Ford Bordeaux

Manifestation contre la fermeture

Brève
26/03/2018

Samedi 24 mars, deux jours après la mobilisation du 22, près de 400 travailleurs et militants se sont retrouvés en manifestation à l’appel des syndicats CGT, CGC et FO de Ford FAI de Blanquefort pour protester contre le désengagement de Ford du site en 2019.

Parmi les manifestants, il y avait près d’une centaine de travailleurs de Ford. Certains étaient de l’usine soeur GETRAG-Ford, qui emploie aussi 900 travailleurs à Blanquefort. Eux-aussi se demandent si leur usine ne sera pas la suivante sur la liste des sites à fermer. Etaient présents aussi lors de cette manifestation une délégation de travailleurs de GM&S (La Souterraine en Corrèze) qui ont lutté contre la fermeture de leur site, des facteurs de Gironde en grève et des organisations politiques (LO, NPA, PCF, CNT). On pouvait noter l’absence de l’UD CGT comme de la fédération métallurgie CGT.

Dans l’usine, la direction multiplie les réunions avec le refrain adressé aux travailleurs du site que, pour qu’un repreneur se présente, il faut être présentable, et donc produire. Ford, qui a planifié la fermeture depuis des mois, si ce n’est des années, aimerait avoir des boites de vitesses le plus longtemps possible. Mais les travailleurs sont bien décidés à ne pas lui faire cette fleur. Ils ne croient pas au repreneur, ils en ont déjà fait l’expérience, il y a 10 ans quand Ford a tenté de sous-traiter la fermeture au moyen d’un repreneur bidon. Le baratin de la direction ne prend donc pas et la production est tombée à zéro. Ce qui occupe depuis 3 semaines le temps de travail des ouvriers, ce sont des discussions sur leur capacité à faire reculer Ford et sur les objectifs à mettre en avant.

Quant au gouvernement, il reproche à Ford de ne pas tenir sa parole de rester jusque fin 2019. Il négocie six mois d’activité de l’usine, avant que Ford ne joue la comédie du repreneur ! Que la fermeture soit mi-2019 ou fin 2019 n’arrangera pas l’affaire des salariés. Mais tout cela n’est pas étonnant d’un gouvernement au service du patronat. Quant aux élus régionaux, comme Juppé, ils sont sur la même ligne. Ils disent maintenant qu’ils ont été baladés par Ford. Sans doute, mais à quoi servent-ils alors si ce n’est à signer des chèques de subventions aux entreprises en priant pour que celles-ci daignent rester sur place ?

Alors oui, les travailleurs de Ford devront d’abord compter sur leur propre détermination collective et sur les travailleurs de la région, pour mettre la pression sur Ford et sur le gouvernement. Ford est un géant de l’automobile, certes. Mais c’est une entreprise capitaliste qui doit vendre. La comédie du repreneur, Ford la joue aussi pour que la colère ouvrière n’explose pas, pour qu’elle ne ternisse pas son image.

Les travailleurs de Ford qui ont manifesté le 22 et à nouveau le 24 ont raison. Ils montrent la voie aux travailleurs du site qui hésitent encore à entrer en action. Cette manifestation en appelle d’autres.

Colère à la distribution en Gironde

Les facteurs étendent leur grève

Brève
20/03/2018

A la suite de la journée de grève du 12 mars, suivie par près de 600 facteurs du département, plusieurs bureaux ont décidé de continuer la grève pour obtenir satisfaction sur leurs revendications, contre la « sacoche » et contre la « méridienne ». Et depuis le 12 mars, le mouvement ne fait que prendre de l’ampleur.

