Charente

Sept collèges menacés !

Brève
20/06/2016

Sept collèges – cinq dans le nord-Charente, et deux dans l’agglomération d’Angoulême – sont dans le collimateur du directeur de l’Inspection d’académie et du président du département. Prétexte invoqué : leur effectif est inférieur à 200 élèves. Sommet de l’hypocrisie : ce petit effectif, disent-ils, « nuit à l’égalité des chances »… En vertu de ce principe, on envisage d’imposer des heures de transport aux jeunes ! Et l’on finira de désertifier des zones rurales où la plupart des services publics sont en voie de disparition.

Le président actuel du département est de droite, mais le chef de « l’opposition de gauche » affirme « qu’il faut travailler là-dessus main dans la main, en bonne intelligence ».

Bref, tous d’accord pour léser les élèves et leurs familles – qui, n’en doutons pas, ne laisseront pas faire ce mauvais coup.

Biscuiterie Brossard (Saint-Jean-d'Angély, Charente-Martime)

Brossard de nouveau condamné pour les licenciements

Brève
14/06/2016

En juillet 2015, le tribunal des prud'hommes de Saintes avait déclaré nul le licenciement de 51 des 72 travailleurs licenciés des Comptoirs du biscuit (ex-Brossard, ex-Gringoire), et ordonné une réparation allant de 9 000 € à 22 500 € pour chacun. La cour d'appel de Bordeaux vient d'aggraver la condamnation de l'entreprise : les licenciements sont jugés « sans cause réelle et sérieuse », le mal nommé « plan de sauvegarde de l'emploi » est annulé, et les indemnités de licenciement augmentées : elles passent de 0 € à 15 000 € pour certains, de 6 500 € à 83 500 € pour un autre, pour un total multiplié par sept.

Au-delà de la bataille judiciaire, les salariés doivent cette victoire à leur lutte, après un an d'occupation de l'usine en 2013.

Toutefois, la patronne du groupe, Monique Piffaut (Financière Turenne-Lafayette), dont la fortune est passée de 350 millions d'euros en 2014 à 410 en 2015, n'aura rien à débourser, car c'est l'AGS, le fonds de garantie des salaires, qui paiera les indemnités. Et les salariés ne toucheront pas la totalité des indemnités, car la loi prévoit un plafond à 77 000 € ! Décidément, même quand les salariés gagnent, la justice bourgeoise continue à protéger le patronat. Les travailleurs, qui ont manifesté le 13 juin, ont raison de rester mobilisés.

France Tabac (Dordogne)

Les travailleurs menacés de licenciement

Brève
11/06/2016

Le 6 juin après-midi, une soixantaine de personnes se sont rassemblées pendant une petite heure devant l’usine France Tabac, à Sarlat, à l’appel du syndicat FO. Les salariés et la population craignent des licenciements dans cette entreprise coopérative propriété des tabaculteurs. Des suppressions d’emplois ont eu lieu en 2007, 2011 et 2014. Le nombre d’employés est passé de 106 permanents plus des saisonniers en 2011 à 57 aujourd’hui, avec une vingtaine de saisonniers.

La direction pourrait annoncer ces licenciements dans les prochains jours, suite à la remise de deux rapports d’audits réalisés il y a quelques semaines. Il y a encore quelques mois, elle assurait pourtant aux salariés qu’il n’y aurait plus jamais de licenciement après ceux des dernières années. Se sentant trahis, les travailleurs ont peur de partir en vacances, fin juin, sans savoir s’ils feront partie ou non des victimes du plan social.

Une chose est sûre, même si la production de tabac diminue en France et même si l’usine a moins de tabac à traiter, le secteur du tabac génère chaque année, outre des cancers de la gorge ou des poumons, des milliards de dollars de profits pour les grandes entreprises de la cigarette et des milliards d'euros d'entrée fiscale pour l'Etat. Assez d’argent pour maintenir tous les emplois, quoi qu'ils produisent !

Bordeaux

Front bas sous casque lourd

Brève
10/06/2016

A Bordeaux, à la fin de la manif du 09 juin, un groupe de jeunes scandait en direction d’un policier, sur l’air de « tout le monde déteste la police », un slogan inhabituel : « tout le monde fait la vaisselle ! ».

Les jeunes répondaient ainsi à ce flic qui, quelques jours avant, dispersait des opposantes à la loi El Khomri, en disant : « circulez les gonzesses …, va laver la vaisselle ! ». Vu la tête qu’il faisait ce 9 juin, il ne s’attendait pas à être reconnu.

Mais quand la rue ne veut plus obéir, tout est remis en question. Même les gros machos en uniforme.

La Rochelle (Charente-Maritime)

La mobilisation se poursuit

Brève
10/06/2016

Dans bien des villes, la mobilisation contre la loi El Khomri rejoint les luttes de travailleurs contre des attaques voisines, ou liées. À La Rochelle, des AG de cheminots réunissent quotidiennement 40 grévistes qui reconduisent la grève ; ils sont mobilisés à la fois contre la loi El Khomri et le projet de convention collective ferroviaire, et organisent des actions en direction des non-grévistes et des usagers.

Et jeudi 9 juin, les territoriaux de La Rochelle étaient très majoritairement en grève contre le travail gratuit que le maire veut leur imposer, faisant ainsi la démonstration que des attaques similaires à celles de la loi Khomri n'épargneront pas les travailleurs du secteur public.

Leur manifestation dynamique a permis à des travailleurs en lutte contre la loi travail de s'y agréger. Elle s'est terminée devant la poste de l'Hôtel de ville de La Rochelle, elle-même en grève continue depuis trois jours contre trois suppressions de postes.

Le gouvernement n'en a pas fini avec les réactions des travailleurs, c'est un encouragement à convaincre toujours de nouvelles catégories de salariés d'entrer en lutte à nos côtés !