Gironde

La misère explose

Brève
16/09/2019

En 2018, en Gironde, plus de 17 000 personnes sont venues dans les locaux du Secours populaire pour demander une aide matérielle. Parmi elles, le nombre des 18-25 ans a doublé en un an. L’INSEE recense, sur toute la Gironde, 200 000 personnes vivant avec moins de 1 015 € par mois, dont presque 43 000 rien que sur Bordeaux. Et ces chiffres sont certainement en dessous de la réalité.

Cette explosion de la pauvreté n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence de la précarité des emplois, des bas salaires et des pensions amputées, que le grand patronat impose au monde du travail. Prendre sur les fortunes accumulées par les actionnaires sur le dos de toute la société est une nécessité vitale.

Lycée Élie Faure (Lormont)

La suite de la grève

Brève
11/09/2019

Au lycée Élie Faure de Lormont, la grève s'est poursuivie les lundi 9 et mardi 10 septembre. Le taux de grévistes est resté stable à 50 pour cent. Les grévistes ont reçu de nombreux témoignages de parents d'élèves qui comprennent et soutiennent le mouvement au vu des nombreuses classes surchargées.

Mardi, ils se sont rendus à une trentaine à l'Inspection académique à Bordeaux. Ils voulaient être reçus par le représentant de la Rectrice. Ils ont essuyé un refus au prétexte qu'ils n'étaient pas invités, que leur démarche n'était pas faite dans les règles et procédures administratives. Et l'administration semble désormais refuser toute délégation de personnels sans la présence du chef d'établissement.

La hiérarchie du lycée affirme que le Rectorat refait ses calculs et qu'ils devraient aboutir avant la fin de la semaine. C'est pourquoi les grévistes ont décidé en assemblée générale qu'ils ont faite au soleil au pied de l'Inspection Académique de reprendre les cours tous ensemble ce mercredi 11 tout en déposant un nouveau préavis pour le lundi suivant car ils ne croient évidemment pas que leurs demandes soient réellement satisfaites.

Lycée Élie Faure (Lormont)

Une rentrée en grève

Brève
05/09/2019

Le jeudi 5 septembre, première journée de cours au Lycée Élie Faure, la moitié des enseignants se sont mis en grève. Ils avaient eu la confirmation quelques jours plus tôt de l'augmentation des effectifs : 35 élèves par classe pour les Terminales technologiques (STMG) et 32 ou 33 en seconde. Et moins de diversité dans les options proposées aux élèves. Cela dans un établissement où les collègues s'accordent à dire qu'au delà de 30 élèves, il devient difficile d'enseigner dans de bonnes conditions.

Depuis la rentrée, plusieurs AG des personnels se sont tenues, grossissant en nombre et en détermination. Lors de l'accueil des élèves en début de semaine, des collègues avaient dû chercher des tables pour faire installer toute leur classe ! Une délégation envoyée au Rectorat avait été reçue dès le mercredi.

Le ras-le-bol des enseignants ne date pas d'aujourd'hui. Déjà en juin dernier, une minorité de collègues s'était lancée dans une action de retenue de leurs copies et notes du bac. Cela traduisait une véritable colère devant les plans de suppression de postes sous couvert de la réforme Blanquer.

Pour le moment les chefs d'établissement se montrent à l'écoute, semblant prendre prudemment le pouls des enseignants. En effet, d'autres établissements de Gironde pourraient être touchés par des mouvements de protestation contre la dégradation des conditions d'enseignement.

Les grévistes d'Elie Faure ont décidé de prendre leurs élèves vendredi 6 septembre mais envisagent sérieusement de reprendre la grève lundi. D'ores et déjà, cette journée de grève a été riche en discussions et les grévistes ont relevé la tête et fait bloc. La mobilisation continue !

Coursiers Deliveroo (Bordeaux)

« On est là pour manger, pas pour se faire bouffer ! »

Brève
02/09/2019

Dimanche 1er septembre, les coursiers Deliveroo qui livrent en vélo les repas préparés par les restaurants, ont manifesté à Bordeaux, comme dans plusieurs grandes villes de France.

Ils rejettent la nouvelle tarification de Deliveroo mise en place le 30 juillet. En effet, le prix minimum fixé par la plateforme internet pour une course a été abaissée à 2,50 €.  Un tarif divisé par deux sur une période de deux ans. Pour ce montant, le coursier doit effecteur un premier trajet jusqu’au restaurant, attendre parfois 20 minutes que le plat soit prêt, effectuer son deuxième parcours, trouver l’adresse du client, ou sinon, attendre parfois plusieurs minutes jusqu’à ce que la plateforme contacte celui-ci, enfin lui monter le repas. Une course qui peut prendre entre 30 mn et une heure, même en centre-ville, pour un tarif vraiment « à deux balles », comme le dénonçait une pancarte dans l’un de ces rassemblements.

Ils prévoient d’aller vers une action nationale. Car ils sont de plus en plus nombreux à vouloir « agir et ne plus subir ». Et ils ont raison !

Biarritz

Le G7, une grande mascarade qui coûte cher à toute la population

Brève
25/08/2019

À Biarritz, les dirigeants du monde capitaliste se sont réservés les hôtels les plus luxueux, avec des déjeuners et diners dignes des meilleures tables, pendant que leurs chers conjoints ont batifolé au Pays Basque pour y faire des emplettes en espadrilles et piment d’Espelette. Tout ce faste est bien sûr bien orchestré, placé sous haute surveillance, avec des déploiements de force de l’ordre dignes d’un état de siège. Des mesures de sécurité qui ont largement perturbé la vie des vacanciers, des habitants, et surtout de nombreux travailleurs qui vivent et sont employés dans cette ville.

Dans les périmètres les plus proches des hôtels et du centre ville, les habitants devaient aller se procurer un laisser-passer à la mairie, sans quoi ils ne pouvaient plus rejoindre leur domicile. Idem pour ceux qui devaient y travailler, y compris pour les saisonniers très nombreux en cette période. Nombre d’entre eux ont été découragés par les 3 heures d’attente en mairie, nécessaires pour obtenir le sésame. Tous ceux qui habitent sur le parcours entre l’Aéroport de Biarritz et le centre-ville se sont vus intimer l’ordre de retirer leur voiture de la rue sous peine d’enlèvement. Plusieurs dizaines de véhicules se sont retrouvés à la fourrière.

Le centre de rétention de Hendaye a été vidé des migrants en situation irrégulière - ils ont été déplacés ailleurs - pour laisser les locaux libres pour incarcérer les manifestants anti-G7 arrêtés. Plusieurs dizaines d’avocats ont été recrutés pour assister au plus vite ceux qui seraient jugés en comparution immédiate et la patinoire d’Anglet, fermée exceptionnellement ce week-end, aurait même été réquisitionnée pour garder d’éventuels morts au frais.

Ces grandes sauteries, avec luxe, calme, douceur et volupté, pour les Macron et consorts, coûtent un maximum à la population, en tracasseries, mais aussi en deniers de l’État. Tout ça pour donner l’impression que ces pantins gouvernent. Derrière chacune de leurs décisions, il y a le patronat, les capitalistes qui tirent les ficelles.