GHT du Limousin

Groupement Hautement Toxique !

Brève
21/07/2016

135 Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) sont mis en place sur tout le pays depuis le premier juillet. L'un des 12 GHT que compte la région Nouvelle Aquitaine regroupe 18 établissements hospitaliers de l'ancienne région Limousin : 6 en haute Vienne, 6 en Creuse et 6 en Corrèze, avec le CHU de Limoges comme tête de file.

Bien entendu, les autorités  hospitalières promettent monts et merveilles aux usagers : soins de meilleures qualité, meilleur suivi, quel que soit leur lieu hospitalisation... L'expérience de toutes les réformes et restructurations passées le démontre : c'est à chaque fois des économies de personnels, des fusions ou suppressions de services avec une baisse des lits.

Cette fois dès la création du GHT la couleur est donnée : il est déjà prévu de "mutualiser", et donc d'y supprimer des emplois, les laboratoires d'analyses et les services d'imageries et de radio. La suppression du service de chirurgie d'Aubusson est dores et déjà programmée. Et..." on ne nous dit pas tout" !

Avec la diminution des soins de proximité, la population du Limousin (comme pour celle de l'ensemble de la Nouvelle Aquitaine) va voir encore son accès aux soins diminué !

La Rochelle (Charente-Maritime)

Une mairie « de gauche » anti-ouvrière

Brève
17/07/2016

Le Conseil municipal de La Rochelle du 11 juillet, derrière le maire J.-F. Fountaine (dissident PS), a approuvé l'augmentation du temps de travail des agents territoriaux, sous les sifflets de ces derniers toujours très mobilisés. À l'initiative de l'adjoint (Verts) aux « mobilités », il a aussi voté une augmentation importante des tarifs des parcmètres, que paieront en particulier tous ceux qui doivent se garer au centre-ville pour venir travailler.

Enfin, il prévoit la mise en vente de la Maison des syndicats, un vaste immeuble ancien situé dans l'hypercentre, ce qui promet une opération immobilière fort lucrative ; et le déménagement forcé des syndicats en périphérie, sur la commune de Lagord. Cet éloignement rendra plus difficile les démarches des travailleurs qui viennent se faire conseiller pour se défendre contre leur patron. Ce n'est certainement pas pour déranger le maire, lui-même patron d'une entreprise nautique de plusieurs centaines de salariés.

Parions que toutes ces attaques mesquines finiront par produire l'effet inverse, en augmentant la colère des travailleurs, et leur conscience que les politiciens de gauche comme de droite sont au service des patrons quand ils n'en sont pas eux-mêmes.

Limoges

Des travailleurs sociaux mobilisés contre les licenciements au Vieux Collège

Brève
13/07/2016

Mercredi 13 juillet, à l'appel des syndicats CGT, FO, FSU et Sud une centaine de travailleurs sociaux, de travailleurs de la santé et de militants syndicaux se sont rassemblés devant la Direccte (direction du travail) de Limoges où étaient convoqué un éducateur de la MECS (maison d'Education à Caractère Social) du Vieux Collège, élu du personnel, sur le licenciement duquel la Direccte devait statuer, et son directeur.

Cette demande de licenciement fait suite au premier licenciement pur et simple "pour faute grave" de François éducateur depuis 27 ans au Vieux Collège, militant CGT connu mais sans mandat et des sanctions allant de la mise à pied sans solde à des avertissements pour 17 autres salariés.

En réalité, les licenciements et sanctions du directeur du Vieux Collège, ont fait suite à une lettre menaçante des membres du Conseil Départemental qui réclamaient de façon à peine voilée des sanctions pour les travailleurs sociaux qui, le 13 avril dernier, avaient osé protester contre la situation faite aux jeunes isolés devenus majeurs suite à leur décision de supprimer le "contrat jeune majeur"!

Depuis ce sont des dizaines de jeunes atteignant 18 ans qui, faute d'une prise en charge d'au moins 3 ans en continu par l'aide sociale avant leur majorité, se retrouvent carrément à la rue et sans papier s'ils sont étrangers. Et cela, les travailleurs sociaux qui ont la charge de ces jeunes ne le supportent pas et n'hésitent pas à le dénoncer publiquement.

Le sort de l'éducateur élu du personnel est suspendu à la décision de l'inspectrice du travail. Mais les choses n'en resteront pas là : les travailleurs sociaux mobilisés sont bien décidés à continuer les actions pour réclamer la suppression de toutes les sanctions et au delà l'obtention de nouveaux "contrats jeune majeur".

CDA de La Rochelle

Gauche et droite unies contre les travailleurs territoriaux

Brève
09/07/2016

Le maire et président de la Communauté d'agglomération (CDA) de La Rochelle, J.-F. Fountaine (dissident PS), vient de faire voter l'augmentation du temps de travail (de 1 530 h à 1 607 h par an) des agents territoriaux, en lutte depuis 18 mois contre cette mesure qui dégradera leur vie et supprimera des emplois.

Les élus Verts et PRG, complices, vantent le dialogue social qui aurait présidé à ces attaques, alors que les principaux syndicats (CGT et Sud) sont exclus des réunions de discussion que le maire est obligé de tenir, avec la CFDT et FO, en cachette ou sous surveillance policière. Avec seulement 38 « pour » sur 80 élus, la décision est passée avec les votes blancs de la droite, qui sur le fond est d'accord mais trouvait encore trop la contrepartie promise d'une prime annuelle de 600 €.

Les grèves et actions des territoriaux, très suivies, se poursuivent en juillet, et le maire et ses complices n'en ont pas fini avec une contestation qui les désigne pour ce qu'ils sont, des valets des riches.

CDA de La Rochelle

Prétextes hypocrites de la gauche pour attaquer les chauffeurs de bus

Brève
09/07/2016

En janvier 2015, les conducteurs des bus de la régie publique RTCR (desserte de La Rochelle et des communes proches), avec la CGT, et ceux de la zone périurbaine (l'entreprise semi-publique Transdev), avec FO, avaient mené une grève de plusieurs semaines contre des attaques multiples sur leur pouvoir d'achat et leurs conditions de travail (temps de pause, heures de nuit, indemnité repas, baisse des primes en cas de maladie donc incitation à conduire un bus en étant malade).

Ces attaques étaient dirigées par le maire J.-F. Fountaine avec, aux avant-postes, son adjointe Verts à la mairie et à la CDA, Brigitte Desveaux, sous le prétexte de pérenniser la régie publique RTCR, dont l'élue accusait les grévistes de menacer l'existence, et de faire le jeu des intérêts privés !

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Le dernier numéro du mensuel de la CDA montre qu'il s'agissait d'une imposture. Le binôme Fountaine-Desveaux y dévoile le nouveau plan de circulation de l'agglomération : la RTCR ne garde que les bus de La Rochelle intra-muros, les autres lignes étant promises à une entreprise privée. Les sacrifices imposés aux salariés n'ont en rien préservé l'entreprise publique.

Les grévistes des transports de La Rochelle n'étaient évidemment pas dupes des mensonges des élus. Maintenant qu'ils éclatent au grand jour, ils sont une leçon pour les luttes à venir.