Le 13 mars, la grève a été reconduite par 20 facteurs dans deux bureaux, à Cenon et à Bastide. Les grévistes ont décidé d’aller voir les autres bureaux, à commencer par ceux qui s’étaient largement mobilisés le 12 mars. Le lendemain, mercredi 14 mars, cinq bureaux étaient en grève, et c’était huit le vendredi, parmi lesquels Bègles, Mériadeck, Lormont, Villenave d’Ornon. Les délégations de facteurs en grève et la détermination affichée ont permis d’entraîner de nouveaux sites. Ainsi lundi 19 mars et mardi 20 mars, Pessac, Talence, Léognan, La Réole, Langon, Blanquefort, Pauillac, Eysines et Lesparre avaient voté la grève de manière majoritaire. Mardi 20 mars, 19 sites, soit près du tiers des sites du département, étaient touchés par la grève, entrainant près de 200 facteurs.

Tous les jours, une partie des grévistes se retrouve à Mériadeck pour faire le point et s’organiser pour la suite, se répartire  sur les visites du lendemain. Les facteurs du département se battent contre deux réorganisations que La Poste comptait appliquer en douce dans le département, bureau par bureau. La « méridienne » est une coupure d’au moins 45 minutes, qui n’est pas payée, qui repousse d’autant la fin de service et qui remplace une pause de 20 minutes payée. Quant à la « sacoche », cela consiste à mettre les facteurs qui feront de la distribution toute la journée dehors puisque le tri sera confié à d’autres qui ne feront au bureau que cela. Dans les deux cas, ces réorganisations sont ressenties comme une dévalorisation et comme une dégradation des conditions de travail inacceptables, rejetées par la totalité des facteurs.

A ce jour, la direction départementale de La Poste fait la sourde oreille aux revendications des grévistes. Pour faire croire aux usagers que la distribution a repris, elle a mis en place un centre parallèle où des cadres trient et distribuent à deux le courrier de la seule ville de Cenon, en voiture quand les facteurs le font à vélo. Elle n’a pas les moyens de casser la grève. Mais elle ne cèdera que si elle voit que le mouvement prend encore de l’ampleur. Elle a de quoi s’inquiéter, car les facteurs de Gironde sont en colère et déterminés à ne pas lâcher. Leur mobilisation ne peut que faire écho dans d’autres départements.

 

 

La Poste - Gironde

Les facteurs déposent la sacoche

Brève
13/03/2018

Ce lundi 12 mars, 492 facteurs, selon les chiffres de la direction, soit près d’un tiers des facteurs de la Gironde ont fait grève contre la « sacoche » et contre la « méridienne », des réorganisations que La Poste est en train d’imposer progressivement dans la plupart des bureaux du pays. Et c’est à plus de 400 qu’ils se sont rassemblés à Mériadeck au pied du bâtiment de la direction départementale.

Ces deux réorganisations que sont la sacoche et la méridienne remettent en cause l’organisation du travail des facteurs. L’objectif de La Poste est de pousser encore plus loin leur charge de travail. La méridienne consiste ainsi en une pause de 45 minutes minimum, imposée, non payée, en conformité avec la loi, mais qui remplace une pause de 20 minutes payées, ce qui fait que les facteurs terminent la journée encore plus tard dans l’après-midi. Avec la sacoche, les facteurs ne vont plus faire dans leur journée de travail que de la distribution, tandis que quelques-uns ne feront que du tri, alors que jusque là, chaque facteur commençait sa journée à l’abri par une séance de tri. Cette réorganisation signifie une aggravation de la pénibilité pour tous.

La mobilisation du 12 mars est un succès à plusieurs titres. Le nombre de facteurs en grève en même temps est parmi les plus importants de toutes ces dernières années. C’est sans aucun doute lié au fait que la grève a eu lieu au niveau du département. Alors que, comme à son habitude, La Poste comptait imposer ces réorganisations bureau après bureau, elle a eu affaire cette fois-ci à une riposte collective, à un niveau que les syndicats n’ont jamais cherché à organiser ces dernières années jusqu'à ce jour-ci, avec un préavis départemental de Sud posé fin décembre.

