Pau

Des lycéens en colère !

Brève
30/11/2018

Ce vendredi ce sont des centaines de jeunes venant de différents lycées de Pau qui sont sortis dans la rue pour crier leur colère. Au cœur des discussions il y a les récentes réformes du bac et la loi ORE à l’origine de Parcoursup. Pour eux, derrière ces mesures il y a une forme de sélection sociale où les jeunes des classes populaires seraient encore plus exclus qu’ils ne le sont déjà des études supérieures. Mais on pouvait aussi entendre scander « Macron démission ! » et voir des jeunes portant des gilets jaunes. Pour nombre d’entre eux, leur révolte ne concerne pas seulement leurs études mais toute l’organisation de la société qui est à revoir. Certains entendaient ainsi poursuivre leur action en manifestant le lendemain aux côtés des travailleurs qui se battent pour leur pouvoir d’achat.

Gironde - le 17 et après

Contre les taxes, pour la hausse des salaires

Brève
19/11/2018

Lundi matin, sur l’agglomération de Bordeaux, plusieurs rassemblements et blocages se poursuivaient, notamment sur le pont d’Aquitaine, bloquant la rocade, et au niveau de l’autoroute à Langon. Samedi, un rassemblement organisa une opération péage gratuit sur l’A10, un autre un filtrage sur l’A63 en direction de Bayonne. Mais c’est un autre rassemblement regroupant plus de 2000 personnes qui prit en charge le blocage du pont d’Aquitaine. Les manifestants, de milieu populaire, des travailleurs, certains syndiqués à la CGT, portaient des panneaux dénonçant les taxes sur les carburants mais également la CSG, la Flat Tax, la fin de l’ISF, et certains se moquaient de Macron en lui demandant d'essayer de vivre au SMIC, comme beaucoup de travailleurs. Au centre-ville de Bordeaux, près de 2000 personnes ont manifesté à pied. Le ton de cette manifestation était donné par France Insoumise qui mettait en avant essentiellement la démission de Macron mais les manifestants en colère discutaient aussi des salaires. Une intervention au micro sur ce thème et sur l’indexation automatique des salaires et des pensions fut applaudie. A Langon, 7 000 habitants, plusieurs centaines de manifestants ont occupé tous les ronds-points de la ville et les hypermarchés décidèrent de tous fermer leurs portes. Là-aussi, à l’occasion d’une prise de paroles, les revendications sur les salaires furent applaudies. A Libourne, des petits barrages étaient positionnés sur des ronds-points. Les discussions portaient sur les salaires et sur la capacité des travailleurs à imposer leurs revendications au patronat. 

Cité Thorez - Bègles

Non aux expulsions, non aux coupures d'électricité

Brève
02/11/2018

Depuis un an et demi, plusieurs familles d'origines albanaises occupent les appartements vides d'une des tours de la cité Thorez à Bègles, une tour dont la moitié des logements sont laissés vides par le bailleur Villogia.

Lundi 29 Novembre, alors que le froid s'installe, Villogia a fait couper le gaz et fait enlever les compteurs électriques laissant les locataires sans eau chaude, sans chauffage et sans lumière. Dans le même temps, la préfecture de Bordeaux a fait expulser les familles occupant ces appartements. En 10 jours, 19 personnes dont de jeunes enfants ont été expulsés de la cité par la police.

Mercredi dernier, une quarantaine de personnes, dont une majorité de familles albanaises se sont rassemblées a Bègles pour protester contre les expulsions et pour demander le rétablissement de l’électricité.

Il y a un an, les habitants avaient obtenu grâce à leurs mobilisations un moratoire et un peu de sérénité, ils avaient obtenu l'arrêt des expulsions durant la trêve hivernale mais aussi tant que les enfants étaient scolarisés.

Les familles albanaises soutenues par des locataires de la cité Thorez ne se laissent pas faire et continuent le combat. Un logement pour tous, c'est le minimum !

Dordogne

Suicide à la Poste : intolérable !

Brève
01/11/2018

Vendredi dernier, les facteurs de Sarlat et Siorac, en Dordogne, ont accompagné au cimetière une collègue qui, à 44 ans, s'est donné la mort, mercredi 24 octobre.

Lâche, la direction Nouvelle-Aquitaine de la Poste, afin de masquer sa responsabilité dans ce drame, a tout de suite appelé à « ne pas tirer des conclusions hâtives ». Pourtant, des collègues de cette factrice qualité, à la PDC de Siorac, soulignent la dégradation des conditions de travail (suite à une énième réorganisation), le harcèlement dont elle se disait l'objet et témoignait par des textos auprès de certains d'entre eux.

La course au profit de la direction de la Poste a un coût : la santé et, parfois, malheureusement, la vie de certains postiers. C'est révoltant !

Toray (bassin de Lacq – Pyrénées-Atlantiques)

Vive la solidarité ! Vive la grève !

Brève
19/10/2018

(c) la République des Pyrénées

La grève a commencé jeudi 18 octobre à 22h à l’usine Toray du bassin de Lacq qui fabrique de la fibre de carbone. Cela fait longtemps que la colère boue dans cette usine de plus de 400 salariés en raison de la charge de travail qui s’accroit, des menaces de sanctions qui pleuvent, des salaires qui ne bougent pas. La décision de faire grève a été prise pour demander des embauches et l’augmentation de la prime d’intéressement ridicule en regard des profits de cette multinationale qui a généré près de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 rien que sur le bassin de Lacq.

Mais cette grève a été également décidé en solidarité avec les travailleurs de l’usine Toray de Saint-Maurice de Beynost dans l’Ain eux-mêmes en grève depuis deux semaines contre un licenciement injustifié et un règlement intérieur punitif et humiliant. Ces derniers ont ainsi traversé le pays pour venir à la rencontre des travailleurs de l’usine des Pyrénées-Atlantiques vendredi 19 octobre. Ils ont pu affirmer ensemble que leurs problèmes sont les mêmes et que leurs armes pour se défendre le sont également : la grève et la solidarité.