Limoges

Les cheminots toujours en grève

Brève
09/06/2016

Jeudi 9 juin, les cheminots, en grève reconductible depuis le 1er juin, ont de nouveau voté la poursuite du mouvement à Limoges.

Le gouvernement et les politiciens au service des patrons se déchaînent contre eux, prétendent qu’ils auraient obtenu satisfaction, et qu’ils ne seraient pas concernés par la loi Travail.

C’est tout le contraire : la règlementation du travail qu’on veut imposer aux travailleurs du rail public et privé est un énorme recul, exactement comme la loi Travail pour l’ensemble des travailleurs. Un article prévoit d’ailleurs, comme l’article 2 de la loi Khomri, la possibilité « d’ accord locaux » inférieurs à la règlementation.

Tous les travailleurs, quelle que soit leurs secteurs ou leurs entreprises sont attaqués. En luttant tous ensemble, ils ont la force de défendre leurs conditions de travail;

Bellac (Haute Vienne)

Des travailleurs sociaux menacés de sanctions

Brève
06/06/2016

Une vingtaine de travailleurs sociaux de la MECS (Maison d'Enfants à Caractère Social) du Vieux Collège sont convoqués par le directeur, pour un entretien préalable à "sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement", pour "avoir nui à l'image de l'Etablissement". Il leur est reproché d'avoir participé à une manifestation devant le Conseil Départemental en soutien à un jeune étranger isolé qu'ils avaient en charge et qui le jour de ses 18 ans, privé de toute aide et accompagnement, allait finir à la rue. La médiatisation de leur protestation a d'ailleurs permis de trouver des solutions provisoires pour ce jeune.

Ce même Conseil Départemental, à majorité socialiste, a supprimé en octobre 2014 le dispositif "contrat jeune majeur" qui assurait un accompagnement aux jeunes isolés ayant eu 18 ans jusqu'à au moins 21 ans, à condition qu'ils aient déjà bénéficié de 3 ans d'accompagnement. Oser contester cette décision inique n' a pas été du goût des socialistes du département et le président a adressé une lettre de quasi menaces à la direction nationale du Vieux Collège, d'où les représailles du directeur local.

La totalité des syndicats du secteur social, CGT, SUD, FSU, CFDT, FO ont exprimé leur indignation et apporté leur soutien à ces salariés qui ont agi avec courage et conscience professionnelle. Hors de question qu'ils aient la moindre sanction !

Limousin

Ecoles rurales en danger

Brève
30/05/2016

Le 27 mai dernier, les parents d’élèves du nord de la Haute-Vienne organisaient une opération escargot pour protester contre la fermeture de classes dans huit communes du département quand déjà 32 communes sont sans écoles dans le département.

Ils s’opposent à la politique du gouvernement qui veut restructurer le réseau des écoles rurales en créant des « Regroupements pédagogiques intercommunaux » concentrés par le biais de conventions avec les élus locaux.

A ceux qui seraient « bons élèves » en acceptant de signer une convention de regroupement des élèves de plusieurs communes dans une même école (en fermant les classes qui y étaient jusque-là « dispersées » par niveau), le ministère de l’Education nationale fait miroiter un « gel » de toute perte de postes enseignant, même si leurs effectifs baissent.
Mais personne n’est dupe. Le « gel » ne serait garanti que le temps de la convention… au mieux jusqu’en 2018. Et le ministère prend soin de préciser que dans certain cas, ce serait plutôt ne pas baisser le nombre d’enseignants en proportion de la décroissance démographique .

En Corrèze, une telle convention a déjà été signée alors que 40 % des communes sont déjà sans école. En Creuse aussi, alors que 70 % des écoles ont trois classes ou moins, c’est-à-dire sont dans le collimateur des fermetures. Dans certains regroupements « concentrés » les trajets matin et soir des jeunes élèves peuvent être de 45 minutes !

Alors oui, les parents ont raison d’exiger que le gouvernement donne les moyens pour que tous les enfants puissent bénéficier d’une instruction près de chez eux.

Poitiers (Vienne)

Épidémie d'adhésions au PS… avant les législatives

Brève
30/05/2016

Le député-maire PS de Poitiers, Alain Claeys, rattrapé par le cumul des mandats, ne se représentant pas aux législatives de juin 2017, les petites manœuvres – cachant de grandes ambitions – se déchaînent pour obtenir l'investiture de ce parti.

Ainsi, depuis le début de l'année, le PS poitevin a engrangé pas moins de 234 adhésions, avec un pic de 154 pour le seul mois d'avril, allant même jusqu'à une frénésie culminant à 77 cartes placées (!) pour la seule journée du 29 avril (limite d'adhésion pour pouvoir désigner le candidat PS). Fait marquant : ces adhésions (227) se concentrent justement dans la circonscription laissée vacante par le député sortant. Ce soudain engouement n'a pas manqué d'éveiller les suspicions entre les candidats putatifs.

Ceux-ci s'accusent mutuellement de faire des adhésions de complaisance, en recrutant les amis, la famille, voire même, de faire pression sur des agents municipaux pour qu'ils adhèrent. Il revient à une commission interne nationale, saisie par l'un des protagonistes, d'arbitrer ce bal des prétendants... qui souligne jusqu'où va se nicher le débat d'idées au PS.

International Paper (Saillat)

Grève pour les salaires

Brève
27/05/2016

Les travailleurs de l'usine International Paper à Saillat ont fait 2 jours de grève pour les salaires.
Jeudi, alors que la direction proposait initialement 0,85 % d'augmentation des salaires, ils ont obtenu 1,25% et 50€ supplémentaires sur la prime annuelle.

Bien sûr cela est loin du compte, d'autant qu'International Paper, est le N°1 mondial du papier avec 58.000 salariés de part le monde et un chiffre chiffre d'affaires de 24 milliards de dollars en 2014.

Il n'empêche que ce mouvement de grève a bel et bien fait reculer une direction qui se montrait intraitable et ne voulait même pas discuter.