Haute Vienne

La manifestation du 17 à Limoges

Brève
18/09/2020

Un cortège de plusieurs centaines de manifestants, composé de délégations venues d'un peu tous les secteurs du monde du travail de Limoges s'est rassemblé carrefour Tourny à 10h30 jeudi matin.

Retraités, salariés de chez Legrand, des hôpitaux, de la poste, de la SNCF, de chez Madranges, enseignants, ont défilé au coude à coude dénonçant les plans de licenciements qui se succèdent, la précarité, la situation catastrophique à l'école et dans les hôpitaux et... les centaines de milliards d'argent public déversés au patronat !

La nécessité que les travailleurs retrouvent le chemin de la lutte, mais cette fois d'une lutte d'ensemble, derrière un programme qui les rassemble, a aussi été débattue par des militants dans certains cortèges CGT de la manifestation.

A la fin de la manifestation, en tous cas, tous disaient vouloir remettre çà, plus nombreux !

Limoges

Les résidents du squat de la Révolution de nouveau menacés !

Brève
17/09/2020

Mercredi 16 septembre, à l'appel du collectif "Chabatz d'entrar" plusieurs centaines de manifestants ont défilé de la préfecture à la mairie en soutien à la centaine de migrants résidant dans le squat aménagé au 4 bis avenue de la Révolution, un bâtiment désaffecté possédé par Vinci.

Il y a un an, la préfecture ordonnait leur expulsion du bâtiment du CRDP désaffecté situé sur le campus universitaire de Vanteaux ! Après moult démarches, ils avaient obtenu du préfet l'autorisation de résider avenue de la Révolution jusqu'au 15 juillet. Le 16 juillet dernier, un huissier mandaté par Vinci est venu leur délivrer une ordonnance de quitter les lieux avec effet au 16 septembre.

A peine un an après avoir réorganisé un lieu de vie, les voici de nouveau dans l'incertitude, leur sort suspendu à une décision de la préfecture, menacés d'isolement et de précarisation avec en plus, la peur d'être abandonnés et exposés au risque d'être contaminés par le coronavirus.

Toutes et tous veulent tout simplement le droit de résider ici où leurs enfants sont d'ailleurs scolarisés, de pouvoir travailler, se loger et vivre dignement. La liberté de circulation et d'installation pour tous, c'est bien le minimum !

Verallia (ex-Saint-Gobain) – Cognac (Charente)

La lutte contre les licenciements commence face aux requins capitalistes

Brève
12/09/2020

Mercredi 10 septembre, près de 200 salariés et militants ont manifesté pour exprimer leur indignation et leur refus du plan de 80 suppressions d’emploi rendu public en juin. Un mouvement de grève avait précédé.

Verallia veut fermer un four, sur trois en fonctionnement, et licencier un tiers des ouvriers. La charge de travail est importante. Les bénéfices aussi – les actionnaires se sont vu attribuer 100 millions d’euros par le conseil d’administration en juin également. L’actionnaire majoritaire, un fond d’investissement américain (Apollo) se taillait la plus grosse part de la galette, mais il y a mais aussi la Banque d’investissement public de France qui dépend de l’État, et le PDG ne s’était pas oublié – il faut dire que c’est l’ancien directeur de Goodyear qui s’était rendu célèbre pour un plan social à Amiens !

Tous ces requins ne se contentent pas d’exploiter les travailleurs, puis les mettre dehors ensuite. Un expert financier a dévoilé que le groupe Apollo avait mis au point des montages financiers entre des sociétés basées au Luxembourg et aux îles Caïmans et transférer des centaines de millions d’euros à son profit.

Et, cerise sur le gâteau capitaliste, Verallia devrait bénéficier du plan de relance gouvernemental et de la forte baisse des impôts de production !

Pour empêcher ces licenciements « à vomir » comme dit un responsable syndical, barrer la route à ces prédateurs, la lutte ne fait que commencer. Une nouvelle mobilisation est prévue le 17 septembre.

Getrag (Blanquefort)

Ford se retire, les emplois menacés

Brève
11/09/2020

Le 28 août dernier, le groupe Ford annonçait qu’il retirait sa participation dans l’usine Getrag de Blanquefort, qui fabrique des boîtes de vitesse manuelles pour voitures. Un an après la fermeture de l’usine sœur de FAI, qui a supprimé 850 emplois directs, sans compter les emplois induits auprès des sous-traitants, ce sont encore une fois 800 emplois qui sont menacés par la volonté des patrons de Ford de faire des économies sur le dos des travailleurs.

Il y a cinq ans, les patrons de Getrag, entreprise appartenant jusqu’ici à 50 % à Ford, et à 50 % à l’équipementier Magna, avaient fait le chantage à l’emploi, conditionnant le développement d’un nouveau modèle au renoncement, par les ouvriers, à la prime d’intéressement et à un « accord » dit de modération salariale. Tout en investissant au minimum, l’entreprise a intensifié l’exploitation, à travers les cadences, les bas salaires et les heures supplémentaires. Et maintenant, tout laisse à penser que Ford se débarrasse de ses parts dans l’usine pour permettre de la liquider sans qu’on puisse lui demander des comptes.

Un rassemblement associé à un appel à débrayage pour le personnel de GeTrag a eu lieu jeudi 10 septembre devant les portes de l’usine. Les syndicats demandent des garanties à Ford, sous forme de commandes et d’engagements financiers. Mais quelles que soient leurs revendications, les travailleurs de GeTrag ne peuvent compter que sur leurs luttes et leur détermination. Ils ont appris de l’exemple de leur voisin FAI que la parole d’un patron ne vaut pas grand-chose et que l’État ne contraindra jamais les patrons à quoi que ce soit : il n’est qu’à voir comment il distribue actuellement les milliards, à la faveur de la crise du Covid, à des groupes comme Air France ou Renault alors même qu’ils licencient.

Les patrons de GeTrag ont continué à travers la crise du Covid, et continuent encore, à réclamer des ouvriers des cadences maximum. Ils infligent aux travailleurs la double peine : aujourd’hui les cadences, plus tard le licenciement. Il faudra au contraire imposer, à GeTrag comme dans toutes les entreprises, de travailler moins et moins vite pour que tous les travailleurs aient un emploi, en prenant sur les profits pour maintenir les salaires.

Langon (Gironde)

Grève à l'école de musique intercommunale du Sud Gironde

Brève
08/09/2020

Depuis lundi 31 août, les professeurs de l’école musique intercommunale sont en grève à près de 70 %. Comme le dit l’un d’eux : « Maintenant c’en est trop ! ». Ils ont manifesté devant le siège de leur employeur, la Communauté de Communes du Sud Gironde (CdC) et tiennent un piquet de grève devant l’école tous les jours.

Cela fait cinq ans que les enseignants demandaient que leurs contrats de travail soient régularisés : ils perdaient près de 30 % sur leurs salaires. La CdC a fini par mettre en conformité ces contrats, mais, plutôt que d’augmenter les salaires, elle a réduit le temps de travail des professeurs, réduisant d’un tiers l’activité de l’école de musique.

Cette coupe dans les horaires a de graves conséquences pour les 300 élèves qui sont inscrits dans cette école de musique : des ateliers et des classes supprimées, près de 70 élèves qui ne peuvent plus s’inscrire.

Face à la grève, le vice-président de la CdC a les mêmes arguments que les patrons, accusant les grévistes « de prendre en otage » les élèves. Mais les professeurs ont raison de faire grève, ils ont raison de dénoncer la dégradation des conditions de travail et d’accès de l’école de musique. Ils ont reçu le soutien de la grande majorité des parents d’élèves.