Aquitaine

Pôle Emploi embauche

Brève
02/09/2012

Pour gérer les 20 000 chômeurs supplémentaires inscrits cette année en Aquitaine, Pôle Emploi vient d'embaucher 150 personnes... Le chômage explose et le gouvernement gère la file d'attente au guichet.

Gironde

Ford-Blanquefort : rien n'est fini

Brève
22/08/2012

Suite à de multiples interventions des syndicats et des élus, le préfet de la Gironde va réunir, début septembre, élus locaux et direction de Ford pour faire, une fois de plus, le point sur l'avenir de l'usine.

Les syndicats continuent, quant à eux, à mettre en doute l'engagement de Ford dans le maintien de 1 000 emplois sur le site fin 2014 (il y en avait 2 500 il y a dix ans) alors que les collectivités locales et l'État subventionnent le trust à hauteur de 35 millions d'euros, des subventions censées être conditionnées à ces emplois.

Mais les travailleurs de Ford constatent surtout que l'usine se vide. Même sur le papier, il n'y a que 800 emplois qui seraient confirmés au travers de "projets" qui doivent encore voir le jour. Par contre, les subventions, elles, tombent : plus de 5 millions auraient déjà été empochés par ce trust multimilliardaire.

"Le secteur automobile en Europe traverse une crise structurelle majeure", dit le préfet dans son courrier. Mais ce n'est pas la crise pour tout le monde : si les travailleurs sont licenciés, au chômage, ou ont les salaires bloqués, pour les actionnaires, tout va bien : même l'État y contribue !

Gironde

Il y a le feu au lac

Brève
22/08/2012

Après l'incendie de Lacanau qui a ravagé des centaines d'hectares de semis et de forêts, pompiers et habitants n'ont pu que faire le constat du manque de moyens de lutte contre le feu. L'État gère la pénurie : les canadairs et les trackers sont trop peu nombreux et bien vieillissants. Ainsi, pour des problèmes de maintenance de plus en plus lourde, l'État a même envisagé d'en clouer deux au sol, ce qui a entraîné le dépôt d'un préavis de grève des pilotes, conscients du manque de moyens.

Selon un rapport interministériel, une augmentation de la température de 1°C accroît d'environ 20% l'aléa de départ de feu. Si la hausse des températures et des risques de feux est prévue par les climatologues, l'augmentation des moyens pour les combattre ne l'est pas par l'État !

TERRASSON (Dordogne)

GRÈVE À L'EHPAD DES 4 SAISONS

Brève
22/07/2012

Les aides-soignantes et les aides hôtelières sont en grève dans cette maison de retraite gérée par le groupe ORPEA. La grève a débuté le 5 juillet contre la remise en question des horaires de travail. Sous prétexte de retarder d'une demi-heure le dîner, la directrice chamboule les horaires du personnel. Cette réorganisation rend le travail impossible.

Les agents peuvent se retrouver, le matin ou le soir, seul pendant une heure. Comment faire pour lever ou coucher les résidents ? Il faut attendre l'équipe de nuit !

Avant, une pause de 2 heures coupait la journée de 10 heures de travail. Maintenant, ces 2 heures ne sont plus consécutives. Les agents doivent donc souvent rester sur place pendant 12 heures ! La directrice ose répondre aux agents en colère « prenez vos baskets et faites le tour du stade » !

Un piquet de grève est installé 24 h/24, et les soutiens sont nombreux : signature d'une pétition, soutien financier, visites, coups de klaxon...

La directrice refuse toute discussion. Le 17 juillet, une réunion a eu lieu avec l'ARS (agence régionale de santé) et l'inspection du travail, mais sans les délégués du personnel.

ORPEA, qui refuse d'embaucher, fait venir des salariés de Toulouse, Brive, Limoges... pour remplacer les grévistes pendant 3 ou 4 jours, frais d'hébergement payés ! Le groupe va distribuer plus de 26 millions d'euros aux actionnaires en septembre ! Ce n'est donc pas un problème d'argent. Pour ce groupe qui ne fait, bien sûr, pas des soins, mais du fric, la santé n'est qu'une marchandise, qui peut rapporter gros.

Pyrénées Atlantiques

La grève des travailleurs de SOKOA

Brève
20/06/2012

Chez SOKOA, entreprise qui fabrique des sièges de bureau pour les professionnels, les travailleurs ont fait grève pour les salaires. Ils ont constaté que les hausses décidées par la direction ne permettaient même pas de faire face à l'augmentation du coût réel de la vie et qu'à la fin, ils ne peuvent avoir que de maigres retraites tout en ayant trimé des dizaines d'années dans l'usine. Ils ont donc exigé 37,50 euros de plus par mois. Ce que la direction - qui affiche pourtant un profit de 1 800 000 euros - a refusé, préférant satisfaire les exigences des actionnaires.

Cela a décidé les salariés à se mettre en grève pour obliger la direction à reconsidérer sa réponse. Ils ont obtenu 35 euros. Face au patronat, la force des travailleurs, c'est la grève !