Eboueurs de Bordeaux

En grève pour leurs salaires

Brève
24/06/2016

Depuis mardi, les éboueurs de Bordeaux Métropole sont en grève. Ils revendiquent, entre autres, que l'agglomération bordelaise tienne ses engagements sur le régime indemnitaire en prenant en charge la hausse des cotisations mutuelle et une revalorisation de ce régime de 50 euros. Vendredi matin, à 200, pour se faire entendre, ils ont occupé le hall d'accueil de Bordeaux Métropole, ont accueilli bruyamment les élus et ont animé, de l'extérieur, la séance. Juppé, droit dans ses bottes, a qualifié, à la manière du gouvernement vis-à-vis des opposants à la loi travail, le comportement des grévistes comme "inacceptable", "au moment même où se déroule l'euro et la fête du vin"... Quant au PS, qui cogère Bordeaux Métropole avec la droite, il a éconduit les grévistes en leur disant que leurs revendications n'étaient pas recevables parce que "c'est l'argent des contribuables".

Football, vin, contribuables, tout est bon pour essayer de faire renoncer les travailleurs à exiger leur dû. Pour obtenir satisfaction sur leurs légitimes revendications, les éboueurs ont décidé de poursuivre leur mouvement. Et quand les éboueurs font grève, cela se voit !

Limoges

Contre la loi El Khomri, fiers d'être toujours là

Brève
24/06/2016

Jeudi matin, entre 800 et 1000 manifestants se sont retrouvés devant la préfecture pour exprimer encore une fois leur refus de la loi travail et, au delà, leur ras le bol de la politique anti-ouvrière du gouvernement.
Après un arrêt devant le siège du MEDEF, les manifestants sont allés bloquer le Rond Point Carnot où des militants syndicaux avaient installé un barbecue.

La prétention de Valls de vouloir interdire la manif parisienne et le parcours en boucle imposé par Caseneuve faisaient partie de toutes les discussions et avaient inspirés nombre de pancartes.

Mais ce qui prédominait, c'est la volonté de continuer le mouvement, voire de le reprendre en septembre, et la fierté d'en être !

Bruges (Gironde), Centre de rééducation de la Tour de Gassies

Après 24 jours, la grève contre le « low cost » continue

Brève
22/06/2016

La moitié du personnel du centre de rééducation est toujours en grève pour protester contre la course à la rentabilité et les soins « low-cost » que la direction du centre veut imposer.

Lundi matin, devant l'entrée du centre, une centaine de salariés, des soignants, des ASH et aussi une partie du personnel de restauration manifestaient à nouveau contre les suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail. Par solidarité avec une lutte qui les concerne de fait, des patients du centre étaient présents lors de cette manifestation.

Heureusement pour tous, et contrairement au directeur de la Tour de Gassies, les salariés et les patients solidaires, ne se résignent pas à « faire le deuil du meilleur soin ».

 

Vienne

Les grenouilles de bénitier coassent encore

Brève
22/06/2016

Début juin, la déambulation théâtrale d'une troupe amateur, Aboligabo, prévue dans les rues de la commune de Civray, a été interdite par l'équipe municipale. S'inspirant de la bande dessinée humoristique – maniant le blasphème léger – « Sœur Marie-Thérèse des Batignolles », les acteurs ont subi la censure du maire. Celui-ci disait craindre – sans rire – des retours courroucés à l'image de ceux présents sur les réseaux sociaux suite à une animation anodine à la bibliothèque de la ville, à destination des enfants, et intitulée « Pipi-caca ».

En mars, à Couhé, une autre troupe de comédiens de la « Cie des Sans-Logis » avait dû affronter les intimidations de catholiques intégristes s'opposant à la pièce humoristique jouée « j'y croiX pas ».

Culs-bénis de tous les pays, ça suffit ! Consommez votre opium, adorez votre dieu, sa sainte inquisition et sa saint-Barthélémy… Mais ici bas, vraiment, foutez-nous la paix !

Charente

SNCF Angoulême-Limoges : les rails en ruine

Brève
20/06/2016

La liaison ferroviaire Angoulême-Limoges est proche de la ruine. Si rien n’est fait les trains devront rouler à 40 km/h là où ils doivent rouler à 100 km/h. En urgence, SNCF réseau va remplacer 5 000 traverses, ce qui permettra de n’abaisser la vitesse qu’à 60 km/h… La ligne sera interrompue pendant deux semaines.

On en est là parce que l’entretien a été négligé depuis longtemps et que les seuls investissements se font sur des tronçons TGV vers des villes touristiques.

Il faudrait 100 millions d’euros pour remettre cette ligne en état, mais, dit un élu, personne ne veut les mettre pour cette ligne.

L’obsession de la rentabilité ruine la société.