Siège social de Casino – Saint-Etienne

Les gérants non salariés de Casino mobilisés

Brève
27/05/2016

Les "gérants non salariés" de Casino, ceux qui tiennent les supérettes, étaient environ 200 à l'appel de la CGT devant le siège social de Casino pour dénoncer les licenciements déguisés et les attaques contre leurs droits. En trois ans, selon la CGT, le groupe Casino a supprimé 10 000 emplois, dont 2 000 gérants. De plus, Casino veut que les gérants deviennent franchisés, ce qui supprime des droits. Pourtant, les gérants de supérette ne sont déjà pas à la fête. Selon la CGT, un couple de gérants gagne environ 1600 € par mois pour 75 heures de travail chaque semaine.

Le groupe Casino évoque des difficultés et son endettement, mais la fortune du principal actionnaire, Jean-Charles Naouri, a augmenté de 400 millions en 2014, pour dépasser le milliard d'euros.

L'action des gérants s'est déroulée juste avant la manifestation du jeudi 26 mai contre la loi El Khomri. Cette manifestation est donc partie du siège social de Casino, et la présence des gérants de Casino a contribué à son succès. Les gérants font donc le lien entre les attaques qu'ils subissent et les attaques du patronat et du gouvernement contre tous les salariés, et cela a été apprécié des manifestants.

Chômage

La loupe de la ministre

Brève
27/05/2016

Parce que le nombre des chômeurs officiellement recensés par Pôle emploi fin avril est légèrement moindre par rapport fin mars 2016, la ministre du Travail se félicite et proclame que ça va mieux.

En réalité, la baisse sur un mois est minuscule et peut aisément s'expliquer par des radiations. La tendance annuelle, elle, est toujours à la hausse. Alors, sauf à prendre une loupe grossissante (et déformante), il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser : les nombreux chômeurs n'ont toujours pas de boulot dans la Région, comme dans le reste du pays.

Iveco - Annonay (Ardèche)

Usine en grève

Brève
27/05/2016

     Les ouvriers de l'usine Iveco étaient nombreux en grève jeudi 26 mai. L'une des deux lignes de montage était à l'arrêt, l'autre fortement ralentie. La colère s'est accumulée car, malgré une production qui a battu des records en 2015, la direction n'a proposé que des augmentations de salaires très insuffisantes. Les profits sont pourtant là, avec plus d'un demi-milliard d'euros pour la branche bus et autocar.

     Là-dessus s'est ajouté le rejet de la loi travail et de la politique de Valls. Des grévistes se sont retrouvés, jeudi, dans la manifestation contre la loi travail avec près d'un millier d'autres personnes.

Les militants CGT ont appelé à reconduire ce mouvement.

Bosch - Vénissieux (Rhône)

En grève contre la future fermeture

Brève
27/05/2016

     Les salariés de Bosch sont en grève depuis mercredi 18 mai. Ils travaillent sur le même site que ceux de Bosch-Rexroth, qui viennent, récemment, de faire, par leur grève, reculer partiellement Bosch.

     Ils sont 100 à la production, qui travaillent pour le diesel, et 50 dans les bureaux d’étude. La direction a l’intention d’arrêter cette production fin mars 2017 pour la transférer au Brésil, et elle propose aux ouvriers une mutation à Rodez. Elle cherche aussi une éventuelle installation d’une autre entreprise à sa place.

     Les grévistes demandent que Bosch, soit maintienne l’activité, soit en apporte une autre de son propre groupe. Cela doit quand même bien être possible de maintenir les emplois pour un groupe de 300 000 salariés, qui fait 5 milliards d’euros de bénéfices !

Total – Feyzin (Rhône)

La raffinerie à l’arrêt

Brève
24/05/2016

     Les travailleurs de la raffinerie sont en grève contre la loi travail. Ils ont voté la grève reconductible et vendredi 20 mai, ils ont mis en route l’arrêt de la production, qui maintenant est effectif. Malgré les affirmations du gouvernement, les files d’attente s’allongent devant les pompes à essence.

     Hollande et Valls multiplient les menaces : Hollande parle d’ « un blocage décidé par une minorité » et Valls veut faire libérer les sites de raffinerie, comme cela vient de se faire à Fos-sur-mer. Mais ce ne sont pas les CRS qui remettront en route les raffineries, ni qui feront rouler les trains à l’arrêt à cause de la grève des cheminots.

     Ce sont les travailleurs qui font fonctionner la société et l’économie. Aussi, la généralisation des grèves contre la loi El Khomri serait la meilleure réponse à donner pour en finir avec cette loi.