Bayonne

On n'a jamais eu autant de plaisir à aller chez Carrefour !

Brève
22/04/2018

Ce jeudi 19 avril, la manifestation bayonnaise est sortie des sentiers battus. Sous le regard surpris des clients, en majorité bienveillants, le cortège des manifestants s’est engouffré dans la galerie marchande du centre Carrefour BAB2. Un joli pied de nez à la direction de Carrefour en soutien aux grévistes Carrefour qui se battent pour leur emploi.

À la tête du cortège, les cheminots, environs 300, suivis par les salariés de Dassault, les électriciens et gaziers, les hospitaliers, les postiers, les salariés de Castorama et Carrefour, les retraités et bien d'autres. Il y avait de l’ambiance. Pour bon nombre de salariés, c’était leur première manifestation.

Une démonstration qu'avec les cheminots des travailleurs se rassemblent pour construire la lutte.

Pays basque

Vive la grève des cheminots !

Brève
12/04/2018

Dimanche 9 avril, en gare de St Jean De Luz, l'assemblée générale des cheminots rassemblant 200 personnes, dont 110 travailleurs du rail, a reconduit la grève pour le 13 avril. Un intervenant a déclaré que les cheminots sont "la locomotive qui va entrainer le mouvement populaire". Le lendemain mardi 10 avril, en gare de Biarritz, il y avait une  nouvelle assemblée de 300 personnes.

La lutte a un soutien populaire. Une manifestation s'est rendue à l'aéroport de Biarritz, avec la participation des dockers du port de Bayonne, du personnel des HLM,... et même,un élu anonyme a donné en faveur de la grève sa prime de fonction de 1102 euros.

Les cheminots se battent, leur grève est la notre !

Pays-Basque

"EUX , C’EST NOUS !"

Brève
06/04/2018

Mardi 3 avril, une centaine de manifestants, appelés par le mouvement altermondialiste basque Bizi ! ("Vivre !" en langue basque), avec l’appui de l’euro-parlementaire José Bové, a protesté contre la réouverture d’un centre de rétention à Hendaye. 30 réfugiés pourraient y être enfermés jusqu’à 90 jours, si le projet de loi « asile-immigration », actuellement présenté à l’Assemblée par le gouvernement, est adopté, la durée légale de rétention étant doublée.

300 personnes ont déjà manifesté en décembre, en gare de Bayonne, contre l’expulsion de 21 personnes. Le gouvernement des riches voudrait nous faire croire que le danger vient des réfugiés. Paradis fiscaux pour les uns et rétention pour les autres ! Pas d’accord !  Liberté de circulation et d’installation pour tous les travailleurs !

Magasins Carrefour en Gironde

Une journée de gréve réussie

Brève
01/04/2018

Samedi 31 mars, les salariés des hypermarchés Carrefour de Bègles, Mérignac et de Lormont ont majoritairement suivi le mouvement de grève nationale à l'appel des syndicats. Au Carrefour de Bègles, il y avait 300 grévistes soit plus de 80% du personnel, du jamais vu, à Lormont, 166 grévistes.

Toute la journée de samedi, les entrées du magasin de Bègles ont été bloquées par des centaines de caddies et les grévistes se sont retrouvés dans une ambiance festive. Face à l'ampleur de la mobilisation sur le plan national, la direction de Carrefour manoeuvre. Elle vient ainsi de proposer d'augmenter la participation aux bénéfices de 57 à 407 euros au travers d'une prime exceptionnelle. Mais les salariés sont bien conscients qu'il faudra poursuivre la mobilisation pour empêcher le plan massif de suppression de postes de s'appliquer.

Carrefour a de quoi maintenir les emplois, les actionnaires se sont gavés depuis des années. 6 milliards de dividendes ont été versés entre 2010 et 2018. Interdire les licenciements à Carrefour et partout ailleurs, c'est une mesure d'urgence pour le monde du travail.

Facteurs de Gironde

Une grève active et combative

Brève
27/03/2018

(c) Joel Saintier

Lundi 26 mars, les facteurs de Gironde en étaient à leur 14e jour de grève. Démarrée au lendemain de la grève départementale initiée par Sud PTT le 12 mars, qui a mobilisé près de 600 facteurs, la grève s’est propagée entre le 13 mars et le 26 mars à partir de deux bureaux et a gagné à ce jour près d’une trentaine de sites sur 63, entrainant environ 200 facteurs tous les jours.

Les facteurs s’opposent toujours à deux réorganisations de La Poste, la « sacoche » qui condamne certains facteurs à une journée continue de distribution et d’autres à ne faire que du tri, et la coupure « méridienne », une coupure imposée et non payée, qui allonge d’autant la journée de travail.

Depuis le 13 mars, les facteurs en grève ont quotidiennement organisé des visites dans les bureaux qui n’étaient pas encore touchés par la grève. Cette semaine, ils ont eu affaire, de plus en plus systématiquement, à l’opposition des directeurs de site cherchant à leur interdire l’accès de leur établissement, contrairement au droit syndical. Malgré tout, la grève a continué à progresser. Jeudi 22 mars, journée de grève dans tout le service public, le rassemblement des facteurs au pied de la direction départementale et la manifestation ont regroupé dans une joyeuse ambiance combative 400 facteurs du département. Samedi, une délégation de facteurs a aussi manifesté avec les travailleurs de Ford.

Les facteurs recherchent aussi la solidarité financière des travailleurs. Plusieurs dizaines d’entre eux ont fait, avec les syndicats du Centre Financier de La Poste, deux collectes à la cantine du bâtiment. D’autres ont reçu le soutien des travailleurs de la Monnaie de Pessac.

Mardi 27, au moins 150 grévistes se sont retrouvés à Bordeaux à la direction départementale. La Poste a reçu une délégation mais a confirmé ce qu’elle avait déjà dit dans un courrier quelques jours plus tôt, à savoir qu’il fallait discuter localement, dans chaque bureau. Les grévistes ont bien entendu refusé cette grossière manœuvre et ont voté la poursuite de la grève. Il se discute maintenant d’une journée de grève nationale sur les revendications portées en Gironde et en Ille-et-Vilaine. Ces réorganisations chez les facteurs concernent tous les facteurs du pays. Aussi une telle journée serait nécessaire pour lancer la mobilisation à l’échelle du pays. En attendant, la pression doit toujours monter.