Creuzet - Lisi (Marmande)

Non aux licenciements !

Brève
05/10/2020

Le 24 septembre, la direction de Lisi-Creuzet a annoncé ce qu’elle appelle « un plan de sauvegarde de l’emploi ». Pour les patrons, la « sauvegarde de l’emploi », ce sont 197 suppressions d’emplois sur le site, soit près de 20% de l’effectif. En réalité, avec les départs à la retraite qui ne seront pas remplacés, ce sont au total 240 suppressions de postes.

La direction justifie ces attaques contre les travailleurs par la baisse de 45 % du chiffre d’affaires par rapport à 2019. Mais, pendant des années, le groupe a connu une croissance exponentielle qui a engendré des bénéfices exponentiels aux actionnaires. Et pendant des mois, les patrons ont eu l’aide de l’Etat en mettant les ouvriers en chômage partiel.

Alors, les travailleurs, à Creuzet comme ailleurs, n’ont pas à payer les frais de la crise. C’est aux actionnaires de payer ! Les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes, leurs forces et leur mobilisation pour faire reculer les patrons.

Evacuation du Squat Lajaunie (Bordeaux)

Avec la peau des plus pauvres

Brève
05/10/2020

Vendredi 2 octobre, en pleine tempête, la police a évacué au petit matin les centaines de personnes qui occupaient le squat de la rue Lajaunie à Bordeaux. Trente minutes pour partir, des caravanes détruites et seulement une trentaine de relogements, un désastre pour les associations qui estiment le nombre d’adultes et d’enfants mis à la rue entre 300 et 400.

Une partie des personnes évacuées disposant d'une caravane en état de rouler s’est d’abord retrouvée sous un ancien hangar industriel pollué. Dimanche, la municipalité de Bordeaux leur a trouvé une autre solution bien précaire, un hangar sans eau ni électricité.

La préfecture argumente des conditions sanitaires du squat pour justifier son intervention. Mais depuis plusieurs mois, elle intervient systématiquement contre les squats sans jamais proposer de réelles solutions. A Bordeaux, il existe pourtant des dizaines de milliers de logements vides. Mais il n’est pas question d’intervenir contre les propriétaires qui spéculent sur le prix de ces logements.

A cette évacuation indigne, la préfecture a cyniquement ajouté la menace d’expulsion du territoire en convoquant 48 personnes pour examiner leurs conditions de séjour et de revenus. Impitoyable avec les pauvres et les étrangers, à plat ventre devant les riches, voilà le message que veut faire passer, sur consigne gouvernementale, la préfecture.

Air France (aéroport de Bordeaux-Mérignac)

Pas touche aux emplois !

Brève
04/10/2020

Alors que dans la sous-traitance de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, les emplois sont supprimés par dizaines, la compagnie Air France rajoute son lot. Elle tire argument de la crise actuelle et surtout, de la fin programmée de la navette aérienne entre Bordeaux et Paris, pour supprimer 114 emplois au sol à l’aéroport de Bordeaux, sans compter la fermeture de son agence commerciale de centre-ville.

La manière dont la direction enrobe ce plan de licenciements, parlant d’un plan de « départs volontaires » pouvant déboucher sur un PSE, est une sinistre farce tant le secteur aérien est en crise en ce moment et les perspectives d’embauche dans d’autres sociétés limitées.

L’avenir de la navette aérienne Bordeaux-Paris, contestée par une partie de la population avec des arguments écologiques, dépendra des calculs électoraux de Macron et des tractations entre l’État et les patrons locaux, comme Dassault, Thales et leurs sous-traitants, eux-mêmes licencieurs. Mais ce qui est sûr, c’est que les emplois à Air France seront le cadet des soucis de tous ces gens-là. Alors, les travailleurs ont toutes les raisons de se faire entendre. Un rassemblement, regroupant essentiellement du personnel Air France, a eu lieu dans l’enceinte de l’aéroport samedi 3 octobre contre cette menace.

Mais, que la fréquence des vols soit maintenue ou réduite, Air France est une société pour laquelle l’État n’a pas lésiné sur les aides financières, et qui aurait largement les moyens de maintenir les emplois. Les dirigeants de cette société, dont son PDG, qui s’est octroyé un bonus de 800 000 € en 2019 pour « bonne gestion », n’ont rien eu de plus pressé que de s’attaquer aux emplois des salariés.

Il faudra imposer au patronat de prendre sur ses bénéfices passés ou présents pour maintenir les emplois, quels que soient les hauts et les bas du secteur aérien, quelles que soient les lignes supprimées ou réduites ici ou là.

CHS Cadillac (Gironde)

En grève contre le sous-effectif

Brève
26/09/2020

Jeudi 24 septembre, les agents de l’hôpital de Cadillac étaient en grève, et plus d’une vingtaine d’entre eux se sont rassemblés devant le portail de l’Unité des Malades Difficiles (UMD).

Partout, dans tous les services, le sous-effectif pèse sur les conditions de travail et sur les conditions de soins apportés aux patients. C’est chaque jour du bricolage : avec l’appel à des retraités ou à des intérimaires, avec des collègues qu’on retire sur un service pour envoyer boucher un trou dans un autre service, avec des appels insistants pour nous faire venir sur nos jours de repos… Nombre d’entre nous expriment leur ras-le-bol de ces conditions de travail, leur épuisement. En témoignent le nombre de plus en plus grand de collègues qui sont arrêtés en maladie.

Mais pour le directeur, il n’y a pas de problème : lors de l’entrevue mercredi 23 avec la CGT, il a déclaré que les chiffres ne prouvent rien, qu’il fallait prouver qu’il y avait vraiment épuisement ! Pour toutes nos revendications, c’est une fin de non-recevoir. Le directeur a peut-être changé, mais ce sont toujours les mêmes méthodes.

Comme le font tous les nouveaux directeurs, il a promis de faire un tour dans les services. Nul doute qu’il y recevra un accueil à la hauteur de son mépris.

Centre de formation d'apprentis

En lutte contre l'augmentation du temps de travail

Brève
24/09/2020

Lundi 21 septembre, les enseignants et formateurs des Centres de Formation d’Apprentis (CFA) de Nouvelle Aquitaine ont démarré une grève illimitée. Ils se battent contre une augmentation de 25% de leur temps de travail sans augmentation de salaire suite à l’application de la Loi Penicaud sur la formation professionnelle.

Depuis plusieurs mois, les personnels des CFA de l'académie d'Aquitaine interpellent sans réponse concrète leur hiérarchie au sujet du contrat qui leur sera proposé en janvier prochain. Ils s’inquiètent aussi pour l’impact que cette augmentation du temps de travail aura sur leur emploi. En effet de nombreux formateurs ont des contrats précaires de vacation ou de CDD et risquent donc de perdre leur travail, transféré à un de leur collègue.

Derrière tout ceci se cache la privatisation de la formation professionnelle, la mise en concurrence des centres de formation aboutissant à une pédagogie au rabais, basée sur le court terme et dictée par les grandes entreprises.

Ces enseignants ont reçu le soutien unanime de leurs apprentis qui ont bien conscience de voir la qualité de leur formation menacée de dégradation.