Université de La Rochelle (Charente-Maritime)

Étudiants privés de restaurant

Brève
09/10/2020

L’université de La Rochelle comptait quatre restaurants universitaires : un dans chaque faculté (sciences, lettres et droit-gestion), et un à l’IUT. Mais le restaurant de l’IUT est maintenant réservé aux enseignants (plus de tarif étudiant) et celui de la faculté de sciences a fermé définitivement en 2018. De ce fait, les étudiants se reportent sur les deux restaurants restants (droit et lettres), occasionnant des queues démesurées. Le problème est aggravé par les nouveaux horaires de cours liés à la pandémie : les étudiants arrivent nombreux peu avant la fermeture et beaucoup doivent renoncer à manger faute de place pour tous.

Les autorités se vantent d’avoir mis en place à la rentrée un tarif à 1 € pour les boursiers (au lieu de 3,30 €), mais beaucoup d’étudiants boursiers non seulement ne peuvent pas en profiter mais doivent se reporter sur des sandwicheries beaucoup plus chères que le « resto U »… ou rater des cours.

Les effets d’annonce sans moyen ne coûtent pas cher au gouvernement, qui se moque éperdument de la réalité vécue par les étudiants pauvres, qui sont nombreux aussi à faire la queue aux distributions de colis alimentaires par des associations comme l’Afev ou les Restos du cœur.

Gironde

Notre camarade Daniel Krakovinsky

Brève
05/10/2020

Notre camarade Daniel nous a quittés mercredi 23 septembre, à l’âge de 68 ans. Membre du comité Lutte Ouvrière de Langon, Daniel était un ouvrier communiste, un rouge, fier de sa classe et en révolte permanente contre l’exploitation. Il a connu Lutte Ouvrière en Lorraine, quand il était jeune travailleur dans la sidérurgie. Il a milité et défendu nos idées partout où il a travaillé et vécu. Pour Daniel, d’un côté il y a les patrons, de l’autre les travailleurs : cela a toujours été une conviction chevillée au corps, une conviction qu’il a su transmettre à tous, aux anciens comme aux nouveaux.

Ne supportant plus son état de santé défaillant, il a choisi de mettre fin à ses jours, en un acte mûrement réfléchi. Ses obsèques ont eu lieu comme il le souhaitait : avec la faucille et le marteau, le drapeau rouge et l’Internationale.

Le combat, son combat, continue !

Creuzet - Lisi (Marmande)

Non aux licenciements !

Brève
05/10/2020

Le 24 septembre, la direction de Lisi-Creuzet a annoncé ce qu’elle appelle « un plan de sauvegarde de l’emploi ». Pour les patrons, la « sauvegarde de l’emploi », ce sont 197 suppressions d’emplois sur le site, soit près de 20% de l’effectif. En réalité, avec les départs à la retraite qui ne seront pas remplacés, ce sont au total 240 suppressions de postes.

La direction justifie ces attaques contre les travailleurs par la baisse de 45 % du chiffre d’affaires par rapport à 2019. Mais, pendant des années, le groupe a connu une croissance exponentielle qui a engendré des bénéfices exponentiels aux actionnaires. Et pendant des mois, les patrons ont eu l’aide de l’Etat en mettant les ouvriers en chômage partiel.

Alors, les travailleurs, à Creuzet comme ailleurs, n’ont pas à payer les frais de la crise. C’est aux actionnaires de payer ! Les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes, leurs forces et leur mobilisation pour faire reculer les patrons.

Evacuation du Squat Lajaunie (Bordeaux)

Avec la peau des plus pauvres

Brève
05/10/2020

Vendredi 2 octobre, en pleine tempête, la police a évacué au petit matin les centaines de personnes qui occupaient le squat de la rue Lajaunie à Bordeaux. Trente minutes pour partir, des caravanes détruites et seulement une trentaine de relogements, un désastre pour les associations qui estiment le nombre d’adultes et d’enfants mis à la rue entre 300 et 400.

Une partie des personnes évacuées disposant d'une caravane en état de rouler s’est d’abord retrouvée sous un ancien hangar industriel pollué. Dimanche, la municipalité de Bordeaux leur a trouvé une autre solution bien précaire, un hangar sans eau ni électricité.

La préfecture argumente des conditions sanitaires du squat pour justifier son intervention. Mais depuis plusieurs mois, elle intervient systématiquement contre les squats sans jamais proposer de réelles solutions. A Bordeaux, il existe pourtant des dizaines de milliers de logements vides. Mais il n’est pas question d’intervenir contre les propriétaires qui spéculent sur le prix de ces logements.

A cette évacuation indigne, la préfecture a cyniquement ajouté la menace d’expulsion du territoire en convoquant 48 personnes pour examiner leurs conditions de séjour et de revenus. Impitoyable avec les pauvres et les étrangers, à plat ventre devant les riches, voilà le message que veut faire passer, sur consigne gouvernementale, la préfecture.

Air France (aéroport de Bordeaux-Mérignac)

Pas touche aux emplois !

Brève
04/10/2020

Alors que dans la sous-traitance de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, les emplois sont supprimés par dizaines, la compagnie Air France rajoute son lot. Elle tire argument de la crise actuelle et surtout, de la fin programmée de la navette aérienne entre Bordeaux et Paris, pour supprimer 114 emplois au sol à l’aéroport de Bordeaux, sans compter la fermeture de son agence commerciale de centre-ville.

La manière dont la direction enrobe ce plan de licenciements, parlant d’un plan de « départs volontaires » pouvant déboucher sur un PSE, est une sinistre farce tant le secteur aérien est en crise en ce moment et les perspectives d’embauche dans d’autres sociétés limitées.

L’avenir de la navette aérienne Bordeaux-Paris, contestée par une partie de la population avec des arguments écologiques, dépendra des calculs électoraux de Macron et des tractations entre l’État et les patrons locaux, comme Dassault, Thales et leurs sous-traitants, eux-mêmes licencieurs. Mais ce qui est sûr, c’est que les emplois à Air France seront le cadet des soucis de tous ces gens-là. Alors, les travailleurs ont toutes les raisons de se faire entendre. Un rassemblement, regroupant essentiellement du personnel Air France, a eu lieu dans l’enceinte de l’aéroport samedi 3 octobre contre cette menace.

Mais, que la fréquence des vols soit maintenue ou réduite, Air France est une société pour laquelle l’État n’a pas lésiné sur les aides financières, et qui aurait largement les moyens de maintenir les emplois. Les dirigeants de cette société, dont son PDG, qui s’est octroyé un bonus de 800 000 € en 2019 pour « bonne gestion », n’ont rien eu de plus pressé que de s’attaquer aux emplois des salariés.

Il faudra imposer au patronat de prendre sur ses bénéfices passés ou présents pour maintenir les emplois, quels que soient les hauts et les bas du secteur aérien, quelles que soient les lignes supprimées ou réduites ici ou là.