Lycée Eiffel (Bordeaux)

Mesures sanitaires : rien n'a changé

Brève
16/11/2020

Depuis longtemps les établissements scolaires sont trop souvent bondés et les encadrants pas assez nombreux. Avec l'épidémie, rien n’ayant changé, la situation devient intolérable.

Ainsi, au CFA du Lycée Eiffel de Bordeaux, malgré le pseudo renforcement du protocole sanitaire, les enseignants ont encore la majorité de leurs cours en face à face, et les apprentis continuent à partager outils et postes de travail lors de leurs travaux pratiques, sans formation aux gestes barrières et mesures d’hygiène, sans mise en place de mesures particulières de désinfection des outillages et systèmes d’essais et de mesures. Aucune salle inoccupée dans d'autres bâtiments publics n'a été réquisitionnée, aucun personnel supplémentaire embauché, ni pour aider à maintenir les distances ni pour assurer le nettoyage.

Pire, lorsque les jeunes ont voulu rencontrer en groupe la direction dans ses locaux pour protester contre ces conditions d’apprentissage déplorables, celle-ci leur a demandé de surtout rester à l’extérieur de son bureau, mesures sanitaires obligent, alors qu’ils sont à plus de 20 ou 30 par classe toute la journée. De même lorsque certains sont convoqués par le directeur, l’entretien se fait à distance, en vidéo. Deux poids, deux mesures : les distances pour les membres de la direction et la promiscuité pour les enseignants et les élèves.

Limousin

Protocole sanitaire : les personnels des collèges disent « ca suffit » !

Brève
11/11/2020

Mercredi 10 novembre, c’était jour de grève dans l’Education nationale. C’est dans les collèges que l’on a compté le plus de grévistes parmi les enseignants, AESH et vie scolaire, parfois 90 % comme à Renoir, Isle ou Lubersac. Le collège d’Uzerche a même fermé, 90 % des agents étant eux aussi en grève.

Tous ceux qui s’étaient rassemblés devant le rectorat faisaient le même constat : on ne peut pas continuer à faire cours dans des classes surchargées, à voir les élèves entassés sans distanciation au moment d’aller au self ou dans les couloirs. Les agents ne peuvent pas continuer à faire chacun le double de travail sans que cela soit suffisant pour que tous les locaux soient nettoyés autant qu’il faudrait.
Oui, il faut que les écoles, collèges et lycées restent ouverts et ce serait tout à fait possible. Ce ne sont pas les idées qui manquent pour voir comment on pourrait réorganiser les établissements.

Le seul frein est l’incurie du ministre Blanquer et surtout son refus d’embaucher massivement pour assurer les dédoublements des classes et le nettoyage des locaux.

Mais les personnels de l’Education ne sont pas disposés à le laisser sacrifier l’éducation des jeunes.

Limoges

Les lycéens dans la rue

Brève
08/11/2020

Devant le lycée Léonard Limosin

Après les lycéens de Saint Léonard de Noblat, mardi 3 novembre, les lycéens de Limoges ont manifesté vendredi 6 novembre : à Gay Lussac, Léonard Limosin, Valadon, Dautry, Renoir ils ont bloqué l'accès aux cours puis manifesté à plus de 600 dans les rues de la ville.

Visiblement les dernières annonces de Blanquer ne les ont pas convaincus.
Ils ont dénoncé les classes bondées, l'entassement dans les couloirs, les cantines surpeuplés et réclament une protection plus importante avec de vraies mesures sanitaires ! Leurs revendications rejoignent celles du personnel d'entretien qui se dit en nombre insuffisant pour effectuer une désinfection correcte des locaux. Blanquer fait des discours mais aucune embauche supplémentaire n'est prévue.

Alors oui, personnels enseignants ou d'entretien et élèves ont toutes les raisons de se mobiliser le mardi 10 novembre !

Melle (Deux-Sèvres)

Les 4 enseignants du lycée lourdement sanctionnés

Brève
08/11/2020

Mercredi 4 novembre, les sanctions sont tombées. Les 4 enseignants étaient passés en conseil de discipline avant les vacances scolaires. Ils étaient suspendus depuis 8 mois suite à leur participation au blocage du lycée dans le cadre du mouvement contre la réforme Blanquer.

La sanction la plus lourde est une mutation d'office comme TZR sur le département, ce qui signifie des remplacements sur le territoire des Deux-Sèvres au gré des besoins de l'administration. Une autre enseignante est mise à pieds 15 jours sans traitement. Un autre est rétrogradé et la dernière est blâmée.

La gradation de ces sanctions est pour le moins curieuse et même irrationnelle. Il faut savoir que dans aucun des 4 conseils de discipline, qui sont paritaires entre les représentants des personnels et ceux de l'administration, aucune majorité n'avait été obtenue en faveur d'une sanction. Dans le cas de l'enseignant rétrogradé, le plus jeune et donc le moins gradé, la majorité avait été même obtenue contre une sanction ! C'est donc la rectrice de l'académie de Poitiers, représentant l'Etat, qui a pris la responsabilité de décider de ces sanctions.

On ne peut que se sentir en colère devant une administration de plus en plus autoritaire, qui n'a pas hésité à rendre un dur jugement pour l'exemple afin d'intimider tous ceux qui veulent contester sa politique. Une mutation d'office qui coupe une enseignante de ses collègues peut impacter durement le moral : il s'agit bien là d'un acharnement après une procédure de plus de huit mois déjà éprouvante. Ces 4 enseignants envisageront bien évidemment la possibilité de recours et ils pourront compter sur la solidarité de beaucoup de leurs collègues que ces sanctions révoltent.

Toray-Lacq (64)

La lutte contre les licenciements continue

Brève
07/11/2020

Au début du mois d’octobre, la direction de l’usine Toray a annoncé la suppression de 29 postes sur les 412 que compte l’entreprise. Après quelques jours de grève à la mi-octobre, les travailleurs de Toray se sont massivement remis en grève le mercredi 4 novembre paralysant depuis presque complètement les cinq unités que compte le site de Lacq. Les salariés dénoncent les mensonges de la direction qui prétend  que ces licenciements sont nécessaires en raison de la crise qui frappe le secteur aéronautique. Mais ce secteur ne représente qu’une part mineure du chiffre d’affaire de Toray, la direction ne souhaite en réalité que faire produire la même quantité de fibre de carbone par moins de salariés pour accroitre ses profits. En outre, les travailleurs dénoncent les conséquences sociales que cela aurait sur l’ensemble du bassin industriel de Lacq, signalant qu’un emploi direct supprimé signifie trois à cinq emplois indirects détruits chez les sous-traitants. C’est inacceptable. Avec 46000 salariés cette multinationale qui génère des centaines de millions d’euros de bénéfices aurait largement les moyens de maintenir tous les emplois.

La direction cherche à faire peur aux salariés par un chantage à la délocalisation en cas de refus du plan de licenciement. Mais loin de s’en laisser conter, les salariés pensent que cette attaque n’est que la première et que le seul moyen d’y faire face c’est leur lutte collective.