Lycée Eiffel (Bordeaux)

Sourde colère face aux mesures sanitaires insuffisantes

Brève
05/11/2020

la file d'attente à la cantine du lycée

Au lycée Eiffel de Bordeaux, comme dans beaucoup de lycée du pays, les élèves se sont retrouvés à la rentrée entassés dans les coursives ou dans la cour d’honneur pour écouter la lecture de la lettre de Jean Jaurès lundi matin. A la cantine, dans les couloirs, dans les classes, les mesures de distanciation ne sont pas respectées. "Rien n'a changé, on est toujours 30 à 35 par classe" disent les lycéens. Et à la pause de l’après-midi certains d’entre eux ont été pris à partie par la police alors qu’ils étaient devant le lycée, comme ils ont l’habitude de le faire. Ils ont donc dû retourner se serrer les uns contre les autres en salle de classe. La grogne monte donc.

Mais les lycéens ne sont pas les seuls à hausser le ton : depuis plusieurs semaines déjà, les enseignants ont demandé un renforcement des règles sanitaires et l'accueil des élèves en effectifs réduits, via un système de rotation. Des mesures non retenues par le ministre de l'Education qui montre là son mépris pour la santé des jeunes et des professeurs. Il préfère donner comme directives d’ouvrir les fenêtres pour aérer et tenir les distances "dans la mesure du possible"… Mais aucune embauche pour renforcer les équipes de nettoyage ou permettre de diviser le nombre d’élèves dans les classes, aucun aménagement des horaires pour permettre de limiter les circulations dans les couloirs, rien n’a changé !

Au lycée comme dans les entreprises, le gouvernement nous montre encore une fois que son seul objectif est de continuer à faire tourner la machine économique afin de permettre aux actionnaires de toucher leurs dividendes, au mépris de la santé des travailleurs et de leurs enfants.

Mérignac (Gironde)

Thalès sacrifie des centaines d'emplois pour les profits des actionnaires

Brève
25/10/2020

La direction de Thalès a annoncé 250 suppressions de postes à Mérignac, alors que le site girondin en comprend 2500. Cela fait partie d’un plan de 1 000 suppressions de postes annoncés par le groupe dans sa filiale aéronautique civile, qui vont s’ajouter au licenciement de 500 intérimaires et prestataires au niveau national.

La crise dans le secteur aéronautique sert de prétexte, mais le groupe Thalès, spécialisé dans l’électronique de défense et sécurité, le spatial et l’aéronautique annonce un taux de rentabilité de 8 % pour 2020. Il s’apprête à verser aux actionnaires, parmi lesquels Dassault, un groupe riche à milliards, 85 millions d’avance sur dividendes.

Il a largement les moyens de supporter la baisse de charge sur sa filiale aéronautique, en baissant le temps de travail de tous, avec maintien du salaire. Les travailleurs n'ont pas à subir la dictature de ces profiteurs.

Gironde

La pauvreté explose

Brève
19/10/2020

Au deuxième trimestre, le chômage en Gironde a augmenté de 25,6%. Les associations comme le Secours populaire, la Banque alimentaire doivent aider des milliers de personnes supplémentaires. En un an, le nombre de bénéficiaire du RSA a augmenté de plus de 2 500 pour atteindre 42 818 personnes dans le département. Et encore, bien des travailleurs dans le dénuement ne font pas de demande de RSA.

Il est insupportable de voir la pauvreté exploser pendant que le gouvernement déverse à fonds perdus des milliards à des capitalistes qui suppriment des emplois.

Education nationale (Melle)

Pas touche à nos camarades !

Brève
13/10/2020

Environ un millier de manifestants se sont rassemblés lundi 12 octobre devant le Rectorat de Poitiers, venus soutenir 4 collègues enseignants qui passent en Conseil de discipline, « les 4 du lycée de Melle ». L'administration s'acharne contre eux depuis le mois de mars. Il leur est reproché leur participation active et militante dans les mobilisations contre la réforme Blanquer. La hiérarchie ne leur pardonne pas d'avoir été aux côtés des élèves lors des épreuves contestées et perturbées du nouveau bac.

L'enquête, menée de manière opaque, conclut sans éléments réels à une instrumentalisation des élèves et même à une irréaliste « incitation à l'émeute » ! Après huit mois de suspension et d'isolement social par l'interdiction de fréquenter leurs collègues, les 4 de Melle sont donc, à nouveau, convoqués, cette fois devant la Commission disciplinaire. Son avis ne sera que consultatif, c'est, en dernier ressort, la Rectrice de l'Académie qui décidera de la sanction. Ils risquent la mutation d'office et des sanctions plus lourdes ne sont pas à exclure. Cet acharnement est choquant et usant pour les collègues.

Mais ils ont pu mesurer lundi le soutien qu'ils avaient. De nombreuses délégations s'étaient rendues de bien des endroits à Poitiers, par solidarité et pour protester contre l'évolution répressive de l'administration qui semble bien décidée à faire un exemple. Des délégations venues de nombreux endroits, comme les 14 enseignants du lycée Elie faure de Lormont en Gironde. Nombreux sont les enseignants qui se sentent concernés car beaucoup estiment qu'ils auraient pu se trouver à la place des 4 de Melle, ayant eux-mêmes été aux côtés de leurs élèves lorsqu'ils avaient décidé de manifester contre les nouvelles épreuves du bac Blanquer.

L'une des 4, convoquée à 14 h devant la Commission du Rectorat de Poitiers, n'en est ressortie avec les commissaires paritaires et l'avocat qu'à près de 22 h. Le même sort attend les trois autres les jours suivants. Le verdict devrait être connu cette fin de semaine.

        

        

Région de Pau

Licenciements à la Mécanique Aéronautique Pyrénéenne (MAP) : « Le virus a bon dos ! »

Brève
13/10/2020

Ce sous-traitant de l’aéronautique vient d’annoncer la suppression de 105 postes sur les 270 que compte l’entreprise. Le groupe BT2i auquel l’entreprise appartient profite de la crise sanitaire pour réorganiser ses activités. Le directeur explique bien sûr que c’est la faute à la crise du Covid et qu’il n’a pas le choix, mais les travailleurs ne sont pas dupes et pour eux c’est surtout une occasion rêvée pour s’attaquer à eux.

Un des principaux donneurs d’ordre de la MAP est Airbus qui a reçu des milliards d’euros d’aide de l’État en plus des profits gigantesques dont se goinfrent ses actionnaires depuis années. À Airbus comme chez leurs sous-traitants, ces montagnes d’argent coincées dans leurs coffres forts doivent servir à répartir le travail entre tous les travailleurs en maintenant les salaires, et ce même si l’activité est réduite. Une première manifestation a réuni quelques 200 salariés de la MAP et de quelques entreprises des alentours le 12 octobre pour protester contre ces licenciements. Il faut qu’elle en appelle d’autres. Lutter, c’est le seul moyen pour les travailleurs d’imposer leurs intérêts.