Lycée Eiffel (Bordeaux)

Sourde colère face aux mesures sanitaires insuffisantes

Brève
05/11/2020

la file d'attente à la cantine du lycée

Au lycée Eiffel de Bordeaux, comme dans beaucoup de lycée du pays, les élèves se sont retrouvés à la rentrée entassés dans les coursives ou dans la cour d’honneur pour écouter la lecture de la lettre de Jean Jaurès lundi matin. A la cantine, dans les couloirs, dans les classes, les mesures de distanciation ne sont pas respectées. "Rien n'a changé, on est toujours 30 à 35 par classe" disent les lycéens. Et à la pause de l’après-midi certains d’entre eux ont été pris à partie par la police alors qu’ils étaient devant le lycée, comme ils ont l’habitude de le faire. Ils ont donc dû retourner se serrer les uns contre les autres en salle de classe. La grogne monte donc.

Mais les lycéens ne sont pas les seuls à hausser le ton : depuis plusieurs semaines déjà, les enseignants ont demandé un renforcement des règles sanitaires et l'accueil des élèves en effectifs réduits, via un système de rotation. Des mesures non retenues par le ministre de l'Education qui montre là son mépris pour la santé des jeunes et des professeurs. Il préfère donner comme directives d’ouvrir les fenêtres pour aérer et tenir les distances "dans la mesure du possible"… Mais aucune embauche pour renforcer les équipes de nettoyage ou permettre de diviser le nombre d’élèves dans les classes, aucun aménagement des horaires pour permettre de limiter les circulations dans les couloirs, rien n’a changé !

Au lycée comme dans les entreprises, le gouvernement nous montre encore une fois que son seul objectif est de continuer à faire tourner la machine économique afin de permettre aux actionnaires de toucher leurs dividendes, au mépris de la santé des travailleurs et de leurs enfants.

Angoulême (Charente)

La marée montante du chômage et de la pauvreté, ici, comme partout

Brève
28/10/2020

En quelques jours, la presse locale a jeté un éclairage cru sur la marée montante du chômage et de la pauvreté en Charente : le nombre de chômeurs a augmenté de près de 15 % et celui des personnes qui perçoivent le RSA s’est accru de 10 % sur un an. Des travailleurs se retrouvent sans ressources, sans même les moyens de se nourrir, et se tournent vers les associations caritatives, tel le Secours populaire.

Le virus n’a pas créé la crise et le chômage mais il les a aggravés. Il saute aux yeux que l’organisation capitaliste de la société est incapable de faire vivre des familles entières de travailleurs. Il faut changer cette société qui nous conduit à la catastrophe.

Angoulême (Charente)

Moins de travail, plus de jeunes au chômage

Brève
28/10/2020

Les jeunes Charentais sont particulièrement frappés : ils sont près de 5 000 à se trouver sans emploi, soit plus 8 % sur un an. Parmi eux, plus de 12 % ont basculé vers un chômage de longue durée (un an et plus). Dans le même temps, le nombre d’emploi proposé s’est réduit de 13 %.

Le gouvernement parle de « plan d’urgence ». Et qu’est-ce qu’il met en place ? Des « emplois aidés », précaires, pour lesquels « les aides » bénéficient souvent à l’employeur.

La mesure urgente, c’est de partager le travail entre tous, avec maintien du salaire. Mais cela il faudra l’imposer au patronat et à l’État par de grandes luttes sociales.

Angoulême (Charente)

« Hôpital de Confolens en sous-France »

Brève
28/10/2020

C’est avec ce slogan-jeu de mot que les hospitaliers de Confolens (médecins, infirmières, personnels de restauration) ont manifesté le 17 octobre : le confinement et la crise ont fait perdre à l’hôpital une partie de ses ressources du fait de l’annulation de consultations externes. Cela génère un déficit important. Et donc une menace pour l’emploi, voire pour l’existence de l’hôpital. L’État dit avoir mis en place un mécanisme de garantie des recettes. Mais cela ne s’applique pas aux hôpitaux de proximité comme celui de Confolens ! Cela alors même que sept infirmières étaient parties en renfort à Paris au plus fort de la crise.

Qui dit que l’État ne fait pas assez face à la crise sanitaire ? C’est pire, il laisse les hôpitaux s’enfoncer.

Mérignac (Gironde)

Thalès sacrifie des centaines d'emplois pour les profits des actionnaires

Brève
25/10/2020

La direction de Thalès a annoncé 250 suppressions de postes à Mérignac, alors que le site girondin en comprend 2500. Cela fait partie d’un plan de 1 000 suppressions de postes annoncés par le groupe dans sa filiale aéronautique civile, qui vont s’ajouter au licenciement de 500 intérimaires et prestataires au niveau national.

La crise dans le secteur aéronautique sert de prétexte, mais le groupe Thalès, spécialisé dans l’électronique de défense et sécurité, le spatial et l’aéronautique annonce un taux de rentabilité de 8 % pour 2020. Il s’apprête à verser aux actionnaires, parmi lesquels Dassault, un groupe riche à milliards, 85 millions d’avance sur dividendes.

Il a largement les moyens de supporter la baisse de charge sur sa filiale aéronautique, en baissant le temps de travail de tous, avec maintien du salaire. Les travailleurs n'ont pas à subir la dictature de ces profiteurs.