SNCF

La direction veut se venger de la grève des cheminots

Brève
16/10/2018

Un cheminot du Pays basque  est convoqué à un conseil de discipline le 17 octobre à Bordeaux. La direction de la SNCF envisage clairement une radiation des cadres, un licenciement.

La direction accuse ce camarade d'avoir, en juin lors d’une manifestation en gare de Saint-Jean de Luz, ceinturé et trainé sur plusieurs mètres une cadre SNCF. Le rapport de police ne rapporte rien là-dessus, le constat d'huissier ne constate rien et de nombreux témoins n'ont remarqué aucun comportement violent. Alors que le délai maximum réglementaire est de 48 heures,  le prétendu accident du travail de la cadre a été déclaré 14 jours après.

Le dossier est complétement vide. Cette accusation est infondée. Elle s’ajoute à une longue liste de cheminots grévistes menacés et sanctionnés pour leur activité syndicale à la suite du mouvement de grève.

Des rassemblements de soutien d'envergure ont déjà eu lieu à Bayonne et Bordeaux. Soyons nombreux le 17 octobre 2018 à partir de 12h en gare de bordeaux pour manifester notre colère et notre soutien à ce camarade.

Ford Blanquefort

Contre Ford, la seule force, c’est celle des travailleurs en lutte

Brève
15/10/2018

Bruno Le Maire vient d’annoncer que Ford compte fermer définitivement et dans son ensemble l’usine, refusant l'option du repreneur car dans cette option, il lui faudrait passer commande de boites de vitesse pendant trois ans. Ford, qui optimise ses profits en réorganisant sa production à l'échelle du globe, n'en a cure. Il s'apprête donc à jeter à la rue près de 900 travailleurs, 3000 en comptant les sous-traitants et les emplois induits.

Il y a trois semaines, le ministre d'Etat Le Maire promettait pourtant une solution. Aujourd'hui, il démontre que ses promesses de politiciens n'étaient que du vent et ne pouvaient que servir à lanterner les travailleurs en leur demandant de lui faire confiance. Dans cette société, ceux qui commandent sont ceux qui possèdent les capitaux, et les politiciens qui se plaignent d’être menés en bateau par Ford mènent aussi en bateau les travailleurs. Car les capitalistes ne connaissent que leur profit, que ce soit Ford ou le repreneur pressenti qui n'aurait repris que 300 emplois, pour une durée non déterminée, et à la condition d'encaisser 17.5 millions d'euros de subventions publiques.

Dans ce bal des faux-culs, entre patrons et gouvernement, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leurs luttes pour faire payer leur peau, le plus cher possible.

Manifestation contre la fermeture de Ford

Message de Nathalie Arthaud

Brève
22/09/2018

" Je transmets mon salut et ma solidarité  aux travailleuses et aux travailleurs de Ford qui se battent contre la fermeture de leur usine.

Aucun travailleur de la région de Bordeaux n’a à subir les conséquences des décisions de ces grands groupes rapaces.  Aucun ne doit se retrouver avec un revenu amputé, au chômage ou avec des préretraites de misère. C’est à Ford de garantir l’avenir de tous, des embauchés comme des sous-traitants et des fournisseurs de l’usine. Car oui, ce n’est pas seulement de l’avenir des 900 ouvriers de Ford qu’il s’agit, mais aussi de celui de milliers de travailleurs de la région. Ford a des milliards pour garantir un avenir à tous. Mais il ne le fera que contraint et forcé, que si les travailleurs de Ford, unis à ceux de la région, l’imposent.

Les politiciens locaux comme le gouvernement sont à plat ventre devant les patrons. Aucun ne défend les travailleurs. Au contraire, ils sont là pour servir la soupe des riches, pour les subventionner encore et encore en lanternant les travailleurs. Entre le précédent départ de Ford il y a près de 10 ans et la fermeture programmée aujourd’hui, les pouvoirs publics ont d’abord joué la comédie d’un repreneur, un fabricant d’éolienne, qui n’a pas fait que brasser du vent mais s’est servi dans la caisse avant de faire ses valises. Et après les pouvoirs publics ont allongé 50 millions d’euros de subventions pour que Ford daigne revenir, après avoir supprimé plus de la moitié des emplois.

