Bordeaux

Toujours plus... pour les mêmes !

Brève
27/11/2011

Hollande, interrogé jeudi à Bordeaux sur son programme pour la jeunesse, a répondu sur son projet de contrat de génération : "l'employeur qui embauchera un jeune en CDI tout en gardant un senior jusqu'à la retraite sera exonéré de charges". Pour conclure que "la grande idée, c'est la solidarité entre générations".

De la main d'œuvre à prix réduit et des cadeaux au patronat, voilà ce que promet Hollande. La "solidarité entre générations", c'est d'abord la "solidarité avec les patrons" !

Bordeaux

Vieilles recettes...

Brève
11/11/2011

Nicolas Sarkozy a annoncé sa venue mardi 15/11 à Bordeaux pour y parler des "fraudes sociales". Il a fait envoyer des centaines d'invitation aux patrons et personnalités locales.

Sarkozy n'est pas très original. En pointant les "fraudes sociales", il compte bien agiter les préjugés anti pauvres, anti chômeurs, en désignant ceux qui "fraudent" (pour ne pas couler complètement), d'être responsables de tous les maux. Et tout cela, pour faire oublier qu'en même temps le gouvernement subventionne à fonds perdus banquiers et capitalistes. C'est tenter de diviser la population et d'orienter sa colère contre elle-même, pour protéger les riches et gagner des voix à droite et à l'extrême droite.

Les "niches fiscales" dont profitent les entreprises du pays se montent à près de 150 milliards d'euros par an. L'estimation des "fraudes sociales" par le gouvernement lui-même, hors travail au noir, sont estimées à 2 milliards... Alors si scandale il y a, c'est celui du détournement et du vol, à l'échelle industrielle, qu'opèrent les capitalistes sur les richesses de la société... avec la complicité du gouvernement !

Bordeaux

L'hôpital malade du sous-effectif

Brève
26/10/2011

Aux urgences de l'hôpital Saint André, l'équipe médicale s'est trouvée contrainte de fermer une des unités de soin le week-end et de réduire de moitié le nombre de lits de cette unité la semaine. Car au lieu des huit médecins qu'il faudrait aux urgences et à la réanimation, ils ne sont que cinq et dans la journée, ils ne sont que deux au lieu de trois. Ce la se traduit pour toute l'équipe médicale la course entre les étages et le surmenage permanent pour assurer le suivi d'un service particulièrement lourd et difficile.

Les soignants ont donc pris sur eux de fermer, de peur d'être débordés et de multiplier les erreurs. Ils ont fait cela contre l'avis de la direction du CHU qui bien sûr aimerait que le travail se fasse même en sous-effectif permanent. La direction du CHU se plaint que les jeunes médecins assistants recrutés ne restent pas. Vues les conditions de travail qu'elle leurs offre, ce n'est guère étonnant.

Bordeaux

Partage des profits, version patronale

Brève
14/10/2011

Pendant 1 semaine, 135 des 140 vacataires de l'antenne d'Ipsos

de Bordeaux ont fait grève avec leurs collègues du reste du pays. Leur patron a inventé une "prime de partage des profits". A ce titre il leur donnerait maintenant 45 euros, après avoir proposé ... 6 euros, puis 24 euros ! Et pourquoi pas une poignée de queue de cerises ?

Le partage patronal, ce sont les profits pour les actionnaires et la

galère pour les travailleurs

Landes

Sony condamnée, mais la justice n'est pas rendue

Brève
05/10/2011

Deux ans et demi après avoir fermé son usine de Pontonx-sur-l'Adour et licencié 311 salariés, Sony vient d'être condamné par la cour d'appel de Pau pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse". Sony a été condamné à verser 38000 et 48000 euros aux deux premiers licenciés à avoir obtenu gain de cause, et à rembourser à Pôle Emploi les indemnités versées. Une condamnation qui est une victoire morale ainsi que sonnante et trébuchante pour les travailleurs, mais qui ne remplace pas les centaines d'emplois liquidés.

Le site de Pontonx a en effet employé jusqu'à un millier de travailleurs. Sony les a licencié petit à petit ou n'a pas remplacé les départs à la retraite, après que les salariés aient produit des millions de profits, jusqu'à la fermeture définitive en 2009. Au total, peu de travailleurs ont retrouvé un emploi et seulement 40 ont été repris par le repreneur du site.

Cette condamnation arrive donc bien tard : les licenciements collectifs n'ont jamais de cause réelle ni sérieuse autre que la rapacité des actionnaires. Les interdire avant qu'ils n'aient lieu, c'est une nécessité que les travailleurs devront imposer !