Chômage

Une hirondelle statistique ne fait pas le printemps

Brève
27/04/2016

Fin mars, en Auvergne-Rhône-Alpes, les chômeurs tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) seraient au nombre de 394 930, en baisse de 1,5 % par rapport à février, mais en hausse de 1,3 % sur un an.

De même, les demandeurs tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C) seraient au nombre de 621 610, en baisse de 0,2 % sur un mois, mais en hausse de 3,7 % par rapport à mars 2015.

Et toutes catégories confondues, ils seraient officiellement au nombre de 705 080, en hausse de 0,1 % sur un mois et de 4,2 % en un an.

Chaque semaine, on apprend que des entreprises poursuivent leurs restructurations, que des services publics se réduisent ou ferment en supprimant des postes et que des travailleurs continuent à être privés d'emploi, il faut vraiment être de mauvaise foi et avoir des lunettes grossissantes pour voir dans ces statistiques une baisse du chômage.

Michelin aime les salariés flexibles

Brève
27/04/2016

Michelin vient de conclure un accord de flexibilité pour l'usine de pneus poids lourds de La Roche-sur-Yon. Il prévoit de faire travailler trois samedis sur quatre et jusqu'à seize dimanches par an. La CGT et FO, majoritaires, n'ont pas signé cet accord, la CGC et SUD qui ne représentent que 34 % des salariés l'ont signé.

Michelin parle d'un « accord de troisième type » mais le directeur du site déclare que « la finalité est de faire travailler les machines six jours sur sept ». Et l'objectif fixé est de passer de 800 000 pneus à 1,2 million.

Pour Michelin, ça va rouler !

Issoire (Puy-de-Dôme)

Hé oh Macron !

Brève
27/04/2016

Macron, en franc-tireur du gouvernement, n’était pas présent à la petite messe d’autosatisfaction des ministres de Hollande appelée « Hé oh la gauche ». À la place il est allé visiter une usine d’Issoire.

Mal lui en a pris car il a été reçu par des travailleurs en colère qui lui ont dit son fait et ce qu’ils pensaient de la loi travail devant des caméras. Voilà qui fait plaisir !

Vivement que tous les travailleurs fassent de même avec tous les guignols de la politique qui viennent parader dans leur entreprise pour se faire filmer. Et vivement qu’ils passent du geste à la lutte.

Très cher Giscard !

Brève
19/04/2016

Comme on le sait, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a toujours affiché des liens avec l'Auvergne, dont les habitants seraient, selon lui, "des gens très travailleurs, économes. Honnêtes, mais économes. On garde l'argent !".

Econome ? Valéry Giscard d'Estaing ne l'est pas plus que les deux autres anciens présidents. Il bénéficie d'un appartement de fonction meublé au service duquel sont affectés deux personnes. Il a droit à deux policiers pour sa protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et sept collaborateurs permanents. De plus, la surveillance de sa propriété à Authon (Loir-et-Cher) par des gendarmes revient à 1,3 million d'euros par an. Et pour sa seule sécurité rapprochée ainsi que celle de son domicile parisien, assurée par la police nationale et les CRS, il en coûte 1,13 million. Avec ces dépenses de protection il faut compter celles en personnel (1,1 million) et en fonctionnement (0,3 million).

A ce total de 3,9 millions, s'ajoutent son traitement mensuel à vie d'ancien président (environ 6.000 euros) ainsi que sa rémunération mensuelle du Conseil constitutionnel (12.000 euros) dont Valery Giscard d'Estaing est membre.

La République bourgeoise est très généreuse avec ses anciens présidents.

La "sécurisation" des lycées

Une opération de communication vaine et onéreuse

Brève
17/04/2016

Pendant les vacances de Pâques, des portiques vont être installés à l'entrée du lycée Pierre-Joël-Bonté à Riom (Puy-de-Dôme). Et à la rentrée, les 1200 élèves et membres du personnel seront tenus de présenter leur badge pour pénétrer dans l'établissement. Alors que n’importe qui peut passer par le grillage ou le portail.

Deux autres lycées sont en train d'être équipés de portiques, en attendant qu'une douzaine d'autres dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes le soient d'ici la rentrée de septembre.

Wauquiez, le nouveau président de Région, prétend ainsi, sans rire, "sécuriser" les lycées. Seulement,  lycéens et personnel auraient sûrement préféré que les millions dépensés le soient en équipement scolaire, technique, et informatique plutôt que gaspillés dans cette onéreuse opération de communication.