Angoulême (Charente)

Échec à l’expulsion d’une mère de famille

Brève
07/07/2018

Lundi 2 juillet, une jeune femme albanaise installée en France avec son mari depuis 5 ans a été séparée de ses quatre enfants de 10, 8, 4 ans et 14 mois et envoyée en centre de rétention à Toulouse. La police municipale, intervenue pour une poubelle déposée hors délai, constatant un récépissé périmé, a appelé la police nationale et, sur le champ, le préfet a ordonné une obligation immédiate de quitter le territoire et le transport vers un centre de rétention.

Des parents de l’école primaire ont alerté un collectif de défense des sans-papiers, qui lui-même a alerté une association présente dans le centre toulousain (la Cimade). Mardi une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat d’Angoulême. La presse locale a rendu l’affaire publique. À ce moment un juge, constatant que le préfet avait omis de mentionner la qualité de mère de famille de cette personne, ordonna de la libérer et elle put rejoindre sa famille.

Ce jeudi, le collectif a réuni une centaine de personnes, notamment des jeunes parents d’élèves des écoles qui vont continuer de s’exprimer. Tous restent mobilisés.

Une victoire de la solidarité face à une politique violente et inhumaine inspirée par l’État.

Pau

Cri de colère à l’hôpital

Brève
01/07/2018

Une centaine d’aides-soignantes et infirmières du centre Jean Vignalou de l’hôpital de Pau, spécialisé en gériatrie, se sont retrouvées jeudi 28 juin pour protester contre les dégradations de leurs conditions de travail.

Actuellement, sur un total d’environ 120 salariés du centre, une trentaine d’agents sont en arrêt maladie, épuisés par le manque de personnel qui les amène à faire des journées doubles, à revenir sur leurs temps de repos... La direction du centre use jusqu’à la corde son personnel mais se soucie bien peu de sa santé comme de la qualité des soins donnés aux patients. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été le regus pour certains de leurs congés estivaux.

Le 28 juin, bien décidées à faire entendre leur colère, elles sont allées à la porte du DRH qui a été contraint de les recevoir toutes ensemble. Elles ont pu exprimer leur ras-le-bol et leurs exigences, en particulier la nécessité d’embaucher. Face au DRH qui essayait de les convaincre que c’est impossible faute d’argent, l’une d’elles a évoqué la récente grève de l’hôpital du Rouvray et la victoire des grévistes qui ont obtenu des postes.

Le message est clair, les hospitaliers sont décidés à ne plus subir la politique d’austérité qui leur est imposée depuis des années.

Saint-Jean-de-Luz

Les cheminots ne renoncent pas ! et ils le font savoir...

Brève
26/06/2018

En gare de Saint-Jean de Luz, dans la matinée du vendredi 22 juin les cheminots ont reconduit la grève en assemblée générale. Malgré l’intervention de la police, 4 trains ont été bloqués par les manifestants venus les soutenir. Ils chantaient : « On est là, on est là, même si vous ne voulez pas, on est là pour l’honneur des cheminots et l’avenir de nos marmots… ». Au bout d’une demi-heure, les wagons ontt pu repartir, ornés d'autocollants.

La détermination était d’autant plus grande que les cheminots avaient appris que la SNCF prévoyait de supprimer 20 emplois dans le Centre Ligne Direct de Bayonne, en regroupant à Poitiers les appels des usagers désirant réserver une place dans un train.

Sur un parking attenant à la gare, le syndicat paysan ELB (Conféderation paysanne du Pays Basque) avait organisé et offert un mechoui. Comme a dit un agriculteur :  "Ils sont les travailleurs du rail, nous ceux de la terre". Plus de 200 personnes, avec un concert d'un groupe local,  ont partagé ce repas de soutien à la lutte des cheminots !

Pyrénées-Atlantiques

La lutte des électriciens et des gaziers s'étend

Brève
18/06/2018

Depuis le 12 juin les électriciens d’Enedis et les gaziers de GRDF se relaient pour bloquer le site d’Anglet. Les camions d’intervention restent au dépôt. Le piquet à l’entrée ne les laisse sortir que pour les urgences de sécurité. Le 14 juin, ceux de Dax ont commencé à faire de même. Le mouvement parti de Marseille il y a six semaines ne cesse de s’étendre à travers tout le pays.

Récemment à Orthez, les cheminots se sont unis aux gaziers et électriciens. Un encouragement qui n’est sans doute pas pour rien dans l’extension du mouvement.

Les gaziers et électriciens luttent contre un projet de restructuration qui conduirait à la suppression de 2500 emplois d’ici à 2020 et à la fermeture de 200 sites. Ils réclament au contraire un véritable service public de distribution de l’énergie, des augmentations de salaire et l’embauche définitive dans leur entreprise des multiples intérimaires, apprentis, salariés précaires avec lesquels ils travaillent tous les jours.

Ford Blanquefort

Face à la guerre sociale du patronat, la riposte collective des travailleurs !

Brève
08/06/2018

Ford a attendu qu’expire l’accord-cadre passé avec les pouvoirs publics et  lui rapportant des millions pour annoncer sèchement le 7 juin qu’il allait mettre fin définitivement à son activité sur le site de l’usine Ford Aquitaine Industries à Blanquefort. Il ne recherche plus de repreneur. Il lance un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dès juin pour une fermeture programmée fin 2019. Ce trust qui a fait 7,6 milliards de dollars de bénéfice en 2017 juge plus rentable de priver de travail 900 salariés sur le site et le triple en emplois induits sur la région. 

Dans cette guerre sociale que mène un patronat de combat, les travailleurs de Ford ne pourront compter que sur leurs luttes et leurs grèves. Quelles que soient les revendications qu’ils se donneront, le maintien de Ford, le maintien des emplois ou des primes de départ conséquentes, il leur faudra être déterminés. Et ils trouveront des alliés, non pas chez les patrons, non pas à la mairie ou au Conseil départemental, à la région ou au gouvernement, mais chez les autres travailleurs de la région, à commencer par ceux de l’autre usine Ford, Getrag.

Ford ne doit pas s'en tirer comme ça !