Carbone Savoie (Rhône-Alpes)

Reprise de la grève

Brève
11/03/2016

     Les travailleurs des usines de Vénissieux (Rhône) et Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) se sont remis en grève le 1er mars. C’est toujours pour protester contre la vente de leur entreprise par le propriétaire actuel, Rio Tinto, à un fonds de retournement, Alandia. Car après les deux semaines de grève de février, ils n’avaient pas obtenu d’assurances pour leur avenir.

     Les deux usines sont de nouveau bloquées et les grévistes ont mené quelques actions pour se faire entendre, comme une opération escargot le 4 mars sur la RN 90. Et samedi 5 mars, ils étaient 150, venus de Notre-Dame et Vénissieux, à mener une opération « péage gratuit », pendant deux heures, à Sainte-Hélène sur Isère, en direction des stations de Tarentaise, Beaufortin et Val d’Arly. Le 8 mars, une rencontre a eu lieu avec la direction de Rio Tinto, qui a accepté l’expertise des fours de Vénissieux réclamée par les syndicats, et promis une prime si les grévistes reprenaient le travail et abandonnaient les poursuites judiciaires qu’ils ont entamées.

     Pour l’instant la grève continue, et la grève pour les salaires de l’usine Aluminium Dunkerque, du même groupe Rio Tinto, est un encouragement pour leur lutte contre le richissime groupe international.

Michelin

Des suppressions d’emplois qui sonnent comme une provocation

Brève
02/03/2016

Prétextant une baisse dans le secteur des pneus pour poids lourds, Michelin vient d’annoncer la suppression de près de 500 emplois sur le site de Clermont-Ferrand. Pourtant, il y a à peine deux semaines, le groupe avait annoncé des profits de 2,6 milliards d’euros pour la seule année 2015.

Faire plus de profits avec moins de travailleurs, aggraver l’exploitation pour engraisser les actionnaires, c’est le mot d’ordre du patronat.

Interdire les licenciements, répartir le travail entre tous sans diminution de salaires doit devenir ceux de la classe ouvrière.

Ivéco Bus – Annonay (Ardèche)

Les travailleurs ont montré leur force

Brève
29/02/2016

     Du mercredi 17 au lundi 22 février, l'usine Ivéco Bus était à l'arrêt. La provocation de la direction qui proposait 3,50 € brut d'augmentation par mois a déclenché le mouvement. De nombreux travailleurs se sont sentis insultés. Ils ne réclamaient pas l’aumône, mais une vraie augmentation des salaires.

     Le mouvement s'est conclu sur une augmentation générale de 1% avec un talon de 20€ brut pour les ouvriers. C'est une augmentation modeste. Ivéco Bus, filiale de Fiat, a les moyens de payer bien davantage. Mais sans la réaction collective, il n'y aurait quasiment rien eu.

     Ce mouvement prépare l'avenir. Car pour défendre leur pouvoir d'achat ou pour répondre aux attaques du patronat et du gouvernement contre leur droit, les travailleurs vont devoir se battre.

Département de l'Isère

Morale réactionnaire et anti-pauvre

Brève
27/02/2016

Suivant l’exemple donné par d’autres ces dernières semaines, le Conseil départemental de l’Isère, a décidé de partir en guerre contre les plus pauvres. Lors du vote de son budget 2016, il a ainsi adopté un prétendu « principe de réciprocité » pour les personnes bénéficiant d’aides sociales, notamment les allocataires du RSA.

En échange de toute aide versée, le bénéficiaire serait dans l’obligation de consacrer quelques heures par semaine à une association, ou autres travaux, comme repeindre la montée de son immeuble. Du travail forcé en somme.

Par contre, quand la même collectivité verse à fonds perdu des aides aux grandes entreprises, comme STMicroelectronics, aucune « réciprocité »  n’est plus de mise : elles empochent et continuent à supprimer des emplois. Les assistés et les parasites, c’est le grand patronat.

Centrale nucléaire Cruas-Meysse (Ardèche)

Les travailleurs de Nuvia en grève pour les salaires

Brève
26/02/2016

Vendredi 26 février, les travailleurs de Nuvia employés à la centrale nucléaire de Cruas, étaient en grève depuis 11 jours pour revendiquer de meilleurs salaires et une égalité de traitement pour les intérimaires et CDD. Cette société, sous-traitante d'EDF, est une filiale du richissime groupe Vinci. Les 150 salariés du site sont employés à la logistique, à la décontamination, à la manutention des déchets, etc.

Cette année, la direction n'avait rien d'autre à proposer que 0,45% d'augmentation des salaires et des primes à la tête du client. Une provocation qui ne passe pas quand on sait que les 10 cadres dirigeants se sont  partagés  926 000 euros !