Libourne (Gironde)

Pénurie de repas à l’hôpital

Brève
21/10/2019

Pendant plusieurs semaines, les patients atteints de cancer, qui venaient pour une chimiothérapie à l'hôpital de Libourne, ont été privés de repas le midi. La direction prétexte des problèmes de régie thermique, mais affirme que des repas froids étaient servis.

Elle n’a pas dû descendre très souvent au service oncologie, où ni les patients, ni le personnel n’ont vu passer les fameux repas. Les familles se sont vues contraintes de pourvoir à l’alimentation des hospitalisés quand cela était possible. Pour ceux qui n’avaient personne, ils ont dû se débrouiller pour manger en sortant de l’hôpital.

Décidément, il n’y a pas de petites économies… Révoltant !

Lycée Magendie (Bordeaux)

Non à l’expulsion de Nekfar !

Brève
20/10/2019

Nekfar, élève du lycée Magendie à Bordeaux, est menacé d’expulsion avec toute sa famille.

Leur tort ? C’est celui d’avoir fui le Tadjikistan, où le père, journaliste, est menacé par le gouvernement, et d’être entré en Europe par la Lettonie, un pays où on veut les renvoyer bien qu’ils n’y aient aucune attache, en vertu d’un règlement inhumain qui permet aux différents pays de l’Union européenne, de se renvoyer les uns aux autres des réfugiés dont aucun ne veut sur son sol.

A l’initiative de Réseau éducation sans frontières, un rassemblement regroupant de nombreux lycéens lui a apporté son soutien mardi 15 octobre. Le temps presse, car la famille, déjà assignée à résidence et soumise à des émargements à l’Hôtel de police, s’est vue signifier que son expulsion, pudiquement qualifié de « transfert », était imminente.

Les règlements contre les migrants et contre les réfugiés sont là pour diviser et opposer les travailleurs et les pauvres entre eux selon leur origine. La liberté de circulation et d'installation est une nécessité.

Creuzet (Lisi, Marmande)

Non aux licenciements

Brève
12/10/2019

Mercredi 9 octobre, 150 ouvriers des deux sites de Creuzet (Lisi-Aérospace) ) ont débrayé et se sont rassemblés devant le siège de l’usine. Ils ont continué leur mouvement jeudi et vendredi. Ils refusent le licenciement de deux ouvriers. La direction les a licenciés sans aucun avertissement, sans aucune mise à pied.

Pour satisfaire les actionnaires, et en premier lieu Airbus, les dirigeants de Lisi Creuzet réorganisent la production à l’usine, et en particulier sur le site principal à Beyssac. Pour eux, « les ouvriers ne sont qu’une variable d’ajustement », comme le dénonçaient justement les grévistes. La pression des chefs est de plus en plus forte au travail : pression sur les cadences, sur les objectifs, sur le comportement, sur le poste de travail ; de nombreux collègues sont partis en démissionnant ou en rupture conventionnelle, d’autres sont victimes de burn out. Il y a un an un jeune avait été renvoyé, lui aussi sans préavis, cet été une dizaine de travailleurs ont été licenciés, un ouvrier a été licencié mi-septembre.

Ces deux licenciements ont été « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». En manifestant collectivement leur colère et leur ras-le-bol, les grévistes ont montré qu’ils ne veulent plus se laisser faire ! Ils ont raison !

Ford (Bordeaux)

Les élus de Bordeaux Métropole à plat ventre devant Ford

Brève
30/09/2019

Les collectivités de Bordeaux Métropole ont passé un accord avec Ford Aquitaine Industries qui vient de fermer son usine de Blanquefort. Elles ont accepté de renoncer au remboursement  de 50 millions d’aides publiques empochées par Ford entre 2013 et 2018. En échange, pour solde de tout compte, Ford s’engage à verser 18 millions d’euros pour la réhabilitation du site.

Les élus versent donc à Ford une prime de licencieur de 32 millions d’argent public, alors que ce serait à lui de payer aux près de 900 travailleurs du site, plus  2000 emplois induits, les dégâts occasionnés par la fermeture.

C’est ce que le représentant de Bordeaux Métropole appelle « une sortie honorable et acceptable ».  Le mot "honneur" est à réserver à ceux qui se battent contre l’inacceptable, les travailleurs de Ford et ceux qui les soutiennent. Le contraire des larbins de Bordeaux Métropole.

Gironde

Vol de vautours au-dessus des urgences

Brève
24/09/2019

Alors que la fermeture des urgences d'un des hôpitaux bordelais est programmée, les travaux d'extension des urgences de la clinique Bordeaux Nord vont commencer. Les actionnaires de la clinique misent sur les services d'urgence dont certaines activités peuvent être fort lucratives. L'activité orthopédique par exemple a augmenté de 20% en un an. A cela s'ajoute la rallonge sur les aides financières distribuées au nom de la délégation de service public.

En pleine crise des urgences publiques, les patrons des cliniques proposent leur "aide" pour accueillir des patients mais ils réclament en échange des autorisations d'ouvertures d'un ou deux services d'urgences privés au minimum par département.

Comme on le voit a Bordeaux, l'aide des patrons des cliniques est loin d'être désintéressée. Ils comptent bien profiter des difficultés des hôpitaux publics. Et ils sont encouragés par l'État.