Orthez (64)

Electriciens, gaziers, cheminots en appétit de lutte

Brève
05/06/2018

Mardi 29 mai, Enedis, l’entreprise qui gère le réseau de distribution d’électricité à la place de l’ex-ERDF, inaugurait son nouveau site d’Orthez en présence du directeur régional.  

Une occasion pour une centaine d’électriciens et gaziers de dénoncer un projet de restructuration d’Enedis qui conduirait à la suppression de 2500 emplois d’ici à 2020 et à la fermeture de 200 sites. Rejoints par 200 cheminots en lutte contre la réforme de la SNCF, c’est à 300 qu’ils se sont rendus devant la nouvelle agence Enedis. 

Des tables avaient été dressées pour le directeur régional et ses invités.  Les manifestants avaient prévu un casse-croûte, mais un repas, tout en finesse de l'entrée jusqu'au dessert,  leur tendait les bras; alors changement de menu ! Les « huiles » ont préféré  quitter l'endroit pour aller faire collation au restaurant voisin. 

Pour terminer la journée, l’Assemblée Générale décida sur place de priver l’agence d’électricité. La direction n'avait plus qu'à digérer !

Bayonne

Clinique Belharra : la direction est tombée sur un os

Brève
05/06/2018

Depuis 2015 que le groupe Capio avait ouvert la clinique Belharra à Bayonne, la direction faisait ce qu’elle voulait. A savoir : du fric.

Conséquence : "Des salariés à bout, des patients négligés, des personnes régulièrement réorientées vers les urgences de l’hôpital et un roulement des personnels impossible à assurer".

Ca ne suffisait pas à la direction. Elle prévoyait encore la disparition de quinze postes, sur un effectif de 450 équivalent temps plein, et des suppressions de RTT. 

En six jours, du 23 au 29 mai, par un mouvement de grève à 70% comme il n'y en avait jamais eu à la clinique, et avec le soutien des médecins, le personnel l’a ramené à la raison.

Assainissement de l'eau à Bordeaux

Eaux troubles

Brève
28/05/2018

Une association bordelaise va saisir la justice pour qu'elle ouvre une enquête sur la procédure d'attribution du juteux marché public de l'assainissement de l'eau de l'agglomération.

Il faut dire que ce contrat, 350 millions d'euros sur 7 ans, a de quoi aiguiser les appétits, notamment ceux de Suez et de Veolia, les deux seules entreprises ayant postulé. Du côté de Veolia, se trouve l'administration de la métropole tandis que les élus défendent Suez, les uns et les autres s'accusant selon la presse de corruption. Et devant le scandale qui pointe, Juppé cherche à se couvrir en disant qu'il va faire réexaminer les offres.

Quoiqu'il en soit, corruption ou pas, la gestion de l'assainissement en direct par les pouvoirs publics est de toute façon écartée. A tous les coups, ce sera donc un capitaliste qui gagnera !

 

Bordeaux

Justice de classe

Brève
25/05/2018

Le tribunal administratif de Bordeaux vient d'ordonner l'expulsion de plusieurs dizaines de Sahraouis qui s'étaient réfugiés dans un ancien EHPAD désaffecté appartenant au CHU de Bordeaux après que leur ancien campement ait pris feu le 1er mai dernier. Une fois de plus, ils sont menacés de la précarité la plus totale.

Quand il s'agit de réquisitionner les logements vides sur lesquels propriétaires et banquiers spéculent et qui seraient bien utiles à tous les sans-logis, il n'y a ni juge ni police. Mais pour mettre des pauvres à la rue, l'Etat trouve toujours des moyens...

Pays-Basque

Un message des travailleurs à Macron déposé en mairie de Cambo

Brève
26/04/2018

Mardi 24, à la gare de Cambo près de Bayonne, 120 grévistes, très motivés, ont voté la continuité de la grève à l’unanimité sous les applaudissements d‘au moins autant de sympathisants venus les soutenir.

Etaient également présents une trentaine d'électriciens et gaziers, craignant des fermetures d'agences d'intervention de proximité, et des hospitaliers venus dénoncer les conditions de travail et de soins. 

Ensuite, en cortège, tous se sont rendus devant la mairie de Cambo, dont le maire est aussi député La République en Marche, pour y déposer de vieux rails symbolisant l’avenir des petites lignes selon Macron, pendant que la mairie était privée d'électricité, pour signifier les sentiments des travailleurs de l’énergie.

Tous, ravis de leur intervention, en se séparant, se donnèrent rendez-vous pour les très prochaines actions de samedi à Hendaye et dimanche à Bayonne.