Cestas (Gironde)

Les postiers de la plateforme de tri en lutte

Brève
15/03/2012

Jeudi, 30% des 450 postiers de la PIC (plateforme industrielle de courrier) de Cestas se sont mis en grève. Ils recommenceront demain et la semaine prochaine, pour dénoncer le manque d'emplois et la dégradation des conditions de travail.

Les suppressions d'emplois au tri se traduisent par une pénibilité accrue, avec des maladies comme les TMS (troubles musculo-squelettiques) qui n'existaient que très peu auparavant. Les grévistes dénoncent également les pressions de la hiérarchie qui, pour faire passer toujours plus de travail, pousse tout le monde à bout.

En quelques années, La Poste a supprimé, en Aquitaine, 800 emplois au tri. Au lieu de plus de 1 200 postiers répartis sur tous les départements, ils ne sont plus que 450 à Cestas, pour trier le courrier de toute la région. Des réductions d'emplois que les postiers payent cher. Alors, les grévistes ont raison :il faut imposer des embauches !

Aéronautique - Sud Ouest

Ils ont les moyens de payer

Brève
12/03/2012

Depuis plusieurs jours, des débrayages sur les salaires se multiplient dans les grandes entreprises aéronautiques de la région, Dassault et SPS notamment.

A chaque fois, c'est le niveau ridicule des augmentations proposées qui fait réagir, à juste titre, les travailleurs. Chez Dassault, cela fait plusieurs semaines que les travailleurs débrayent à Mérignac, Martignas, Anglet, pour protester contre les 1 % d'augmentation générale de la direction. Chez SPS au Haillan, 250 travailleurs ont répondu à l'appel des syndicats la semaine dernière, 7 000 sur l'ensemble des sites Safran du pays, contre les 1,3% proposés.

Chez Dassault comme chez Safran, il y a largement les moyens de satisfaire le maintien du pouvoir d'achat. Le carnet de commandes n'a jamais été aussi élevé et les dividendes distribués aux actionnaires sont à la hausse. Raison de plus pour les travailleurs de réclamer leur dû.

Cestas (Gironde)

Cdiscount : Numéro 1 de la vente à distance... et champion de l'exploitation

Brève
08/03/2012

Un mois, jour pour jour, après un premier débrayage qui avait surpris la direction, les travailleurs de CDiscount, sont à nouveau entrés en lutte pour les salaires parce qu'ils en ont assez de voir les prix de tout ce qui est indispensable à la vie s'envoler sans que leurs salaires suivent.

Ils ont commencé la grève le 8 mars et à midi, ils étaient une centaine au piquet installé devant les trois immenses entrepôts de CDiscount. Car lors de la récente Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) la direction a refusé de répondre aux revendications du personnel : « une seule des lignes de vos revendications mettrait la rentabilité de l'entreprise en péril ». Elle a écarté délibérément le 13ème mois. Elle refuse de négocier une prime d'ancienneté dans une entreprise où, après 10 ans, un travailleur peut rester bloqué à un salaire de 1600 € brut (1200 net) pour 39 h, soit à peine 0,08 € par heure au-dessus du SMIC.

CDiscount, appartient au groupe Casino. C'est une entreprise florissante qui a fait un chiffre d'affaire de 1,1 milliard d'euros en 2011, en augmentation de 14,5%. Chacun des 1000 salariés de CDiscount rapporte un million de chiffre d'affaires par an. Les travailleurs ont calculé que l'attribution du 13ème mois qu'ils réclament représente moins de 0,4% du chiffre d'affaires.

La logistique, mais aussi les bureaux, sont dans l'action et le renfort des salariés du magasin CDiscount du Bouscat est attendu. C'est la période de l'inventaire, moment propice à CDiscount pour être pris au sérieux et se faire entendre. Le moral est excellent. La direction n'en a sans doute pas fini tant la détermination des salariés à arracher leur part des profits est grande.

Bordeaux

Les profits sur les rails

Brève
08/03/2012

La Communauté Urbaine de Bordeaux soupçonne que les entreprises ayant répondu à un appel d'offre sur 9 marchés du tramway se soient entendues. Ainsi Bouygues, Vinci, Eiffage se seraient partagés 110 millions d'euros en se mettant d'accord au préalable pour imposer des prix de 15 à 35% supérieurs à ce que les spécialistes avaient prévu.

Mais attention, pas question de "stigmatiser" les entreprises privées, dit le président PS de la CUB, qui en appelle au "rééquilibrage nécessaire" entre la puissance publique et ces trusts et à l'Autorité de la Concurrence qui mettra des années avant de rendre un avis. Pas de quoi les effrayer !

Alors ce qui est nécessaire, c'est, pour les empêcher de nuire, de les contrôler, en commençant par imposer la levée du secret des affaires !

Pau

Cause toujours !

Brève
08/03/2012

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le rectorat, sur consigne gouvernementale, a décidé de supprimer 46 postes dans le premier degré, une vingtaine d'enseignants et des postes d'aides aux élèves en difficulté.

Enseignants, parents d'élèves et élus locaux ont voté contre, à l'unanimité, lors du comité départemental de l'Education nationale... dont l'avis n'est que consultatif.

Quand on aura un système où l'opinion des usagers et des travailleurs concernés sera prise en compte, on pourra appeler cela un... "régime démocratique" !