Mecafi – Châtellerault (Vienne)

La seule arme des travailleurs, c'est la grève !

Brève
22/09/2020

Les travailleurs de Mecafi, menacés de 242 licenciements, soit près de la moitié des effectifs, sont entrés en grève depuis lundi 21 septembre. Depuis près de deux mois, la direction a lanterné les travailleurs en multipliant les réunions de prétendues négociations avec les organisations syndicales, exigeant d'elles le
huis-clos et le silence sur ces tractations. Tout cela a abouti au maintien de la quasi-totalité des licenciements annoncés dès le départ et à des indemnités de départ égales à zéro euro.
Mecafi, qui fait partie du groupe Nexteam, a pourtant largement les moyens de payer. Ces requins, comme bien d'autres, n'ont en vue que la rentabilité de leurs capitaux pour leurs actionnaires. Pour sauver leur peau et leurs emplois, les travailleurs n'ont d'autre choix que de le leur imposer, en se faisant craindre.

Top Office (Mérignac, Gironde)

Les Mulliez licencient, prenons sur leur magot !

Brève
22/09/2020

Depuis ce mardi 22 septembre, les magasins Top Office qui appartiennent à la famille Mulliez sont en grève. Parmi eux, celui de Mérignac et ses 7 salariés condamnés par ces milliardaires qui ont décidé de supprimer 106 postes et de fermer 6 magasins en France. De quoi déclencher la colère des travailleurs de ces magasins.

Les Mulliez sont la 5e fortune de France, leur magot est estimé à 32 milliards, 32 milliards sués par des milliers de travailleurs, de Top Office, mais aussi d'Auchan où les Mulliez suppriment plus de 1000 emplois, d'Alinea et de tant d'autres. Alors s'il y a moins de travail dans les magasins, il a là assez d'argent pour répartir le travail entre tous, qu'on soit d'Auchan, de Top Office ou d'ailleurs, tout en maintenant les salaires !

 

Limousin

Les travailleurs des laboratoires se sont fait entendre et c’est tant mieux !

Brève
22/09/2020

Jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2020 le personnel des laboratoires Astralab était en grève en Haute-Vienne, Creuse, Corrèze, et en Charente, pour demander plus de personnel, des augmentations de salaires et des primes pour chaque prélèvement.

A Ussel les 30 salariés sont en grève pour dénoncer le manque criant de secrétaires, des conditions de travail dégradées surtout avec l’augmentation de l’activité avec la Covid19, et des salaires au rabais. Une déléguée du personnel explique « avant nous avions 9 à 10 secrétaires maintenant seulement 6 à 7 ! Il y avait 380 à 420 dossiers par jour, maintenant 450 à 500, ce n’est plus possible... ». Les mêmes problèmes se retrouvent sur tous les sites.

Une prime de 1000 € a été obtenue. Sur le site du Pont Neuf à Limoges, il va y avoir 4 embauches (3 secrétaires et un technicien de laboratoire).La prime de 1,25 € par prélèvement PCR sera étendue  aux 17 sites Astralab.

Le gouvernement se vante de cette campagne de dépistage, mais rien n' a été prévu : pas de matériel suffisant, et surtout aucune embauche pour faire face à l’augmentation de l’activité.

Alinéa -Limoges

49 travailleurs "sauvés" à Family Village mais 1000 emplois supprimés nationalement !

Brève
20/09/2020

On comprend le soulagement des 49 travailleurs du site limougeaud d'Alinéa à Family village qui fait partie des neufs magasins dont le tribunal de commerce de Marseille a autorisé la reprise par Alexis Mulliez .

Dans l'immédiat, en tous cas, ils ne feront pas partie de la charrette de suppressions d'emplois qui sera la conséquence de la fermeture d'au moins 17 magasins sur 26 ! Mais les intérimaires, embauchés pour faire face a l'augmentation d'activité qui a suivi le déconfinement, eux, ont été jetés comme des kleenex quelques semaines après !

Au printemps dernier, la richissime famille Mulliez a organisé elle-même la faillite de sa filiale Alinéa, effaçant ainsi 70 millions de dettes au détriment des fournisseurs. En mai dernier, prétendument pour sauver l'économie et l'emploi, le gouvernement a pris une disposition autorisant un patron à reprendre sa propre entreprise après un dépôt de bilan .

Et le tour est joué : en fait de sauvetage d'emploi plus de mille travailleurs se retrouvent sur le carreau mais la famille Mulliez n'a pas perdu un sou !

Périgueux (Dordogne)

Des travailleurs inquiets et en colère mais heureux de se retrouver dans la rue !

Brève
18/09/2020

Des facteurs, des cheminots, des travailleurs d'Auchan, de la Sobeval (abattoir), des finances publiques, des territoriaux, des retraités, des salariés de l'hôpital et de l'EHPAD, ils étaient environ 400 à s'être rassemblés, jeudi matin, devant le palais de justice de Périgueux, avant de défiler en ville.

C'était la première manifestation depuis 6 mois et le début de la crise sanitaire et beaucoup ne cachaient pas leur joie de se retrouver ensemble dans la rue.

Malgré l'ambiance fraternelle, c'est l'inquiétude qui prévalait devant la multiplication des plans de licenciements, en particulier pour les travailleurs d'Auchan Marsac, plus de 1000 suppressions d'emplois étant annoncés dans le groupe.

De la colère aussi contre un gouvernement qui continue, à travers son plan de relance à déverser des milliards à fond perdu au patronat alors que les services essentiels pour la population manquent toujours cruellement de moyens !