Sort des jeunes migrants en Haute Vienne

Les Ponce Pilate du Conseil Départemental

Brève
24/03/2020

Banderole du collectif "Chabatz d'entrar"

Selon le collectif de défense des migrants "Chabatz d'entrar", pour les jeunes migrants en attente de reconnaissance de minorité et encore plus pour une quinzaine ayant été déboutés, la situation est alarmante. Déboutés ou non, l'association maintenait un lien avec eux par l'intermédiaire d'activités comme les cours de français. Mais aujourd'hui, cela n'est plus possible ! Ils sont donc complètement isolés, dans des chambres d'hôtel ou à la rue...

"Chabbatz d'entrar" a demandé, qu'au moins pendant la période, tous, quel que soit l'âge qu'on leur attribue, soient pris en charge par l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance). Il lui a été répondu par la vice-présidente (socialiste) du Conseil Départemental chargée du problème de l'enfance : « Nous nous devons d’être humains mais nous ne pouvons aller trop loin au-delà de nos compétences. Il ne s’agit pas de renvoyer la balle à l’État, mais de suggérer à ce dernier d’assumer, lui aussi, ce qui relève de sa compétence. » Les examens médicaux destinés à "vérifier" si les jeunes migrants ont plus ou moins 18 ans, pour pouvoir les laisser dans la rue, sont révoltants. Mais maintenir ces pratiques dans la période est innaceptable. Quant à la façon dont le Conseil Départemental de la Haute Vienne s'en lave les mains, cela relève de la non-assistance à personne en danger !

Limousin

Covid 19 et prisons surpeuplées : une catastrophe annoncée !

Brève
23/03/2020

La maison d'arrêt de Limoges datant du XIXème siècle !

Dimanche après midi, une mutinerie de 200 détenus sur les 600 de la prison d'Uzerche en corrèze a éclaté, un bâtiment a été incendié, des gendarmes et des membres de la sécurité pénitentiaire sont intervenus durant toute la nui et 12 détenus ont été hospitalisés.

Un début de mutinerie a  également éclaté à la maison d'arrêt de Limoges dimanche soir 22 mars : pour protester contre l'interdiction des parloirs et angoissés par leurs conditions sanitaires, une vingtaine de détenus ont refusé de regagner leurs cellules, ce qu'ils ont finalement fait devant l'intervention de la police.

En France , le taux d'occupation des établissements pénitentiaires est de 116 %, et de 138 % dans les maisons d'arrêt. Le nombre de détenus à Limoges est bien sûr fluctuant mais la maison d'arrêt de Limoges est la plus surpeuplée de la Nouvelle Aquitaine : en mai 2019 par exemple elle avait un taux d'occupation de 220% pour les hommes et 190% pour les femmes avec une dizaine de cellules abritant 3 détenus !

Un détenu de la prison de Fresnes est mort lundi 16 mars du Covid-19. En prison, l'épidémie de Covid-19 risque de se propager comme une traînée de poudre. Et la ministre de la Justice a beau promettre « 100 000 masques », cela ne mettra pas fin à la promiscuité ni aux conditions sanitaires déplorables.

Cela fait des années que la France est régulièrement condamnée pour l'état de ses prisons, sans que rien ne soit fait. Les détenus risquent de le payer de leur santé, et peut-être de leur vie.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

La misère de Girac : à votre bon cœur, M’ssieurs-Dames

Brève
23/03/2020

Dans Charente libre de samedi 21 février, un article fait état des préparatifs pour accueillir des malades du covid-19, et des efforts faits par les hospitaliers pour faire face. L’article mentionne aussi : « l’hôpital d’Angoulême lance un appel aux dons pour trouver des masques, du gel hydroalocoolique, des lunettes de protection ». Voila à quoi est réduit l’hôpital public, à faire appel à la charité pour assurer le minimum pour les patients et les soignants !

Tout ça parce que l’argent part depuis des années vers les riches et les capitalistes, au lieu d’aller vers la santé.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

Soignants en danger : la colère

Brève
23/03/2020

Dans le même numéro du journal, un article fait écho à la colère des infirmières qui n’ont ni masques, ni gel – « aucune protection », dit l’une d’elle. Quand elle appelle le centre national d’information sur le covid-19, on lui explique que les simples gestes barrières suffisent : « Bref un grand délire » dit-elle. Et d’ajouter : « ce qui nous fait peur, c’est que notre hiérarchie soit incapable de prendre les décisions urgentes ». Oui, et il faut que les travailleurs de la santé et de partout prennent les choses en main. C’est une urgence sociale.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

Pas de masques, pas de matériel ? Une politique de classe criminelle

Brève
23/03/2020

L’incroyable pénurie de masques et de moyens médicaux a une cause : la politique d’économies et de restrictions mises en œuvre par tous les gouvernements depuis des années. Dans les années 90, il y avait plus d’un milliard de masques stockés sous la responsabilité de l’État. Le stock n’a pas été renouvelé, s’est périmé sous les ministres de la Santé, de droite ou de gauche, qui se sont succédé. Et Macron s’est inscrit dans la continuité de cette politique : tout pour les riches et le capital. Pour faire de sordides économies, l’État a cessé d’acheter des masques et s’en est déchargé sur les hôpitaux, eux-mêmes à court de moyens.

Le virus du capitalisme, c’est le danger permanent.