Lyon Saint Exupéry

Crash de l'emploi chez Vinci Airport

Brève
03/08/2020

Vinci Airport, gestionnaire de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, annonce la suppression d'un emploi sur 10 d'ici trois mois, soit 40 postes sur 422, ainsi que la fin de nombreux contrats de sous-traitance ou de prestation de service. Cette décision menace directement 83 postes à City One, chargé de l'accueil des passagers. Les travailleurs de Vinci devront assumer ce travail, en plus de leurs tâches habituelles.

Sous prétexte de la crise de l'aéronautique actuelle, en pratiquant un grossier chantage, la direction a trouvé des syndicats pour signer le 17 juillet un accord dit de performance collective. Celui-ci prévoie également de geler les rémunérations, de suspendre la prime d'intéressement, de permettre des journées de travail jusqu'à 12h par jour et la suppression de 5 jours de RTT par an.

Comme le montre l'exemple de la Smart, aucun accord ne protégera les emplois des travailleurs de Vinci Airport ou de ses prestataires. La seule voie est d'imposer à Vinci de prendre sur les milliards de profits accumulés dans le passé (+ 9 % en 2019 soit 3,26 milliards de bénéfice) pour financer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

Famar – Saint-Genis-Laval (Rhône)

125 suppressions d'emplois

Brève
29/07/2020

Le 4 juillet 2019, manifestation des salariés de Famar contre la menace de fermeture

     En redressement judiciaire depuis plus d'un an, l'usine vient d'être cédée à une entreprise libanaise Benta Pharma qui ne reprend que 115 salariés sur 240. Quant à l'avenir de ceux qui restent dans l'entreprise, il est plus qu'incertain car ils seront pendant un an au chômage technique. Il est à craindre que le repreneur ne reste que le temps de toucher l'argent promis par la Région et par l’État.

     Ces licenciements sont essentiellement dus à la politique des grands groupes pharmaceutiques comme Sanofi, Merck Abbot … donneurs d'ordre de Famar qui se désintéressent de la production de médicaments anciens, essentiels, mais pas assez rentables. Dans le même temps, Macron accordait 200 millions de subventions à Sanofi qui licencie, liquide ses sous-traitants alors qu'il fait des milliards de bénéfices.

     Les lettres de licenciements devraient tomber autour du 15 août, une manière sans doute d'éviter une réaction collective des travailleurs. Mais ce n'est peut être que partie remise à la rentrée.

Chômage

Toujours plus massif

Brève
27/07/2020

Au deuxième trimestre 2020, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi et n’ayant exercé aucune activité (catégorie A) a augmenté de façon considérable : près de 100 000 demandeurs d’emploi en plus, soit + 26,4 % en un trimestre. Sur un an, il augmente de 25,6 %.

Pour le seul mois de juin, l'augmentation du nombre des travailleurs en catégorie A baisse légèrement. Mais c'est une baisse en trompe l'œil, car les demandeurs d'emploi ne reprennent qu'avec une activité réduite (catégories B et C). Au total, les travailleurs à la recherche d'un emploi dans la Région (cat. ABC) sont toujours plus nombreux, dépassant les 680 000 !

Les travailleurs n’ont que leur emploi et leur salaire pour vivre. Il faut imposer de travailler moins pour travailler tous !

Castorama

« Non au hold-up »

Brève
21/07/2020

     Comme dans tous les magasins du pays, les travailleurs du Castorama de Bron (banlieue lyonnaise) ont entamé lundi 20 juillet une grève pour protester contre la baisse drastique de leur prime d’intéressement. La direction a introduit subrepticement un plafonnement qui fait perdre en moyenne 2 700 euros par salarié. Alors que la pression pour en faire toujours plus est grande, que les salaires sont très bas (1 200 euros pour un ouvrier en logistique), c’est une provocation de trop.

     Castorama appartient au groupe britannique King-fisher. Il compte 80 000 salariés dans le monde et fait des centaines de millions de bénéfices chaque année… mais en baisse. En 2016, un plan de fermeture de magasins Castorama avait été lancé et maintenant, les primes sont menacées. Comme le disent les grévistes de Castorama, « non au hold-up » sur leurs revenus !

Région Rhône-Alpes

14 juillet : le défilé de Macron et celui des soignants

Brève
15/07/2020

Dans la manifestation lyonnaise le 14 juillet 2020

Des civils ayant travaillé durant le confinement ont été invités aux cérémonies militaires du 14 juillet. Venus des quatre coins du pays, cela a permis à toute la presse régionale de participer à une belle campagne de propagande pro-gouvernementale. En faisant vibrer la corde de l'unité nationale, Macron et son gouvernement veulent cacher leur lourde responsabilité dans la crise sanitaire et dans la situation catastrophique des hôpitaux.

Mais l'opération de communication est loin d'avoir convaincu les soignants : des milliers d'entre eux ont manifesté dans le pays pour dénoncer la situation des hôpitaux toujours au bord de la rupture. Ils étaient ainsi plus d’un millier à Lyon, plusieurs centaines à Saint-Étienne. Ces travailleurs ont tenu à affirmer que ni les médailles ni les défilés officiels n’assureront une paie décente et des moyens pour travailler dans des conditions dignes du 21ème siècle.