Sud-Ouest Agen :  Fanny Quandalle (Lutte Ouvrière) : « Le cri des travailleurs »

Article de presse
03/06/2012

Le slogan ou la formule qui résume votre candidature ?

Les luttes sociales avant tout.

Le nom de votre principal adversaire ?

Le capitalisme.

Sa qualité et son défaut ?

Il s'affiche, alors les travailleurs connaissent ses conséquences. Son défaut : il conduit la société à sa ruine.

Votre qualité et votre défaut ?

La qualité de Lutte ouvrière, c'est d'être du côté des travailleurs. Mais le parti n'est pas assez entendu, on espère que cela va changer.

Votre crainte ?

Que soient oubliés les intérêts des travailleurs au profit des affrontements politiciens.

Votre espoir ?

Que les travailleurs fassent entendre leur colère en affirmant qu'ils ne laissent pas piétiner leurs intérêts. Un gouvernement de gauche ne va pas changer les choses.

Le dossier chaud ?

Le chômage, comme sur l'ensemble du territoire. Lutte ouvrière ne traite pas les particularités locales, mais s'attache aux grandes problématiques : la précarité, la dégradation des services publics...

Votre position sur le dossier LGV ?

Nous sommes favorables aux projets technologiques à partir du moment où il est contrôlé et où les décisions se prennent dans la transparence. De même sur le nucléaire, nous n'y sommes pas opposés à partir du moment où il est au service de tous et contrôlé par tous.

Faut-il avoir peur ou pas du FN ?

Il faudrait surtout dire ce que c'est, qu'il est opposé au monde du travail et qu'il défend l'exploitation capitaliste. Il ne faut pas avoir peur face à eux. Et surtout ne pas leur laisser le monopole de l'opposition face au gouvernement Hollande.

Êtes-vous tombé dans la politique quand vous étiez petite ?

Dès que j'ai pu voter. C'est au lycée qu'est venu mon intérêt pour la chose publique. Au début, j'étais attirée par les idées communistes, mais les seuls qui véhiculent des idées révolutionnaires non galvaudées, c'est Lutte ouvrière. Je milite depuis une quinzaine d'années

Une idée pour concilier ruralité et urbanité de la circonscription ?

À LO, on regarde surtout le volet économique. Il y a beaucoup de travailleurs agricoles dans le département. On fait la part des choses entre les gros exploitants et les petits qui n'exploitent personne.

Le cumul des mandats, un concept dépassé ?

Nous sommes pour la révocabilité des élus. Dès qu'ils ne remplissent plus leur tâche, ils doivent pouvoir être remplacés sans attendre les échéances.

L'idée phare pour rendre la circonscription attractive depuis Paris ?

Elle sera attractive car il y aura un contrôle complet de ce qui s'y passe, ce serait un bon courant d'air pour la rendre plus visible. Nous voulons la transparence, la levée du secret bancaire, la transparence de la gestion publique...

La réserve parlementaire, une question taboue ?

Non ! Voilà encore un concept basé sur le secret. Ce sont toujours les mêmes qui tirent sur les ficelles. Il faut mettre ce système à bas.

Les commissions où vous aimeriez œuvrer ?

Toutes ! En tous les cas, celles qui sont liées à l'emploi. C'est la problématique n° 1 qui met les familles dans la misère. La difficulté de beaucoup, c'est de trouver un travail à temps plein. Des solutions existent comme l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous les travailleurs...

Quand vous voulez décompresser vous faites... ?

L'engagement est vital pour moi, j'y consacre toute mon énergie.

Là où on est sûr de vous trouver ?

Dans les luttes, les manifestations, les grèves...

Là où vous n'êtes jamais ?

Au Parlement, pour l'instant !

Bordeaux, Toulouse ou Paris. ?

Bordeaux.

La circonscription dans vingt ans ?

J'ai confiance en l'émergence des luttes sociales, à condition que les travailleurs puissent exprimer leur colère. La circonscription est riche de mixités, d'urbanité et de ruralité.

Un produit lot-et-garonnais à faire découvrir à l'Assemblée nationale ?

Un enregistrement des cris des travailleurs quand ils manifestent, leurs cris de protestations.

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