Neuvic sur l’Isle (Dordogne)

Interspray (Faréva) : Chômage pour les uns, travail un jour férié pour les autres !

Brève
10/05/2012

Au dernier trimestre 2011, le groupe Faréva, après avoir racheté les usines de cosmétique Interspray, fermait l'unité de Bergerac, laissant plus de 50 ouvrières sur le carreau.

A l'usine de Neuvic, où l'activité a été transférée, les équipes de nuit, une par atelier, ont été regroupées en une seule équipe pour le site avec une diminution des effectifs de nuit. A la clef, une perte de salaire pouvant aller jusqu'à 300€ pour le personnel muté de jour.

Et cerise sur le gâteau, à cause d'un surcroît d'activité, l'usine a tourné le 8 mai ! A bas la toute puissance patronale !

Bordeaux

Un toit, c'est un droit

Brève
03/05/2012

Lors du dernier conseil municipal de Bordeaux, les responsables UMP ont justifié la suppression de 80 places au foyer Leydet, la principale structure qui accueille des sans-domiciles sur la ville. Il faut disent-ils "humaniser le lieu et cela implique la réduction de la jauge".

Pas question pour eux d'ouvrir de nouveaux lieux d'accueil ou de réquisitionner les logements vides, nombreux sur la commune, alors que la misère et le nombre de personnes contraintes de coucher dehors n'arrêtent pas d'augmenter. Chez ces gens-là, "humaniser", cela veut dire imposer la rue à 80 personnes de plus. Cela permet juste de jauger leur cynisme...

Bordeaux

Le gaz part... en profit

Brève
03/05/2012

Au 1er avril, les tarifs du gaz à Bordeaux ont augmenté de 4%, après 2% au 1er janvier. Selon la chambre régionale des comptes, la situation financière de Régaz et de Gaz de Bordeaux (les entreprises semi publiques qui assurent la distribution sur les principales communes du département) est saine. Ces entreprises sont même de "bonne rentabilité".

La municipalité est contente et les actionnaires privés de ces entreprises, ENI et GDF Suez, qui sont également les fournisseurs de la matière première, se frottent les mains. Eux gagnent par tous les bouts... ce que payent les usagers !

Bordeaux

Quand la calotte monte au créneau

Brève
28/04/2012

Trois prêtres, dont un bordelais, ont commis une tribune dans un journal d'extrême droite, pour appeler à voter Sarkozy. Tout en défendant tout le vieux fond le plus réactionnaire qui traîne dans les tiroirs poussiéreux de la société, ils y qualifient le programme de François Hollande de ... "collectivisme marxiste".

On comprend bien les intentions des rédacteurs, qui inventent un épouvantail pour rassembler les ouailles sous la soutane ! On comprend aussi celles des dirigeants du Parti Socialiste girondin, qui ont tenu à préciser que "quand cette tribune parle de collectivisme marxiste au sujet du PS, c'est totalement dépassé".

Effectivement, il y a bien longtemps que le PS ne fait plus peur à personne, surtout pas à la bourgeoisie qui a pourtant mérité mille fois de subir le "collectivisme marxiste".

Bordeaux

Dassault condamné, mais sévit encore

Brève
22/04/2012

Un travailleur de Dassault, aujourd'hui retraité, a obtenu la condamnation de l'entreprise, par la cour d'appel de Bordeaux, pour l'avoir exposé sciemment à l'amiante pendant des années. Employé, toute sa carrière, sur l'usine de Mérignac, il a travaillé comme nombre de ses collègues dans les poussières d'amiante lors des opérations d'entretien qui se faisaient sans masque mais aussi lors de la fabrication des pièces qu'assurait l'usine jusqu'en 1985.

Le danger de l'amiante est connu depuis près d'un siècle. Et c'est en toute connaissance de cause que Dassault a exposé ses ouvriers à ce poison puisqu'en 1996, alors que l'amiante allait être enfin interdit, l'entreprise a demandé des dérogations pour continuer à utiliser ce produit "sous peine de causer une perturbation très grave de l'activité commerciale".

Aujourd'hui, l'activité commerciale et la fortune de la famille Dassault sont en pleine forme. Mais le travailleur de Dassault est atteint, lui, d'une fibrose pulmonaire, incurable, et n'a plus que 55% de sa capacité respiratoire, moins de 10 ans après son départ en retraite.

Pour leurs profits, ils sacrifient cyniquement la vie des travailleurs. Ils ont mérité mille fois l'expropriation !