Migrants – Saint-Étienne

Une situation indigne

Brève
28/09/2020

Poste Solaure

     Depuis plusieurs mois, une quarantaine de personnes, en demande d'asile en majorité et dont des enfants scolarisés, squattent l'ancienne Poste de Solaure, faute de mieux, et alors que Saint-Étienne regorge de logements vides. Le Tribunal Administratif de Lyon vient, jeudi 24 septembre, d'ordonner leur départ immédiat… sans aucune solution de rechange. Ils ont déjà été en butte à des mesures iniques, comme des coupures d'eau, et seraient à la rue sans les associations qui leur viennent en aide.

     Et n'oublions pas, il y a quelques mois, ces familles roms – dont là encore de nombreux enfants – obligées de vivre sous tente au parc Couriot, expulsées par la police nationale le matin et réinstallées par la police municipale le soir pour éviter qu'elles ne squattent la place de l'Hôtel de ville…

Saint-Étienne serait, selon le réseau Unicef auquel elle appartient, "amie des enfants". Il faut croire que cela dépend d'où ils viennent…

Pôle emploi

Le thermomètre reste faussé, mais la fièvre du chômage continue

Brève
28/09/2020

Une nouvelle fois, Pôle emploi, fin août, annonce une baisse trompeuse du nombre des chômeurs de catégorie A, ceux qui n’ont exercé aucune activité. Elle est contredite par les multiples licenciements annoncés ou déjà effectués dans nombre d'entreprises. La plupart des demandeurs d'emploi qui sortent de la catégorie A ne trouvent pas réellement un travail, mais seulement une activité réduite ou à temps partiel (catégories B et C), qui ne leur permet pas de vivre. Et dans la Région, l'ensemble de ces chômeurs tenus de pointer (catégories A, B et C) ne baisse pas et le chômage reste à un niveau très élevé, autour de 675 000, malgré les nombreuses radiations administratives et les manipulations statistiques.

A tous ces chômeurs (mal) recensés par Pôle emploi s'ajoutent les nombreux travailleurs qui ont été mis en chômage partiel avec un salaire réduit.

Le chômage est une arme de la bourgeoisie pour faire payer la crise aux travailleurs.

Saint-Martin-le-Vinoux (agglomération de Grenoble)

Les poireaux sont bien gardés !

Brève
24/09/2020

L’intervention de la BAC en juin

Samedi 19 septembre, les riverains des jardins de la Buisserate, quartier populaire de Saint-Martin-le-Vinoux, ont eu la surprise de voir débarquer plusieurs dizaines de CRS qui se sont positionnés pour y interdire l'accès. Déjà, en juin, la police y était intervenue, surarmée et arrogante. Lutte contre le grand banditisme ? Non, cela vise des associations qui se mobilisent pour que ces jardins perdurent :

Cultivés par des ouvriers retraités jusqu'en 2018, ils ont été rachetés, selon le vœu de la mairie, par un Etablissement Public Foncier (EPFL) pour les vendre à un promoteur immobilier, la Cogedim, dans le but d'y construire 4 immeubles.

Les pouvoirs publics, eux, mettent tous les moyens pour défendre la sacro-sainte propriété privée, y compris en payant des vigiles nuit et jour, alors même que les travaux de construction n'ont pas commencé.

En tous les cas, samedi dernier, les CRS ont dû trouver le temps long : les manifestants qu'ils attendaient, partis de Grenoble en vélo, les ont laissé poireauter plusieurs heures avant d'arriver…

Clinique Mutualiste – Saint-Étienne

Colère dans le cathéter

Brève
24/09/2020

Rassemblement devant la clinique mutualiste de Saint-Etienne le 23 septembre 2020

     Lundi 21 septembre, une centaine de salariés de la Clinique Mutualiste de Saint-Étienne se sont rassemblés sur le parvis de l'établissement. En grève illimitée, ils dénoncent des salaires trop bas et leur épuisement, situation due à des années de non remplacement des départs en retraite et de gel des salaires, et accentuée par la première vague de l'épidémie. Une pétition a rassemblé 200 signatures sur les 450 salariés de la clinique.

     Les grévistes réclament des augmentations de salaire (au moins celles promises au "Ségur de la santé" pour l'hôpital public), le versement d'une prime de treizième mois et la récupération des jours fériés. Ils ont adressé un courrier à la direction pour faire entendre leurs revendications, resté sans réponse. Les grévistes sont décidés à faire entendre la colère dans le cathéter !

Oxylab

Le personnel souffre de la course au profit

Brève
22/09/2020

En Auvergne, à Saint-Flour (Cantal), Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme) et Brioude (Haute-Loire) des salariés de plusieurs laboratoires Oxylab ont entamé une grève reconductible jeudi 17 septembre.

Ils dénoncent, entre autres, un manque de personnel et une charge de travail trop importante. La crise du covid n’a fait qu’aggraver les problèmes préexistants. Aux salaires bloqués, au manque d'effectifs et de matériel s'ajoutent pour le personnel les réflexions des patients mécontents devant les trop longs délais d'attente.

Les laboratoires Oxylab dépendent du groupe Inovie, un important groupe de biologie médicale qui regroupe des dizaines de laboratoires multi-sites sous des noms différents (notamment Bioaxiome, Biolyss, Biomed34, Biopole66, Gen-Bio, Laboratoire du Centre, Labosud, Labosud Garonne, Labosud Provence, Medilab66, etc.). Le groupe, qui se veut "indépendant" et au service des patients, pratique surtout la loi du profit au bénéfice de ses actionnaires et au détriment du personnel et des malades.