Aujourd’hui, comme hier, comme toujours, les travailleurs ne peuvent compter pour sauver leur peau que sur leurs mobilisations collectives, sur la grève qui leur donne les moyens d’aller chercher le soutien des travailleuses et des travailleurs de la région. Pour faire reculer nos adversaires, le patron et les pouvoirs publics, pour être en mesure d’entraîner d’autres travailleurs, pour faire la grève, il faudra bien s’unir, chacun avec ses revendications, mais tous ensemble. Les travailleuses et les travailleurs de Ford ne sont pas seuls. Nous sommes tous menacés par l’avidité et la rapacité de la classe capitaliste. C’est pourquoi le combat de ceux de Ford contre leur patron doit être le combat de tous les travailleurs. Ford ne doit pas s’en tirer comme cela.

Bon courage à tous camarades, et que cette lutte se développe ! "

CHU de Libourne

La ministre passe, les problèmes restent

Brève
17/09/2018

Protestations à l'entrée du CHU

Vendredi 7 septembre, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, est venue inaugurer le CHU de Libourne, accompagnée d’une cohorte d’élus locaux. Pour l’occasion, la direction avait fait réparer l'auvent à l’entrée qui avait été endommagé en mars 2018. Comme quoi, l’hôpital peut encore trouver quelques moyens financiers.

Personne n’attendait quoi que ce soit de cette visite, mais les personnels de l’hôpital en ont quand même pâti. Le parking de l’entrée fut fermé deux jours avant la visite pour y installer des chapiteaux, obligeant les agents hospitaliers comme les patients à se garer plus loin. Des soignants ont été réaffectés sur les services visités par la ministre afin de cacher le manque de personnel, et le sens de circulation dans les couloirs a été modifié, obligeant les infirmières et ASH à faire des détours pour réaliser leur travail. Tout fut fait pour garantir une visite tranquille à la ministre. Un comité d’accueil de grévistes qui entendait interpeller la ministre sur la dégradation des conditions de travail et le manque de personnel fut lui-aussi maintenu bien à l’écart des festivités.

De toute façon, la ministre n’était pas venue pour écouter les problèmes, ni pour y apporter quelque réponse. Des chefs de service s’en étaient d’ailleurs déjà chargés en juin : « les travaux ont coûté 158 millions, pas la peine de demander des embauches ! » Bref, une visite où les pontes ont profité du champagne et des petits fours tandis que les travailleurs ont encore dû courir plus que d’habitude !

Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) 

Sanofi, empoisonneur et pollueur

Brève
15/07/2018

Un récent rapport a épinglé l’usine chimique Sanofi de Mourenx située sur le bassin industriel de Lacq pour ses rejets toxiques. Ce rapport révèle qu’elle rejette à des niveaux 190 000 fois supérieurs au taux autorisé des substances comme le bromopropane, classé cancérogène, mutagène et reprotoxique par l’Organisation mondiale de la santé.  Cette substance entre dans la composition du Dépakine, médicament antiépileptique pour les femmes enceintes accusé d’avoir provoqué des malformations et des retards de développement chez des milliers d’enfants. Non content de mettre en danger la vie des malades, Sanofi empoisonne également les riverains de ces usines.

Ces révélations ont suscité un tollé parmi les riverains et les salariés de l’usine qui ont manifesté leur ras-le-bol le 10 juillet dernier. Dans l’espoir de calmer cette opposition et d’étouffer le scandale, Sanofi a mis son usine à l’arrêt. Certains des manifestants notaient que cette multinationale qui a engrangé 8 milliards d’euros de profits l’année dernière aurait largement les moyens de prévenir les risques que sa production fait peser sur la santé. Pour cela il est indispensable que les travailleurs contestent la direction de l’économie à ces capitalistes irresponsables.