Bègles (Gironde)

Réseau de bus en berne et treillis de sortie

Brève
07/04/2020

A Bègles, plusieurs lignes de bus ont été supprimées ou interrompues sur une partie de leur parcours. Du coup des secteurs entiers de la ville, des quartiers populaires en particulier, ne sont plus desservis par aucun transport en commun. Pour tous ceux qui travaillent, ou, tout simplement, ont besoin de se déplacer pour se ravitailler ou se soigner, il faut compter sur le système D, faire marcher la solidarité ou… marcher à pied.

Visiblement, simplifier la vie des gens des quartiers populaires pendant la crise sanitaire n’est pas le souci principal de ces messieurs de la métropole qui gèrent le réseau de transports.

Par contre, dans les rues de la ville sont apparus des soldats patrouillant en tenue de combat, béret vert vissé sur la tête, dans les rues presque vides. Que font-ils là ? Apparemment pas grand-chose, même pas le service de transport minimum qui rendrait service à la population…

L’État veut nous impressionner en faisant étalage de son autorité, à défaut de faire preuve de compétence dans la gestion de la crise sanitaire.

Aquitaine

Les institutions se battent pour les masques

Brève
03/04/2020

On apprend dans le journal Sud-Ouest du 2 avril que la Région Nouvelle-Aquitaine, les départements qui la composent ainsi que la métropole de Bordeaux et la ville de Pau avaient commandé 2,6 millions de masques chirurgicaux et 260 000 masques FFP2, mais que l’État a voulu les réquisitionner pour les hôpitaux.

Les collectivités locales, elles, les destinaient aux Ehpad, aux personnes chargées de l’aide à domicile, etc.

On en est là : à se battre pour le partage des masques pour des usages aussi incontestables les uns que les autres. Tout cela à cause d’une pénurie honteuse.

Hôpital Robert Picqué (Bordeaux)

Qui sont les casseurs ? Ce sont les gouvernements les casseurs

Brève
03/04/2020

Plusieurs malades du Covid-19 en réanimation venus de la région Grand-Est ont été accueillis à l’hôpital Robert-Picqué à Villenave-d’Ornon. Par ailleurs, des personnels soignants de cet hôpital sont partis renforcer les équipes médicales de la région de Mulhouse, épicentre de l’épidémie.

Un projet bien avancé prévoyait le démantèlement de cet hôpital militaire et sa fusion avec la clinique Bagatelle, à Talence, avec des centaines de suppressions d’emplois à la clé. C’était un des multiples projets menés par les gouvernements successifs ces vingt dernières années, qui avaient pour but de faire des économies sur le budget de la santé publique.

C’était déjà à dénoncer en temps normal. On voit combien c’était criminel en temps de crise.

Gironde

Des clopinettes pour les renforts

Brève
03/04/2020

Des élèves en soins infirmiers de la région ont été mobilisés dans certains services hospitaliers qui traitent les malades du Covid-19.

Comme prix de leur dévouement, ces jeunes gens et jeunes filles sont payés 50 euros par semaine.

Un tarif ordinaire qui en dit long sur les économies de bout de chandelle réalisées de tous les côtés sur le budget de la santé, au détriment du matériel, mais aussi, des personnels.

Bayonne

L'hôpital en est à faire la manche

Brève
30/03/2020

Avec l'épidémie de Covid-19 le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) en est réduit cette semaine à faire appel aux dons auprès des entreprises et des particuliers, comme de nombreux hôpitaux de France.

Il  lui manque  des choses aussi élémentaires que des solutions hydroalcooliques, des lingettes désinfectantes, des blouses, des masques de tous type, des lunettes de protection. Outre ces produits médicaux, il recherche aussi du matériel informatique tel que des tablettes et des webcams.

Voilà où on est. Le personnel hospitalier subit les conséquences aggravées d’une politique d’austérité qu’il dénonce depuis longtemps.  Il n’a eu droit en retour qu’à du baratin, du mépris, voire des violences policières. Tout ça pour la santé des profits des banquiers et autres actionnaires du CAC 40.