Chômage

La bourgeoisie à l’offensive

Brève
27/06/2020

Pôle emploi publie une surprenante baisse du nombre de chômeurs totalement privés d’emploi (catégorie A) à la fin mai. Dans la région, il y aurait ainsi environ 15 000 chômeurs en moins en catégorie A. Cette baisse n’est qu’un trompe-l’œil. Les chômeurs embauchés n’ont le plus souvent trouvé que des emplois précaires, à temps partiel ou à durée courte. Aussi, le nombre des chômeurs contraints de pointer (catégories A, B, C) continue d’augmenter avec environ 2 000 supplémentaires dans la Région.

Le chômage ne recule pas. Aux chômeurs de Pôle emploi s’ajoutent tous ceux qui ont été mis au chômage partiel par leurs employeurs, avec un salaire réduit. Et maintenant les licenciements massifs se multiplient. Les conditions d’existence de centaines de milliers de travailleurs sont en train d’être détruites. Toute la population laborieuse s’appauvrit, non seulement les ouvriers et employés, mais aussi les petits commerçants, artisans, paysans dont les revenus dépendent du pouvoir d’achat des salariés.

C’est la bourgeoisie qui impose ces nouveaux sacrifices aux travailleurs et planifie des milliers de licenciements, avec la complicité du gouvernement. Le travail doit être réparti entre tous les salariés, CDI, CDD, intérimaires ou salariés de la sous-traitance. Il faut imposer de travailler moins pour travailler tous !

Sécurité civile

Coup d’Etat contre un service public

Brève
27/06/2020

L’hélicoptère de la sécurité civile habituellement utilisé en Lozère souffrant de problèmes techniques, c’est l’hélicoptère de la sécurité civile du Puy-de-Dôme, appelé Dragon 63, qui sera envoyé en renfort en Lozère pendant 2 mois (juillet et août). L’absence de Dragon 63 dans le Puy-de-Dôme durant cette période va fragiliser la couverture sanitaire et risque de compliquer la tâche des secours des 4 départements auvergnats.

Priver le Puy-de-Dôme de son hélicoptère pour le mettre en Lozère, cela montre que le désengagement de l'Etat dans les services publics continue et augmente toujours plus l'insécurité de tous les habitants.

Lyon – Jeunes migrants

L’État leur rend la vie impossible

Brève
26/06/2020

Manifestation du 30 mai 2020

     Environ 80 étudiants et jeunes travailleurs africains ont manifesté avec RESF devant la Préfecture du Rhône en fin de journée, mercredi 24 juin. Ils exprimaient leur ras-le-bol des rendez-vous impossibles à obtenir, des papiers qui vous attendent sur une pile mais qu’on met des semaines et des mois à récupérer, alors que pendant ce temps les délais courent… Le résultat de ce mépris de l’État, ce sont des situations inextricables pour des mineurs étrangers avec au bout une précarité encore pire. Parmi les situations courantes, des jeunes qui n’ont plus dans les mains de papiers valables et qui perdent leur boulot et les ressources qui vont avec.

     Ils ne réclament que le droit de travailler ou d’étudier comme tout le monde, et ils ont bien l’intention de continuer à se faire entendre.

 

Chimie

Un prétexte pour réclamer des aides de l’État

Brève
23/06/2020

     Lors de sa visite à Sanofi Marcy-l’Etoile, Macron a parlé de relocaliser en France la production de paracétamol. Mais cette molécule est soumise à la loi du profit et aux rapports de force entre les capitalistes : les puissants industriels de la pharmacie comme Sanofi ou Upsa cherchent à l’acheter le moins cher possible, et les fabricants des principes actifs veulent aussi dégager des bénéfices.

     En 2008, le groupe Rhodia avait fermé la dernière unité de production de paracétamol à Roussillon, parce que l’atelier vieillissant aurait exigé des investissements pour être plus rentable, les prix du paracétamol étant trop bas au goût des actionnaires. Les dirigeants espéraient ainsi, en fermant des capacités de production, faire monter les prix de vente du paracétamol qu’ils produisaient en Chine.

     Aujourd’hui, les patrons de la chimie, comme l’entreprise Seqens qui a racheté l’activité aspirine de Rhodia,  voient dans ce débat sur la relocalisation l’occasion de négocier des aides de l’État pour financer leurs investissements et leur recherche. Les arguments de souveraineté nationale avancés par les politiciens servent de prétexte à de nouvelles aides publiques qui iront grossir  les profits privés.

 

Rhône - Conséquences de la crise

Refusons d'être poussés vers la pauvreté

Brève
22/06/2020

Dans le Rhône, le Secours Populaire a vu son activité augmenter de 30 % depuis le 15 mars, surtout pour de l’alimentaire. Sans cela, ces nouvelles personnes ne pourraient à la fois manger et payer leurs factures. Avec l’avalanche de licenciements, dans bien des petites entreprises, en intérim ou par le non-renouvellement des CDD, le budget des familles ouvrières devient impossible à boucler. De nombreux étudiants, en particulier dans la restauration, ont aussi perdu le job qui leur permettait de vivre.

Mais du travail, il y en a pour tout le monde, dans les hôpitaux, les services publics et dans bien des entreprises privées où ceux qui restent se voient imposer des heures supplémentaires et des cadences de travail accélérées. Pour ne pas devoir survivre avec la charité, il faut répartir le travail entre tous les bras, sans diminution de salaire.