Bassens (Banlieue de Bordeaux)

Michelin : fraude aux accidents du travail

Brève
01/03/2012

Michelin France est soupçonné de frauder la Sécurité Sociale à grande échelle en ne déclarant pas les accidents de travail. A Bassens, la direction de Michelin a reçu, en décembre 2010, un courrier de l'inspection du travail signalant que « les salariés victimes d'accidents du travail subissent des pressions de la part de leur encadrement... en vue de les faire renoncer en partie ou en totalité à un arrêt de travail ». Le but de Michelin est de convaincre le travailleur d'accepter « d'occuper temporairement un poste de travail aménagé sous la menace à peine voilée de porter atteinte à sa carrière ». Il lui est alors « demandé expressément de prendre rendez-vous auprès de son médecin...en vue de mettre un terme à son arrêt de travail ».

L'intérêt de Michelin est de parvenir « à baisser la charge des cotisations dues au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles en minorant volontairement et artificiellement le nombre de journées d'arrêt de travail ».

Michelin affiche quinze fois moins d'accident du travail que la moyenne nationale; mais dans combien d'entreprises, lors d'accidents, a-t-on recours à des ambulances privées pour ne pas appeler le 18, ce qui déclenche une enquête de police ou de gendarmerie qui peut entraîner la responsabilité pénale de l'employeur ? Au total, la sous-déclaration systématique est estimée à un préjudice d'1 milliard d'euros par an pour la Sécurité Sociale, milliard qui va grossir un peu plus les profits des actionnaires.

Et au total, c'est bien toute la société qui se retrouve malade de la domination des capitalistes !

Bayonne

La lutte paie

Brève
29/02/2012

Vendredi 17 février, une cinquantaine de retraités étaient rassemblés avec la CGT devant le tribunal des affaires sociales de Bayonne pour exiger l'arrêt des poursuites contre leurs camarades "recalculés", à qui l'administration demande de rembourser jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros en les accusant d'avoir "fraudé" pour pouvoir partir en retraite anticipée il y a quelques années.

Depuis que la CGT a organisé la protestation contre cette injustice, l'URSSAF recule petit à petit et rétablit les retraités dans leurs droits. Ce jour là, 8 nouveaux dossiers ont obtenu gain de cause. Il en reste encore 9 à la connaissance de la CGT du département.

Mais tous les "recalculés" ne se sont pas faire connaître, et l'URSSAF ne cède que devant la pression organisée par les retraités et les syndicats.

Le combat continue !

Mérignac (Banlieue de Bordeaux)

Cofinoga : les cartes sont marquées

Brève
29/02/2012

Pour justifier les licenciements, le "directeur général" de Cofinoga se plaint des pertes que l'entreprise a dû essuyer suites aux "mauvais payeurs". Il prétend ainsi que dans le bilan 2011, il a dû passer 255 millions de provisions exceptionnelles pour la "dégradation du portefeuille de prêts". Mais plus de 200 millions d'euros, c'étaient les bénéfices annuels de Cofinoga dans les années 2000, et ce n'était pas exceptionnel !

Quand il s'agit d'extorquer, pour le compte des actionnaires, des millions aux familles des couches populaires qui n'ont plus que ce genre d'organisme pour joindre les deux bouts, tout va bien. Mais dès que cela ne fonctionne plus, c'est aux salariés de l'entreprise qu'ils font payer la note, en les jetant sur le carreau ! Le capitalisme est ainsi fait : à tous les coups, les actionnaires gagnent et les travailleurs trinquent. En finir avec leur liberté de nous exploiter, c'est une nécessité !

Pessac (Gironde)

Les facteurs de Pessac font reculer la direction

Brève
27/02/2012

Les facteurs de Pessac ont finalement réussi à imposer que la direction abandonne deux des trois suppressions de tournées qu'elle avait prévues sur ce bureau. Ils ont dû faire 11 jours de grève pour cela.

Après ceux de Lormont, de Gujan et de Biganos, ceux de Pessac ont eu mille fois raison de se défendre. La direction n'a pas hésité encore une fois à truquer les chiffres pour justifier son plan. Car son problème n'est pas la baisse du trafic, mais de diminuer coûte que coûte le nombre de travailleurs, quitte à perturber la distribution ou surtout à pourrir les conditions de travail des facteurs. Et pour l'aider, elle n'a plus que des mensonges à son service.

La direction de La Poste attaque méthodiquement tous les bureaux, les uns après les autres. Il faudra lui répondre à la hauteur de son attaque, tous ensemble, pour lui imposer non seulement l'arrêt des suppressions d'emplois, mais aussi qu'elle prenne sur ses bénéfices pour embaucher !

Bordeaux

Ford : du baratin pour les ouvriers, de l'argent pour les actionnaires

Brève
25/02/2012

Le nouveau vice-président de Ford Europe fait le tour des usines du groupe et s'est arrêté jeudi 23 février à Blanquefort. Il y a confirmé la promesse de maintenir 1000 emplois sur le site. Mais alors que 2500 ouvriers travaillaient sur les chaînes il y a quelques années seulement, 1500 il y a un an, actuellement à peine plus d'une centaine d'ouvriers sont au travail, les autres étant "prêtés" à l'usine sœur, ou en formation ou surtout au chômage partiel.

Quant aux projets, censés garantir les emplois, ils prennent des mois de retard, et ils restent à l'état de "projets", les promesses ne concernant que 800 emplois, pas même les 1000 !

Par contre, les "aides financières" ne sont pas des projets ou des promesses. La dernière en date est celle de la Région Aquitaine : 300 000 euros pour le plan de formation. Au total, entre l'Etat et les différentes collectivités locales, ce sont 25 millions d'euros d'argent public qui iront dans les poches de Ford. 25 millions de détournement de fonds publics qui ne feront que grossir un peu plus les fortunes versées aux actionnaires : 20 milliards de dollars de bénéfices nets pour 2011 !

Alors de l'argent, Ford en a pour maintenir tous les emplois !