Nord Gironde

Au mépris des soignants et des patients

Brève
26/03/2020

Le MAS de Saint-Denis de Pile accueille une cinquantaine d’adultes handicapés. Une trentaine de personnels soignants s’en occupent du mieux qu’ils peuvent tous les jours.

Bien que les patients soient particulièrement vulnérables, la direction s’était refusée depuis le début de l’épidémie à distribuer des masques au personnel. Une dizaine de soignants titulaires ont dû soit faire valoir leur droit de retrait, soit se mettre en arrêt pour garde d’enfants afin d’échapper au risque de contracter le virus et de le transmettre aux patients.

Il a fallu l’arrêt de travail d’une employée avec une forte fièvre pour que la direction munisse l’ensemble du personnel de masque.

Jouer ainsi avec la vie des patients et du personnel soignant, c’est juste révoltant !

Gironde

Vols au-dessus de nos têtes, vols dans nos poches

Brève
25/03/2020

Le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire, et par ces mesures, il vise essentiellement les travailleurs qui devront relever les manches encore plus pour faire repartir l’économie. D’autres, par contre, ne s’en soucient pas, et dépensent allègrement le budget de l’État alors que tout devrait être concentré sur les hôpitaux, la santé en général.

C’est le cas de la base militaire de Cazaux dans les Landes où les avions de guerre qui y sont stationnés continuent à griller des milliers de litres de kérosène tous les jours, même pendant le confinement. Toute cette énergie pourrait servir à bien d’autres choses et les militaires pourraient être mis à contribution pour approvisionner en médicaments ou en masques ou en produits alimentaires la population.

Vraiment cette épidémie aura révélé les priorités du gouvernement, faire bosser les travailleurs, et gaspiller l'argent public !

UPSA (Lot-et-Garonne)

Les charognards

Brève
21/03/2020

Dans Sud-Ouest, le patron de UPSA, l’entreprise qui à Agen produit du paracétamol, se veut rassurant. L’usine est capable de produire des millions de boites et de subvenir aux besoins de tous en pleine crise, y compris dans les pays limitrophes.

Mais ce patron en profite pour réclamer une hausse du prix des médicaments qu’il fait produire à ses ouvriers, sous prétexte que la crise démontre qu’il faut conserver une production locale.

Ces entreprises, essentielles pour la santé de la population, devraient surtout être réquisitionnées par l’État, et produire à prix coûtants !

 

Gironde

Dans la guerre contre le coronavirus, le patron de LU collabore avec l'ennemi

Brève
19/03/2020

A l’usine Lu-Mondelez de Cestas, malgré les consignes de confinement, la production des biscuits Mikado, Petits Ecoliers... n’est pas arrêtée. De l’agro-alimentaire, certes, mais ce ne sont quand même pas des produits de première nécessité.

Au mépris des demandes de travailleurs de plus en plus inquiets, la direction se refuse à fermer. Il y a de l’argent à se faire : il paraît que les rayons biscuits des super-marchés ont été dévalisés.

En guise de mesure de protection, la direction organise une prise de température à l’embauche. Alors que chacun sait qu’un virus peut se transmettre sans aucun symptôme. Pendant les heures de travail, il y aura ensuite largement le temps de se contaminer mutuellement.

Pour imposer l’arrêt de l’usine sans attendre qu’il y ait un décès, les travailleurs ne peuvent pas compter sur le sens des responsabilités de la direction ni sur celle du gouvernement. Il n’y a qu’eux qui peuvent le faire.

Bordeaux et métropole

L'envolée des loyers

Brève
04/02/2020

Sur l'agglomération bordelaise, les prix du locatif privé s'envolent. +10% rien que pour 2019 quand il y a changement de locataire, selon un site de location. L'une des raisons en est la spéculation immobilière effrénée, favorisée par le manque criant de logements sociaux. Une situation qui va encore s'aggraver car la programmation de ces logements sociaux a reculé de 25% l'année dernière. En Gironde, 40 000 des 50 000 demandes de logement social n'ont pas été satisfaites l'année dernière. Seulement une demande sur cinq a abouti ! Ce qui fait que nombre de travailleurs de la région n'ont pas d'autre choix que de se tourner vers le privé, où le prix du loyer au mètre carré est maintenant le double de celui du parc social !

Le logement social est en berne car les élus locaux mettent de plus en plus de freins aux constructions de logements sociaux, les limitant aux 20% des constructions nouvelles. L'autre raison en est la baisse des crédits étatiques. Les politiciens qui gouvernent au niveau local comme au niveau national mettent les travailleurs sous la coupe des spéculateurs, des promoteurs immobiliers et des trusts du BTP. Il faudra imposer à ces profiteurs non seulement la réquisition des logements et des bureaux vides mais aussi qu'ils embauchent des ouvriers, des ingénieurs, des architectes nécessaures pour construire des logements en nombre, et à prix coûtants.