Limoges

Rassemblement contre la loi Sécurité Globale

Brève
23/11/2020

Ce sont 500 manifestants qui se sont rassemblés devant le préfecture de Limoges samedi 21 novembre, pour protester contre la loi Sécurité Globale.

Il y avait bien sûr des journalistes avec en particulier une banderolle FR3, mais aussi des militants de diverses entreprises comme ceux de chez Legrand, des enseignants, des hospitaliers... Ils étaient là pour exprimer leur volonté de ne pas se laisser baillonner, dans la rue comme au travail.

Certains manifestants arboraient un bandeau sur l'oeil, pour rappeler qu'avant l'instauration de la loi d'urgence sanitaire, les gilets jaunes ont déjà fait durement les frais de l'aggravation de la répression contre tous ceux qui protestent !

Tous dénonçaient l'utilisation par le gouvernement du contexte sanitaire pour serrer un peu plus la vis. Au delà du renforcement de l 'impunité des forces de l'ordre en cachant les violences policières, cette loi vise à continuer la mise au pas de la population commencée déjà avant la pandémie.

Toray (Bassin de Lacq)

Non à la tentative d’intimidation patronale !

Brève
22/11/2020

Depuis la mi-octobre les travailleurs de Toray, une multinationale de la chimie, se sont mis en grève contre la suppression de 29 emplois sur les 414 que compte l’entreprise.  Cette semaine la direction de Toray a décidé de contre-attaquer en saisissant la justice pour faire déclarer la grève illicite. Trois délégués syndicaux sont ainsi convoqués lundi 23 novembre au tribunal de Pau. Depuis le début de leur mouvement, les travailleurs de Toray débrayent en masse lors de leurs différentes journées de grèves bloquant ainsi à chaque fois la quasi-totalité de la production. La direction cherche à leur faire baisser la tête, ils ont raison de continuer à vouloir se défendre.

Lycée Mauriac (Bordeaux)

Une tentative de remise au pas

Brève
21/11/2020

Vendredi 20 novembre dans l'après-midi, tous les personnels du lycée François-Mauriac de Bordeaux ont reçu par mail un courrier de la rectrice. Ils ont ainsi appris qu'ils auraient une nouvelle équipe de direction dès le lundi suivant ! Le proviseur et son adjointe sont « mutés » et remplacés en urgence. C'est une procédure exceptionnelle.

Selon la rectrice, il s'agirait d'emmener le lycée « vers de nouveaux horizons ». La réalité est évidemment moins poétique. Il s'agit d'une nouvelle manifestation d'un autoritarisme qui se fait de plus en plus fréquent et menaçant dans l'Éducation nationale. Les personnels du lycée étaient fortement mobilisés lors du mouvement contre la réforme des retraites et contre les réformes Blanquer. La nouvelle direction aura pour mission de mieux tenir ses troupes que la précédente.

Dans le même temps, la rectrice envoyait des courriers à trois enseignants du lycée qui avaient manifesté lors des nouvelles épreuves controversées de contrôle continu en janvier 2020. Ils sont informés qu'ils seront, a minima, avertis ou blâmé,s et sont susceptibles d'être convoqués devant une commission de discipline comme l'ont été les quatre enseignants de Melle dans l'Académie de Poitiers.

L'intimidation envers tous et l'acharnement contre ces enseignants devront entraîner une réponse solidaire et collective.

        

        

        

        

        

 

ARS Nouvelle Aquitaine

La voix de son maître

Brève
17/11/2020

Mouvement au CHU en... février 2014 !

Dimanche dernier lors de l'émission dimanche en politique sur France 3 régionale, un débat a eu lieu sur la situation des hôpitaux de la région. Une militante syndicale du CHU de Limoges y est intervenue et a dénoncé la situation des hôpitaux avant le Covid avec notamment les ravages dus à l'application de la "rentabilité" à l'hôpital avec l'application de la T2A, les fermetures de lits, d'hôpitaux de proximité, la baisse des effectifs soignants. Ce sont en effet les attaques et les économies sur la santé durant les décennies qui ont précédé qui ont fait de cette épidémie une catastrophe sanitaire. Elle a aussi remis les pendules à l'heure en ce qui concerne le fameux "Ségur" : les hôpitaux n'ont pas été "réarmés" et les augmentations de salaires loin du compte. A cela, le directeur de l'ARS Nouvelle Aquitaine n'a fait que répondre des platitudes "bien-sûr on peut toujours mieux faire " et il s'est défaussé en parlant des nécessités de la situation économique...

Angoulême (Charente)

Soignants positifs au Covid-19, et maintenus au travail !

Brève
17/11/2020

Des soignants avérés positifs au Covid-19, sans symptômes, doivent continuer à travailler au contact des patients à l’hôpital, dans des Ehpad, des centres pour handicapés, voilà la réalité des faits, dénoncée par la CGT locale ces derniers jours. C’est « une « doctrine nationale, lorsqu’ils sont indispensables au service » » explique la direction de l’Agence régionale de santé.

La réalité, dénoncée par le syndicat, c’est le manque de personnel, aggravé parce que après plusieurs mois de crise sanitaire, pas de recrutement à la hauteur, ni de formation de personnel n’ont eu lieu. Cette pénurie est le résultat des limitations budgétaires des hôpitaux pratiquées par les gouvernements successifs, alors que les milliards pleuvent pour les grandes entreprises. Encore pire que le virus, ce gouvernement (et les précédents), au service des capitalistes.