Les facteurs sont bien sûr conscients qu’une journée ne suffira pas à faire reculer la direction. D’ailleurs deux bureaux, Cenon et Bastide, ont décidé de poursuivre la grève au moins le 13 et le 14. C’est en discussion dans d’autres bureaux. Mais quoi qu’il en soit, cette journée démontre que les facteurs peuvent déjouer la tactique préférée de La Poste, celle consistant à imposer ses mauvais coups bureau après bureau, un bon signe pour l’avenir.

Ford Blanquefort

Les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes collectives

Brève
13/03/2018

Dès la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mars, les travailleurs de Ford FAI se sont largement mis en grève dans le cadre de la journée « usine morte » qu’ils avaient prévue lors de l’Assemblée générale du 5 mars pour protester contre le « désengagement » de Ford, c’est-à-dire la programmation de la fermeture de l’usine. Plusieurs centaines de travailleurs de l’usine, de syndicalistes, de La Poste, des hôpitaux, de GM&S venus en soutien, se sont retrouvés à la préfecture de Bordeaux à l’occasion d’une réunion entre Ford, les syndicats et les pouvoirs publics.

Cette réunion était initialement celle d’un comité de suivi de l’activité de Ford, telle qu’il y en a régulièrement depuis le retour en 2011 de l’usine dans le giron de Ford et les dizaines de millions de subventions dont il a bénéficié. Elle a permis aux différentes parties de préciser leurs positions. Ainsi Ford a renouvelé son intention de cesser les activités dans le courant de l’année 2019, en disant qu’il n’avait pas de « solution » pour FAI, pas de « projet industriel ». Le délégué interministériel, représentant le gouvernement, a quant à lui reproché à Ford de ne pas tenir la promesse que le numéro 1 Europe de Ford vient juste de faire au ministre Le Maire, à savoir maintenir l’activité… jusque fin 2019 et « pérenniser » l’emploi ensuite. Le gouvernement en donc est à négocier 6 mois d’activité avec Ford avant que celui-ci ne rejoue la comédie du repreneur. Quant aux élus locaux de Bordeaux, du Département et de la Région, ils ont manifesté lors de cette réunion la même impuissance face à Ford, disant avoir été « baladés », mais démontrant surtout par là qu’ils ne sont bons qu’à signer des chèques aux entreprises en priant pour que celles-ci daignent rester sur place.

Lors de cette réunion, la CGT a remis aux élus et aux pouvoirs publics un document interne de Ford où l’entreprise fait le bilan de l’échec de la fermeture de 2008 et de la reprise de l’activité en 2011. La stratégie du repreneur y est explicitée. On peut y lire que sous-traiter la fermeture via un repreneur permet de limiter la publicité négative mais aussi d’économiser des frais de fermeture de l’ordre de 380 millions de dollars et de maintenir la production de boites de vitesses le plus longtemps possible. Quant aux leçons que Ford a tiré de son échec en 2011, démontrant qu’il n’a pas arrêté de réfléchir depuis à la fermeture du site, il y a celle qu’il faut maintenir le plus longtemps possible diverses alternatives de reprise et celle consistant à chercher à maintenir élevé le moral des salariés pendant l’opération de cession pour que la manœuvre réussisse.

Si les travailleurs ont eux une leçon à retenir, c’est que les capitalistes ne connaissent que le rapport de force et la publicité négative, mauvaise pour les affaires. Ils ne pourront compter que sur leurs luttes collectives pour les faire reculer. La prochaine journée de mobilisation est celle du 15 mars, à l’occasion de la venue sur le site de Blanquefort de la direction Europe de Ford.

Bordeaux

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour le droit des femmes

Brève
05/03/2018

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour le droit des femmes,

les syndicats CGT – FSU – UNSA - SOLIDAIRES, appellent à une journée de mobilisation dans les entreprises et les services :

Rassemblement à partir de 16h - Place de la Victoire - Bordeaux