Limoges

« On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! »

Brève
31/05/2020

Le rassemblement devant la préfecture

Ce samedi après-midi 30 mai, près de 200 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Limoges à l’appel des associations de défense des sans-papiers dans le cadre de la « journée des solidarités ».

Par son témoignage, une femme sans-papier, d’origine algérienne a bien exprimé le parcours du combattant que vivent ceux qui demandent une régularisation alors qu’ils vivent ici depuis des années, que leurs enfants sont nés ici, vont à l’école.

Elle a souligné l’aide vitale des associations qui « permettent de tenir » mais le ras le bol et la fatigue face aux démarches qui n’en finissent pas, à la nécessité de fournir toujours un nouveau papier, une nouvelle preuve, alors que ce que tous veulent est simple, "avoir le droit de travailler et de vivre comme tout le monde ».

Cette manifestation réussie a permis de réaffirmer haut et fort que la régularisation de tous les sans-papiers à l'échelle du pays est une mesure de simple justice qu'il faut imposer.

Limoges

Un toit et des papiers pour tous

Brève
29/05/2020

Comme pour tous les travailleurs, il n’y aura évidemment pas de « jours meilleurs » dans le « monde d’après » pour les dizaines de sans-papiers toujours en situation très précaires au squat installé il y a maintenant un an, avenue de la révolution à Limoges.

Ils ont saisi l’occasion de cet « anniversaire » pour organiser une action symbolique en se présentant nombreux devant la préfecture pour offrir des masques qu’ils avaient confectionnés. Sur leurs banderoles, on pouvait lire « On existe, on travaille, on mérite des papiers » ou « Déconfinement des sans-papiers = titre de séjour ».

Avec le collectif Chabatz d’entrar, ils se joindront à la marche des solidarités, samedi 30 mai avec un nouveau rassemblement à 15h devant la préfecture pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Lutte ouvrière s’y associe.
Avec ou sans-papiers, nous sommes tous les frères d’exploitation.

Bordeaux

Covid à Mériadeck : l’incurie de La Poste et du gouvernement

Brève
28/05/2020

Un deuxième cas de Covid-19 a été identifié parmi les travailleurs du bâtiment de La Poste à Mériadeck, au centre-ville de Bordeaux. Ce postier est agent des services clients du centre financier. Quant au premier cas, asymptomatique, il travaille aux guichets du bureau de poste du même bâtiment. Les deux postiers mangent régulièrement au restaurant d’entreprise du bâtiment, un restaurant que l’Agence Régionale de Santé (ARS) et La Poste ont décidé de fermer le temps de le désinfecter par précaution.

Ce qui est choquant dans cette histoire, c’est que la maladie du premier postier était connue de La Poste le 22 mai, mais la direction de La Poste et l’ARS ont décidé de n’isoler que quelques-uns de ses collègues alors qu’il en côtoie des centaines et qu’aucun n’a été testé. Il a fallu le deuxième cas déclaré des services clients pour que les autorités sanitaires et postales se rattrapent aux branches en prenant des mesures à grande échelle en décidant de tester plusieurs centaines de personnes.

Cet événement démontre une nouvelle fois l’incurie du gouvernement dans sa politique de tests et d’isolement, qu’il prétend systématique autour des malades déclarés du Covid mais que dans les faits, il ne pratique pas, ou à reculons. Cet évènement démontre également la désinvolture de La Poste, qui se retranche derrière les recommandations de l’ARS pour en faire moins que le minimum, au nom de la continuité de l’activité.

Manifestation des hospitaliers à Bordeaux

« Notre colère ne restera pas confinée »

Brève
28/05/2020

Mardi 26 mai, plus de 300 personnes se sont rassemblés devant le CHU de Pellegrin à l’appel de l’Intersyndicale de l’hôpital. Beaucoup de soignants, de Pellegrin, de Perrens et de Saint André, étaient présents avec des banderoles et des pancartes dénonçant les attaques contre la Santé. De nombreux manifestants de toutes professions s’étaient joints au rassemblement pour marquer leur solidarité.

Plusieurs soignants sont intervenus au micro pour dénoncer les conditions de travail pendant le pic de l’épidémie : « On a manqué de tout, de lits, de matériels, de médicaments ». « On a fait avec des masques périmés ». « On a été rationnés en masques, en surblouses ». Ils ont dénoncé la politique contre l’hôpital menée par les gouvernements successifs depuis des années, politique qui a conduit à la catastrophe sanitaire actuelle. Ils ont répété n’être pas dupes des promesses du gouvernement actuel et de son « Ségur de la Santé ». La médaille ou le jour en hommage des soignants apparaissent pour ce qu’ils sont, une insulte pour tous les hospitaliers. Quant à la prime, ils réclament 1 500 € pour tout le personnel hospitalier, quels que soient sa catégorie, l’hôpital ou la région où ils exercent. Mais, plus que la prime, ce sont de réelles augmentations de salaire qu’ils revendiquent : 300 € pour tous !

Un premier rassemblement réussi !

Hôpital d’Angoulême : tension et colère des soignants

Brève
19/05/2020

L’annonce que les soignants ne seraient pas « éligibles » à la prime de 1 500 euros et n’auraient droit qu’à la prime de 500 euros pour la prise en charge des malades du Covid-19 a fait monter d’un cran la tension qui existe déjà. Alors même que des soignants ont été eux-mêmes contaminés.

Certains hospitaliers ont d’ailleurs exprimé que « les primes on s’en fout. Ce qu’on demande depuis longtemps, ce sont des revalorisations salariales, l’arrêt des suppressions de lits et l’embauche de personnel. »

Ce qui attise la colère, c’est le fait que les heures supplémentaires ne seront pas payées ! Mais « inscrites sur une balance d’heures au bon vouloir de la hiérarchie ».

Les hospitaliers dénoncent aussi le fait que sur l’entrée et la gestion des malades dirigés aux urgences, la direction « laisse le personnel se débrouiller », et qu’ils sont traités comme « de la chair à canon ».

La colère est là, et elle monte.