Bordeaux

Vinci et le CHU rançonnent les malades

Brève
25/02/2012

Des parents d'enfants malades, soutenus par la CGT, s'opposent résolument à Vinci, qui a obtenu le droit d'encaisser les parkings du CHU de Bordeaux, au tarif de 1.5€ de l'heure. Une fortune pour ces familles qui passent des journées entières à l'hôpital. Devant leurs

protestations, la direction du CHU fait l'anguille, se cache derrière Vinci qui fait le marchand de tapis, en leur proposant un forfait à 80 euros par mois !

On savait que les gestionnaires de l'hôpital public voulaient faire de la santé une marchandise rentable. On sait maintenant que cela semble inclure le racket sur le parking de l'hôpital. Alors qu'au niveau de la santé c'est la gratuité, pour tous, qui devrait s'imposer !

Pessac (Gironde)

Un postier de plus, c'est un chômeur de moins

Brève
21/02/2012

Après ceux de St Martin Lacaussade, Lormont, Gujan et Biganos, ce sont les facteurs de Pessac qui sont en grève depuis mardi dernier. Ils refusent eux aussi un plan de réorganisation qui supprimerait 3 emplois.

Au 7e jour, la grève qui était déjà majoritaire s'est encore renforcée ce lundi car des non-grévistes ont rejoint le mouvement. Comme les collègues des autres bureaux, ils se sentent d'autant plus dans leur bon droit que la démographie augmente sur cette commune et que les plans d'urbanisme sont connus, y compris par la direction qui fait tout pour masquer les vrais chiffres du trafic.

Ce combat contre les suppressions d'emplois qui aggravent le chômage et dégradent les conditions de travail est celui de tous les travailleurs... nous le soutenons !

Mérignac (banlieue de Bordeaux)

Cofinoga : de l'argent, il y en a !

Brève
17/02/2012

Cofinoga justifie les 460 suppressions d'emplois par des mauvais résultats en 2011. La direction affirme ainsi que l'entreprise pourrait perdre jusqu'à 300 millions d'euros sur le marché français, évitant soigneusement de parler des autres marchés comme des centaines de millions accumulés les années passées par les actionnaires. Qu'ils les rendent, car ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise pour sauver leurs profits !

Car pour les actionnaires, tout va très bien. L'actionnaire principal de Cofinoga, BNP-Paribas, vient même d'annoncer cette semaine que ses profits pour 2011 étaient de 6 milliards d'euros, de quoi maintenir 200 fois les 460 emplois ! Décidément, c'est nos vies ou leurs profits !

Pessac (Gironde)

La grève des facteurs de Pessac : une riposte générale s'impose !

Brève
17/02/2012

Après Lormont, Biganos et Gujan-Mestras, ce sont les facteurs de Pessac qui se sont mis en grève contre la suppression de deux tournées et demie, sur les 45 du bureau.

A chaque fois, la direction de La Poste argue du fait que le tri qui se fait à la plate-forme de tri courrier de Cestas est de plus en plus affiné, et que les facteurs économisent ainsi des heures de préparation. Mais le résultat concret pour les facteurs, c'est d'être plus longtemps dehors, sur les vélos, avec des tournées toujours plus longues et plus de kilomètres aux compteurs. Et comme le courrier qui ne serait pas distribué le jour même s'ajoute à celui du lendemain, les facteurs sont régulièrement contraints, pour finir la tournée, aux heures supplémentaires, non-payées bien sûr.

En Gironde, comme dans tout le pays, La Poste a planifié la suppression systématique de dizaines de postes de facteurs. Elle attaque les bureaux les uns après les autres, pour éviter une riposte générale. C'est justement cela qu'il faudrait, pour lui faire passer l'envie de dégrader en permanence les conditions de travail des postiers !

Bordeaux

Crèches : la municipalité privatise les berceaux

Brève
14/02/2012

A Bordeaux, une partie du personnel municipal est révoltée par la décision de la municipalité de confier à l'entreprise privée Babilou la crèche Ginestous au travers d'une délégation de service public.

L'excuse qu'avance la municipalité est que, face à la demande croissante de places en crèche, il faut "maîtriser la masse salariale". Mais maîtriser les profits qu'une entreprise privée se fera sur le dos de la collectivité et maîtriser la qualité du service, c'est une autre affaire ! Car si Babilou a eu le "marché", c'est parce qu'elle était la mieux-disante financièrement, en proposant le plus faible taux d'encadrement. Et avec aucun risque, puisque les places sont prises d'assaut.

La municipalité de Bordeaux gère ses crèches comme ses parkings, en leur faisant suer du profit !