lard en jouant un tour de cochon aux consommateurs !

Châtellerault (Vienne)

Les attaques patronales continuent !

Brève
17/07/2020

242 licenciement sont annoncés chez Mecafi à Châtellerault soit la moitié du personnel de cette entreprise de l’aéronautique. Après le chômage partiel, ce sale coup s'ajoute à ceux subis par les Fonderies du Poitou, Valéo, Magneti-Marelli.

La direction de Mecafi a réuni les salariés par groupes de 20 pour leur expliquer que c'était la faute à Boeing et bien sûr au Covid-19. L'élu local macroniste s'est alors plaint d'avoir accordé 10 millions d'euros à Mecafi et envisage de lui réclamer des comptes. Mais arroser le patronat, c'est toujours à fonds perdus.

Les seuls qui ne perdent rien dans cette crise, ce sont les actionnaires, dont les fortunes restent à l'abri et se placent là où ça rapporte. Les salariés privés de leurs emplois n'ont pas ce choix.

Limoges

Un rassemblement pour dire la volonté de lutte !

Brève
15/07/2020

Alors que se déroulait Place Jourdan la cérémonie "militaire" du 14 juillet organisée par la préfecture, Carrefour Tourny, une nouvelle fois rebaptisé "Carrefour des luttes", des militants et travailleurs de divers secteurs : hôpitaux, polyclinique, travailleurs de chez Legrand, Madrange ou Valéo se sont rassemblés pour exprimer leur volonté de lutte contre la politique du gouvernement et du patronat !

Une militante du CHU a dénoncé l'arnaque que constitue le "Ségur" de la santé : une aggravation inacceptable des conditions de travail du personnel hospitalier en contrepartie d'une augmentation misérable des emplois et des salaires ! Les interventions d'une représentante des aides à domicile, tellement essentielles pendant le confinement et tellement méprisées par les autorités, et d'une militante dénonçant la misère matérielle et morale des travailleurs privés d'emploi, ont été particulièrement applaudies !

Le rassemblement s'est fini par un pique-nique fraternel. Tous ceux qui étaient là sont bien déterminés à reprendre le combat en septembre !

Fonderie du Poitou Fonte, Ingrandes-sur-Vienne (Vienne)

Un député chahuté et dépité !

Brève
06/07/2020

C’est de pied ferme que les grévistes de la fonderie du Poitou fonte attendaient le député macroniste de la Vienne, Turquois, à leur rassemblement devant l’usine. En colère, les fondeurs à Ingrandes redoutent une fermeture de leur site, un peu plus d'un an après sa reprise par le groupe Liberty du milliardaire anglo-indien Gupta, et des mois d’activité au ralenti. Le directeur du site est même intervenu pour tenter d’apaiser le climat et proposer des pseudo-solutions qui visent à étaler une éventuelle production sur quelques mois supplémentaires pour janvier et février 2021.

Pendant une heure et demie, le député a tenté de se faire entendre : « Tu parles tout le temps, nous on travaille ! » « Vous nous avez emmenés avec un groupe de merde, vous êtes responsable de cette politique de merde. » « On veut savoir si on va fermer ! ». Interpellé, il a même répondu a un ouvrier : « Je n'ai pas quitté en douce la réunion du comité de suivi à la préfecture parce que j'avais piscine ! J’avais un bail à signer pour l’appart de ma fille, j’ai une famille, je ne suis pas que député ». Mais les travailleurs ont aussi des familles et le lui ont fait savoir, il a dû ravaler sa morgue et rester bouche bée et bras ballants devant la colère des fondeurs !

Il a enfin tenté de prôner, sans convaincre, qu’il fallait un « dialogue apaisé », et que « Le diesel c’est terminé, la seule solution passe par une reconversion totale ou partielle du site ». « Pour réussir, l'actionnaire Liberty doit mettre clairement les moyens à la hauteur des enjeux et cela n'a pas été suffisamment fait jusque-là ».

Peine perdue pour ce baratineur perçu par les grévistes comme le VRP local des intérêts patronaux et sûrement pas comme leur sauveur !