Cooperl Madranges

Méthode de cochon

Brève
22/10/2020

Les travailleurs de Madranges dans une manifestation

Le groupe Cooperl, le numéro 1 du porc en France, propriétaire des usines Madranges à Limoges, vient de brandir la menace d’un « plan de restructuration dur, avec des baisses de salaires et des fermetures d'usines ». Un chantage parce que ce groupe a été condamné à une lourde amende de 35 millions d’euros pour entente sur les prix. Cooperl a largement de quoi payer l’amende avec 350 millions de fonds propres et un bénéfice de 29 millions d’euros rien que pour 2019. Mais comme il refuse de payer l’amende, il prend ses 7200 salariés en otages.

Centre Hospitalier Esquirol Limoges

« Les oubliés du Ségur » se font entendre et ils ont raison

Brève
20/10/2020

Mardi 13 octobre les personnels de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint Exupéry qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges ont débrayé et se sont rassemblés à une cinquantaine devant la MAS pour dire qu’ils n’acceptent pas les accords du Ségur de la santé qui les privent du droit à l’augmentation de 187 € par mois.

Ceci parce que ces établissements sont classés dans « le secteur médico- social » et non dans « le secteur sanitaire ». La Fédération Hospitalière de France est d'ailleurs en désaccord avec cette décision !
Les services de l'hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le Centre Bobillot, l'UEROS, les appartements thérapeutiques... sont logés à la même enseigne. Les IME (instituts médico-éducatifs) dépendants de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

A la MAS Saint Exupéry le travail est difficile, c’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, qui est en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’année la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital, et aujourd’hui, la direction d' Esquirol est bien toujours l'employeur des 80 travailleurs de la MAS, ce qui a fait dire à des collègues « on demande notre mutation dans un autre service du sanitaire pour avoir notre augmentation  ! »

Le ministère tente de nous diviser, mais dans ces services, les aides-soignantes, les AMP, les ASH, les infirmières, nous faisons le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a donc aucune raison que tout le monde n'y ait pas droit !

Gironde

La pauvreté explose

Brève
19/10/2020

Au deuxième trimestre, le chômage en Gironde a augmenté de 25,6%. Les associations comme le Secours populaire, la Banque alimentaire doivent aider des milliers de personnes supplémentaires. En un an, le nombre de bénéficiaire du RSA a augmenté de plus de 2 500 pour atteindre 42 818 personnes dans le département. Et encore, bien des travailleurs dans le dénuement ne font pas de demande de RSA.

Il est insupportable de voir la pauvreté exploser pendant que le gouvernement déverse à fonds perdus des milliards à des capitalistes qui suppriment des emplois.

Education nationale (Melle)

Pas touche à nos camarades !

Brève
13/10/2020

Environ un millier de manifestants se sont rassemblés lundi 12 octobre devant le Rectorat de Poitiers, venus soutenir 4 collègues enseignants qui passent en Conseil de discipline, « les 4 du lycée de Melle ». L'administration s'acharne contre eux depuis le mois de mars. Il leur est reproché leur participation active et militante dans les mobilisations contre la réforme Blanquer. La hiérarchie ne leur pardonne pas d'avoir été aux côtés des élèves lors des épreuves contestées et perturbées du nouveau bac.

L'enquête, menée de manière opaque, conclut sans éléments réels à une instrumentalisation des élèves et même à une irréaliste « incitation à l'émeute » ! Après huit mois de suspension et d'isolement social par l'interdiction de fréquenter leurs collègues, les 4 de Melle sont donc, à nouveau, convoqués, cette fois devant la Commission disciplinaire. Son avis ne sera que consultatif, c'est, en dernier ressort, la Rectrice de l'Académie qui décidera de la sanction. Ils risquent la mutation d'office et des sanctions plus lourdes ne sont pas à exclure. Cet acharnement est choquant et usant pour les collègues.

Mais ils ont pu mesurer lundi le soutien qu'ils avaient. De nombreuses délégations s'étaient rendues de bien des endroits à Poitiers, par solidarité et pour protester contre l'évolution répressive de l'administration qui semble bien décidée à faire un exemple. Des délégations venues de nombreux endroits, comme les 14 enseignants du lycée Elie faure de Lormont en Gironde. Nombreux sont les enseignants qui se sentent concernés car beaucoup estiment qu'ils auraient pu se trouver à la place des 4 de Melle, ayant eux-mêmes été aux côtés de leurs élèves lorsqu'ils avaient décidé de manifester contre les nouvelles épreuves du bac Blanquer.

L'une des 4, convoquée à 14 h devant la Commission du Rectorat de Poitiers, n'en est ressortie avec les commissaires paritaires et l'avocat qu'à près de 22 h. Le même sort attend les trois autres les jours suivants. Le verdict devrait être connu cette fin de semaine.

        

        

Région de Pau

Licenciements à la Mécanique Aéronautique Pyrénéenne (MAP) : « Le virus a bon dos ! »

Brève
13/10/2020

Ce sous-traitant de l’aéronautique vient d’annoncer la suppression de 105 postes sur les 270 que compte l’entreprise. Le groupe BT2i auquel l’entreprise appartient profite de la crise sanitaire pour réorganiser ses activités. Le directeur explique bien sûr que c’est la faute à la crise du Covid et qu’il n’a pas le choix, mais les travailleurs ne sont pas dupes et pour eux c’est surtout une occasion rêvée pour s’attaquer à eux.

Un des principaux donneurs d’ordre de la MAP est Airbus qui a reçu des milliards d’euros d’aide de l’État en plus des profits gigantesques dont se goinfrent ses actionnaires depuis années. À Airbus comme chez leurs sous-traitants, ces montagnes d’argent coincées dans leurs coffres forts doivent servir à répartir le travail entre tous les travailleurs en maintenant les salaires, et ce même si l’activité est réduite. Une première manifestation a réuni quelques 200 salariés de la MAP et de quelques entreprises des alentours le 12 octobre pour protester contre ces licenciements. Il faut qu’elle en appelle d’autres. Lutter, c’est le seul moyen pour les travailleurs d’imposer leurs intérêts.